L'insufflation alvine

L’insufflation alvine?

L'insufflation alvine
L’insufflation alvine

L’insufflation alvine inventée en Hollande a séduit la France au XVIIIe siècle. Cette invention médicale visait à sauver les noyés à l’aide d’un soufflet et d’un peu de tabac.

Ainsi à partir de 1730, la pratique de réanimation la plus recommandée consistait bien а introduire de la fumée de tabac dans les intestins du noyé. Insérés dans le rectum du mourant, ils faisaient alors office de « défibrillateurs »…

Dans le pire des cas, en attendant l’insufflation de tabac, on pouvait  réchauffer le noyé. Soit par frictions, soit en écorchant un mouton sur-le-champ pour couvrir le noyé de sa peau encore chaude. Dans des cas exceptionnels une dernière solution consistait à: « une personne saine qui auroit le courage » se coucher nu contre la victime….

Et ça marchait!!!!

Pour preuve: « Le 9 mai 1770, un batelier tomba à l’eau, y resta « environ un quart d’heure », il semblait parfaitement mort lorsqu’il fut enfin repêché. Le directeur de la Société, un médecin très pertinemment nommé Bonamy, accourut pour secourir la victime. Il fit de son mieux pour la réchauffer, en attendant  les pipes & le tabac à fumer qu’on avait envoyé chercher. Le soir même, le noyé sauvé des eaux reprit son bateau.»

Une question restera toujours sans réponse…. Après une intervention, les sauveteurs jetaient-ils les pipes ou les remettaient à leur place ? 

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https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/2021/01/11/flotter-densite-flotabilite-femme-corps-bassin-arcachon-patrimoine-naval/

https://www.pourlascience.fr/sd/histoire-sciences/du-tabac-pour-reanimer-les-morts-15261.php

Les noeuds marins

Le noeud de chaise

De l’importance du noeud de chaise

Autrefois, les marins chargés de réaliser les nœuds s’appelaient les gabiers. Son origine est marine : il est ainsi appelé car le gabier s’asseyait dedans pour être suspendu dans le gréement.  Ainsi, aujourd’hui chaque marin doit être capable de réaliser rapidement et correctement différents nœuds sans que ces derniers puissent se défaire.

Le noeud de chaise

Pourquoi ne pas tenter un concours? 

Plus sérieusement

Le nœud de chaise est sans doute le nœud le plus utilisé. Il sert à tout ou presque. Ce nœud forme un œil (une boucle) qui ne glisse pas. Il ne glisse pas et ne se souque pas.

Il sert à: Attacher la drisse à la voile s’il n’y a pas de mousqueton Attacher les écoutes à la voile Attacher tout ce qu’on ne veut pas détacher sous tension S’amarrer à un taquet qui est saturé

3 sortes de noeuds de chaise

Le noeud de chaise simple

Noeud de chaise simple
Noeud de chaise simple

Il se fait par un moyen mnémotechnique : “Le serpent sort du puits, tourne autour de l’arbre et retourne dans le puits”. Vous devez donc faire une boucle avec le dormant (le puits), faire sortir le courant de la boucle (le serpent sort du puits), puis faire passer le courant sous le dormant et enfin dans la boucle (tourne autour de l’arbre et retourne dans le puits). Pour terminer, serrez le bien.

Le noeud de chaise double

Noeud de chaise double
Noeud de chaise double

Il est moins utilisé que le précédent et sert essentiellement par exemple à suspendre ou à transporter un équipier le long d’une coque. Vous pouvez le réaliser en partant d’un noeud simple, mais en faisant pour celui-ci, deux fois le tour dans la boucle du départ.

Le noeud de laguis

Noeud de laguis
Noeud de laguis

Il s’agit aussi d’une variante de ce noeud simple. Il faut donc le reprendre et faire en plus un noeud coulant utilisant le noeud de chaise. Le nœud de laguis (aussi orthographié laguis ou nœud de lagui) est un nœud coulant, le plus utilisé par les marins.

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Le rappel..

Petit rappel « spécial navigatrices »!

Donc... attendons pour le régime....
Donc… attendons pour le régime….

Sur un bateau, et en particulier sur un voilier léger, le rappel consiste à placer l’équipage de façon à aider à la stabilité et limiter la gîte du bateau. …

Car quand l’angle de gîte augmente, la distance de chavirage Dc entre la force aérodynamique FA et la force hydrodynamique Fad (ou FH) augmente.

Ainsi, couple de chavirage Cc est plus grand que le couple de redressement Cr, le bateau est déséquilibré, il gîte….

En résumé..

Maintenir une gîte constante, c’est le plus important:

“Pour le barreur et le régleur, l’objectif est de conserver un angle de gîte stable. IL n’est pas nécessaire de se focaliser sur les pennons, car c’est une navigation en surpuissance. Au lieu de résister à la barre, dans les risées, le barreur laisse le bateau remonter dans le lit du vent accompagné des régleurs qui choquent éventuellement les voiles.

Trop de gîtes et vous aurez trop de pression dans la barre. Trop à plat et vous n’irez plus assez vite pour passer les vagues. Les monocoques sont très sensibles aux changements d’angle de gite. Si vous cherchez à accélérer, abattez modérément pour obtenir un peu de gîte supplémentaire”.

Donc… attendons pour le régime….

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https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/arcoa/

Sources partielles:

https://www.bateaux.com/article/33022/naviguer-au-pres-dans-la-bris

ponton bassin arcachon

Les pontons

L’histoire des pontons du Bassin d’Arcachon..

Les gardiens des parcs à huitres

Les parcs à huîtres du bassin d’Arcachon ont toujours été victimes des forfaits de certaines brebis galeuses…

Pour les protéger et dissuader les contrevenants des pontons de garde ont été mis à l’ancre au milieu des parcs.

Les pontons de garde du Bassin d’Arcachon

Ainsi, sur cette gravure de Kaufman datée de 1892 nous permet de voir un ponton de garde ancré dans le bassin vers lequel se dirige une pinasse à rame.

Un ponton de garde au milieu du Bassin d'Arcachon, Gravure de 1892
Un ponton de garde au milieu du Bassin d’Arcachon, Gravure de 1892

Les gardes étaient assermentés par la justice et quand, de Noirmoutier, on a fait venir des grandes quantités d’huitres, grâce à ses gardiens très spéciaux, elles étaient en sécurité.

Les pontons ressemblaient étrangement aux roulottes des bohémiens..

Les pontons du Bassin d'Arcachon
Les pontons du Bassin d’Arcachon

Ils étaient formés d’une coque ventrue  surmonté d’un roof immense duquel on voyait la cheminée d’un poêle à bois sortir.  Leur intérieur modeste offrait un coin repas et une partie nuit.

De postes de garde à habitations..

En 1877,  50 pontons payaient une taxe de stationnement dans le port de La Teste. On peut ainsi imaginer la quantité incroyable de pontons qu’il y avait alors sur le bassin!

Rapidement les pontons ont été utilisé comme logements et ateliers par les parqueurs. Certains servaient  aussi de réservoirs pour stocker les huîtres avant de les ramener dans les ports.

À cette époque les déplacements à la rame ou à la voile étaient  très longs. 

Grâce à ces habitations rustiques  on a pu rentabiliser les zones de culture en restant sur place. 

Les pontons du Bassin d'Arcachon
Les pontons du Bassin d’Arcachon

On imagine que ces pontons étaient tractés par deux ou trois pinasses qui  utilisaient les courants et les marées pour les amener à leurs places définitives.

Peut-être que les premiers vapeurs du Bassin d’Arcachon ont aidé également à les tracter?

Puis, au fil des années des années, comme le montrent les cartes postales du début du siècle, les pontons ont été installés sur le bord de la plage de la côte Noroit. 

L’utilisation des pontons en habitation est une des explications possibles de l’origine de la colonisation de ce côté du bassin par les pêcheurs de La Teste et Gujan

Certaines photographies montrent également des pontons qui semblent être au milieu des pins. Peut-être ont-ils été déplacé lors  de fortes marées?

Et les temps changent..

Ainsi, l’apparition des premiers moteurs marins en 1905 et la motorisation en série des pinasses, les ont fait disparaitre progressivement. Les déplacement devenaient ainsi rapides et le travail simplifié.

Les pontons du Bassin d'Arcachon
Les pontons du Bassin d’Arcachon

Les dernière demeure connue de gardien de parc date de 1930.

Sur la plage de l’Aiguillon vers 1940 il y avait encore un ponton échoué et un autre sur le” Truc de la carène” à La Teste

Progressivement comme dans le village de l’Herbe, ils ont été remplacés par des cabanes.

En 2017 un des deux  derniers pontons qui se trouvait dans un jardin de la conche du Mimbeau a été démoli et remplacé par un cabanon de jardin..

Le tout dernier est au bord de la plage au village de l’herbe. Il a été recouvert d’une toiture, il est à la villa “le Vieux Ponton”. 

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Le sauvetage en mer.

Le sauvetage en mer se développa dès le début du 19° siècle. Ainsi, des canots de sauvetage équipèrent les villes de La teste, Lège et le Cap Ferret.

Station du Cap Ferret
Station du Cap Ferret

Le départ à Boulogne

Mais cette histoire commença à Boulogne-sur-Mer qui est le berceau français des sociétés de sauvetage. En effet, la SNSM actuelle est la résultante d’un grand nombre de sociétés de sauvetage crées depuis le 18° siècle dans diverses villes de France. 

C’était l’époque de l’indifférence des” élites” et du désintérêt des pouvoirs publics. Il fallut de longues décennies pour prendre la mesure de la réalité du danger maritime.  

L’histoire commença en  août 1825, suite à un sermon prêché dans la chapelle anglaise de Boulogne sur-Mer par le révérend M.A. Edge. 

Boulogne-sur- Mer devenait alors une station balnéaire très prisée des Anglais.  Parallèlement, la mode des bains de mer était en plein développement avec de nombreuses noyades et des naufrages réguliers des pêcheurs locaux…

C’est à cette époque que l’Amphitrite, un trois-mâts anglais  fit naufrage en vue de Boulogne le 31 août 1833. 133 personnes périrent dont 108 femmes convicts accompagnées par 23 enfants.

Suite à cet épouvantable naufrage qui marqua particulièrement l’opinion publique, de nouvelles structures apparurent.

Un an plus tard, le 29 août 1826, le sous-Préfet adressa une lettre au Maire des Sables d’Olonne à propos de l’utilité de bateaux de sauvetage et des endroits où il conviendrait de fixer ces bateaux.

« Société Humaine des Naufrages de Boulogne» :

Société Humaine des Naufragés
Société Humaine des Naufragés

La « Société Humaine des Naufrages de Boulogne»  SHN, fut créée avec trois mots d’ordre: prévenir, assister, guérir. ( on utilisait le mot « société » pour signifier le sens actuel d’association) Depuis 1785, dans  les  postes de douanes, des boites fumigatoires servaient à réanimer les naufragés asphixiés. 

Dès lors,Boulogne sera la première station en France à être dotée d’un canot: “L’Amiral de Rosamel” copié sur le modèle britannique.

La même année, la Chambre de Commerce sur un même modèle créa la “Société Humaine et des Naufragés du Havre”. Elle fit construire en Angleterre un canot sur le plan de Henry Greathead, inventeur du premier canot “moderne”.

Maquette inspirée du bateau de M. Greathead, Musée national de la Marine
Maquette inspirée du bateau de M. Greathead, Musée national de la Marine

(En 1790, M. Greathead construit alors le premier bateau de sauvetage, l’Original, proche de de celui qui est représenté par cette maquette, bordée à clins mais comportant 5 bancs de nage alors que celui-ci en a 7.
Il sera imité jusqu’en 1862 avec quelques modifications.
Pointu par les bouts, il est plat au milieu et fin aux extrémités. Le fond du bateau et ses côtés sont également creux de sorte que même si la partie occupée par les rameurs était pleine, le canot flotterait toujours. A l’extérieur, une grosse défense de liège ceinture le canot sauf aux extrémités.
Le type de canot de Greathead n’a pas de caissons à air qui avaient pourtant été déjà inventés par Lukin (GB) et par de Bernières (F) au 18e siècle.)

Canot de sauvetage à Boulogne
Canot de sauvetage à Boulogne

D’autres villes littorales en France, à l’initiative des collectivités locales, vont créer des sociétés de secours ou sociétés humaines de naufrages: Dunkerque et Dieppe (1834), Calais (1835). Louis Cartier et Jean-Benjamin Morel-Agie, Président de la chambre de commerce créèrent la station de Dunkerque.

« Société Internationale des Naufrages »

Egalement, en septembre 1834, la « Société Internationale des Naufrages » vit le jour. Fondée par Callistus-Augustus de Godde de Liancourt et Hyppolyte Daniel.  Crée dans un but de « rapprocher l’humanité » elle servait à secourir et prévenir les naufragés de toutes les nations avec un conseil d’administration international.

Société Générale Internationale des Naufrages
Société Générale Internationale des Naufrages

150 postes de sauvetages existaient dans le monde dont un à La Teste en 1838 équipé d’un canot de sauvetage. Cette société disparaitra en 1841 par manque de moyens.

« Société Centrale des Naufragés »

En 1835, André-Jean Castera, administrateur de la Marine, créa la « Société Centrale des Naufragés », une société concurrente de la Société Internationale des Naufrages. Cet inventeur de génie fut à l’origine d’un système de navigation sous-marine et dès 1810 il publia un essai sur la navigation. Il inventa des modèles d’embarcations et des modèles insubmersibles pour les naufragés. Son but était de « diminuer le nombre et la gravité des accidents de mer par suite des naufrages et d’en prévenir et adoucir les catastrophes ». Le roi Louis-Philippe Ie r lui décerna en 1834 une médaille d’or pour ses travaux philanthropiques et ses moyens de secours contre les incendies et les naufrages.

Par manque de moyens, cette société fut dissoute en 1842.

« Société Centrale de Sauvetage des Naufragés »

Société Centrale de Sauvetage des Naufrages
Société Centrale de Sauvetage des Naufrages

Toutes ces tentatives de sociétés ont amené le Ministère des Travaux Publics à former une commission pour rechercher des mesures plus propres à assurer un service de sauvetage complet sur l’ensemble du littoral. La solution envisagée était de “confier la création et la direction à l’initiative d’une société privée à laquelle le concours de l’administration serait acquis”.

Ainsi, le 3 août 1864 la “Société Centrale de Sauvetage des Naufragés” est crée, et en 1865 à Compiègne. Napoléon III en approuve les statuts et la déclare d’utilité publique. Ce décret impérial créant la SCSN est sous la protection de l’impératrice Eugénie  et à l’initiative de l’amiral Rigault de Genouilly. 

SCS
SCS

En effet, ils souhaitaient la création d’un service de sauvetage en mer financé par des dons. Ils offrirent deux canots. « Othello »  fut offert par l’impératrice qui devient ainsi  « la protectrice de la SCSN». 

Maquette du premier type de canot de sauvetage à avirons choisi par la SCSN dès 1865 pour équiper ses stations photographie: Musée national Maritime de Port Louis
Maquette du premier type de canot de sauvetage à avirons choisi par la SCSN dès 1865 pour équiper ses stations photographie: Musée national Maritime de Port Louis

En 1866, la SCSN comprend 24 stations de sauvetage avec des canots à avirons et à voiles. En 1865 on pouvait en compter 75. A partir de 1866 ce sont essentiellement les chantiers “Augustin Normand” du Havre qui les construisirent en France.

Station du Cap Ferret
Station du Cap Ferret

Ainsi, les stations doivent être équipées de canots et c’est un canot anglais de 30 pieds et 10 avirons qui est choisit. 6 canots sont commandés chez Forrest & Son, le premier de série fut affecté à Saint Malo. Audierne la même année aura le n°7.

Arcachon-Journal, 26 juin 1904
Arcachon-Journal, 26 juin 1904

A Lège une station fut crée en 1867 et en raison de son emplacement elle fut fermée en 1877.

Mémorial du Matin attribué à au port d'Arcachon le 17 mai 1925
Mémorial du Matin attribué à au port d’Arcachon le 17 mai 1925
Canot de la SCS sur le Bassin d'Arcachon
Canot de la SCS sur le Bassin d’Arcachon

Le siège de la SCSN fut transféré à Boulogne en 1906.

Notons que, dès 1910 des gilets de sauvetage devenaient obligatoire sur les navires ainsi que deux bouées.

Revue Le Yacht 1910
Revue Le Yacht 1910

« Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons »

Canot de Guilvinec, Hospitaliers-Sauveteurs-Bretons
Canot de Guilvinec

Pratiquement en même temps, Henri Nadault de Buffon fit évoluer cette idée dans un projet associatif en précisant:  “Cette œuvre est à la fois une institution de sauvetage et de sauveteurs et une société de bienfaisance, de moralisation et d’encouragement au bien”.

La « Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons »  fut créée en 1873. Sa devise était: “La Mort plutôt que le Déshonneur”.

Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons
Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons 

Rapidement des postes de secours essaiment  sur tout le littoral. Un capital sympathie immédiat motiva des retraités de la Marine nationale et des locaux, à proposer bénévolement leur aide, des dons arrivèrent.

Deux techniques étaient utilisées en sauvetage. – des canots de sauvetage – -des « fusées porte-amarre » qui étaient lancées vers les bateaux en difficulté pour installer des va-et-vient. 

En 1883, 150 postes de lancement ont été installés. Ils utilisaient des canots pour le sauvetage côtier et des canots de sauvetage hauturier insubmersibles et à redressement. Ils entretenaient des rapports étroits avec la SCNS et sur les plages du littoral leur capital sympathie était grandissant.

Le 20 août 1895 l’associé fut reconnue d’utilité publique.

Les prémices de la SNSM

Ces deux associations restantes, dont les buts étaient similaires, perdurèrent jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. L’armée allemande en détruisit entre  1940 et 1944, une grande partie du matériel.

Dans les années 60, La Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons utilisaient des bateaux Arcoa.

L'entreprise Arcoa équipée par les moteurs Couach, adoptée par la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons
L’entreprise Arcoa équipée par les moteurs Couach, adoptée par la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons

Des noms de ces vedettes restent dans les mémoires: “Notre Dame du Tregor”,” Vincent Le Noam “, “Lieutenant-Yves-Le-Saux”, toutes issues de notre fameux chantier naval Arcoa.

Vedette  Arcoa "Notre Dame de la Garde"
Vedette Arcoa “Notre Dame de la Garde”

Les CRS

A partir de 1958 les CRS sont venus prêter main forte aux Sauveteurs Hospitaliers Bretons sur les plages. Dès lors, en 1959 on compte 150 CRS-MNS. Ainsi, à chaque début d’année, les maires devaient faire connaître en préfecture les besoins de leur commune pour l’été. Restaient à la charge de la commune uniquement la nourriture et le logement des maîtres-nageurs sauveteurs.

Dès lors, la venue régulière de ces agents rassura les usagers et les élus. 

CRS-MNS
CRS-MNS

Les gendarmes

Grâce à une action des Hospitaliers, à partir du 1° juillet 1960 sur la Bassin d’Arcachon, deux gendarmes plongeurs sont arrivés pour prêter main forte.

Extrait Journal Sud Ouest
Extrait Journal Sud Ouest

Alors, durant toute l’année ils étaient à bord d’une vedette rapide Couach équipée de deux moteurs de 75CV ( lui permettant d’atteindre 50 km heure). Ils assuraient la surveillance des plages et le contrôle de la navigation. (ce que nous nommons aujourd’hui la Brigade nautique). Leur vedette nommée “Albert-Henry”, un ancien membre des Hospitaliers Sauveteurs Bretons, mort en sauvetage, était prête à tous moments à se porter au secours des navigateurs ou des baigneurs en difficulté.

La vedette "Albert-Henry" avec à son bord les gendarmes André Gilbert et Robert Cazenave
La vedette “Albert-Henry” avec à son bord les gendarmes André Gilbert et Robert Cazenave

Dorénavant, à son bord il y avait deux gendarmes de la Brigade d’Arcachon. Robert Cazenave qui faisait office de patron de la vedette et André Gilbert de second. Tous deux étaient maître-nageurs sauveteurs.

André Gilbert et Robert Cazenave
André Gilbert et Robert Cazenave

André Gilbert était aussi un homme grenouille et pilote de vedette rapide dans la gendarmerie. Robert Cazenave, ancien pilote de la vedette de la gendarmerie à la Martinique, occasionnellement pouvait lui aussi plonger.

Les gendarmes André Gilbert et Robert Cazenave.
Les gendarmes André Gilbert et Robert Cazenave.

Désormais, pendant la saison d’été, ils étaient aidés par deux autres spécialistes: les gendarmes Devert et Pineau du poste du Pilat. Dès lors, un hélicoptère “Bell” avec flotteurs était basé sur le stade municipal de La Teste. Il était prêt à toute intervention demandée par la vedette.

Mentionnons que en huit jours ils avaient déjà effectué sept interventions d’urgence.

Vedette Arcoa "Général Dailly" HSB
Vedette Arcoa “Général Dailly” HSB

« SNSM »

  Les besoins grandissant sur l’ensemble du littoral français et ne pouvant plus répondre efficacement, l’idée vint de réunir ces deux associations:  

SNS
SNS

Ainsi, « Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons » et « Société Nationale des Sauvetages en Mer » donneront naissance à la “SNSM” en 1967.

Histoire à suivre……

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https://www.facebook.com/Société-Humaine-et-des-Naufrages-Station-SNSM-Boulognemer-fondée-en-1825-102082908246730/

https://www.facebook.com/LesSauveteursenMer.SNSM

https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/2021/02/01/croix-marins-cap-ferret-bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance-monument-histoire-tempete-ouragan-chalouipe-naufrage/

https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/le-sauvetage/

https://archives.sudouest.fr/search/?page=2&page_number=&publication_date_from=01/01/1944&publication_date_to=03/03/2021&query=hospitaliers%20sauveteurs%20bretons&sort=date_asc

Sources: fr.calameo.com, gallica.bnf.fr, kbcpenmarch.franceserv.com, wikipedia.org, books.openedition.org, data.bnf.fr, books.google.fr, smlh29n.fr, Journal Sud Ouest, archives familiales de Christian Gilbert

La Croix des Marins du Cap Ferret

L’histoire de La Croix des Marins du Cap Ferret..

Le 23 mars 1836, huit bateaux de pêche  sortirent du bassin d’Arcachon.

 Ils auraient dû rentrer le 24 mais les passes étaient particulièrement agitées.

Alors, seules deux chaloupes réussirent à rentrer et les  autres restèrent au large en attendant.

 Le dimanche 27, jours des rameaux, voyant que la tempête ne leur permettrait pas de rentrer dans le bassin, ils firent voile vers le nord en espérant atteindre l’entrée de L’estuaire de la Gironde.

Au total six chaloupes de pêche montées par 78 marins  de la Teste et de Gujan perirent en mer au niveau du Verdon. 

Le corps d’un seul marin sera retrouvé le 18 mai suivant: Joseph Jean Errecalde avait  34 ans. 

En souvenir de ces hommes pris par la mer, une croix des marins a été élevé à la pointe du Cap-Ferret en avril 1868

La première Croix des Marins du Cap Ferret en 1868
La première Croix des Marins du Cap Ferret en 1868

Ensevelie par le sable au fil des années, un nouveau monument, dans les années 60 la remplaça, construit avec des matériaux récupération.

La seconde Croix des Marins du Cap Ferret en 1960
La seconde Croix des Marins du Cap Ferret en 1960

En septembre 1983 l’ancienne croix ensevelie sous le sable fut installé sur le parvis de Notre-Dame des flots. Désormais, un nouveau monument en granit a été construit derrière la dune le long de l’actuel chemin du littoral. 

L'actuelle Croix des Marins du Cap Ferret
L’actuelle Croix des Marins du Cap Ferret

C’est la société Esso qui exploitait le champs de pétrole de Lavergne qui l’a offerte.

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