L’Angelus

L’Angelus

L’Angelus est un bateau de pêche qui appartenait à Monsieur C. Cameleyre et à Monsieur Duluc.

L'Angelus bateau du Bassin d'Arcachon pour la pêche à la sardine
L’Angelus bateau du Bassin d’Arcachon pour la pêche à la sardine

Depuis les timides essais du début du siècle, grâce au travail d’Albert Couach et d’Auguste Bert, le tonnage des bateaux à moteur ne cessait d’augmenter. Et oui, le Bassin d’Arcachon était à l’avant garde de ce nouveau mode de propulsion qui allait révolutionner la navigation.

Les armateurs Cameleyre et Duluc choisirent le chantier naval de Louis Darcard de Gujan. C’est la maison Couach qui réalisa la motorisation.

Ce petit navire tenait fort bien la mer. Ses lignes harmonieuses et sa coupe élégante séduisirent la revue Le yacht, qui y consacra un article.

Notons que, l’Angelus mesurait 15.10 de longueur, 3.60 de largeur et son tirant d’eau était de 1.20 mètre.

Son moteur comme ceux de presque tous les bateaux de pêche d’Arcachon, était un moteur Couach. Couach était à cette époque leader et sa réputation incontestée.

Il s’agissait d’un 25 HP, 4 cylindres. Il permettait au bateau d’atteindre une vitesse de 8 noeuds.

Son aménagement intérieur était pratique et répondait parfaitement aux exigences de la pêche à la sardine. Le poste d’équipage était petit. A l’avant il y avait une cale pour accueillir marins et la chambre du moteur. La cale arrière contenait le matériel: rogue, filets, etc.

Le pont était très dégagé et offrait une place considérable ce qui rendait les manoeuvres faciles. L’homme à la barre avait sous la main le levier du moteur et pouvait gouverner seul ce bateau.

Ajoutons qu’une petite voilure permettait à l’Angelus de rentrer au port le plus proche en cas de panne moteur. Cette voilure était constituée par un foc, une voile au tiers et un tape-cul.

Source Le Yacht

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Le ketch M’Amie

Le ketch M’Amie

Le ketch M’Amie a été construit pour le baron de Maynard de La Rochelle en 1913.

Le ketch M'Amie, chantier Bonnin
Le ketch M’Amie, chantier Bonnin

Il a fait appel au chantier naval Bonnin de Lormont et sur les plans et la surveillance de l’architecte Joseph Guédon.

Le ketch M’Amie, description

Voici ses dimensions: Longueur totale 14.40 mètres Longueur de flottaison 10.74 mètres Largeur au fort 3.44 mètres Tirant d’eau 2.32 mètres

Notons que, c’est Claverie d’Arcachon qui a réalisé sa voilure dont voici les dimenssions: Grand voile 46.488 m2 Artimon 33.378 m2 Trinquette 17.670 m2 Foc 19.200 m2

Le ketch  M'Amie par Joseph Guédon
Le ketch M’Amie par Joseph Guédon

Son grand mât, le mât d’artimon et le beaupré était en pin rouge. Les autres bois de mâture étaient en spin blanc.

Le ketch M'Amie, sections transversales
ALe ketch M’Amie, sections transversales

Ajoutons que, sa construction de ce yacht était particulièrement robuste Sa quille, l’étrave, l’étambot, les longes de voûte, les barrots étaient en chêne. Les bordés de carène et du pont étaient en pin de Colombie et les aménagements en acajou et pin de Colombie.

Son lest était formé d’une quille en fonte de 9.000 kg et 1.200 kg intérieurement.

Les aménagements du ketch M’Amie

Ainsi, ses aménagement furent étudiés avec le plus grand soin et à tel point, qu’il était difficile de surpasser ce confortable dans un yacht de cette grandeur.

Le poste à l’avant, était suffisant pour trois hommes. L’office et cuisine se disaient suite. Le salon était vaste, les armoires et caissons nombreux. Il comprenait des couchettes en abord et des banquettes sofas.

Ensuite, sur bâbord de la descente se trouvait un canapé avec dossier, et des étagères pour les pavillons. A tribord se trouvaient un cabinet de toilette et un WC.

Le ketch M'Amie
Le ketch M’Amie

La cabine arrière possédait deux couchettes, avec banquettes, armoires, caissons et lavabo pliant complet.

A l’arrière, un grand cockpit étanche, orné de coussins sur le pont, permettait à huit personnes de s’asseoir.

De surcroît, un appareil à roue et vis sans fin remplaçait la barre franche à gouverner.

De plus, l’armement était des plus complets et le guideau avait deux barbotins de diamètres différents minis de poupées de halage. Enfin, les chaines des deux ancres étaient articulées et pourvues de stoppeurs.

Le baron de Maynard souhaitait pouvoir naviguer en sécurité, avec confort avec sa famille. Egalement, il voulait également un yacht très maniable afin d’avoir un équipage réduit.

Au cours de ses croisières sur la côte, le M’Amie, ayant à bord son propriétaire et deux hommes d’équipage, faisait preuve d’excellentes qualités nautiques. Ainsi, même par des temps très durs, M’Amie se comportait parfaitement.

Monsieur le Bron de Maynard ne tarissait pas d’éloges sur son petit cruiser. Ainsi, une fois de plus Joseph Guédon et le chantier naval Bonnin était à l’honneur. Mais, que leur réputation n’était plus à faire.

Les plans de base

Voici le plan qui ont servi à la construction de M’Amie . Joseph Guédon l’a personnalisé en fonction des demandes de son client.

Projet de plan de Joseph Guédon
Projet de plan de Joseph Guédon
Plan Joseph Guédon dont est inspiré le ketch M'Amie
Plan Joseph Guédon dont est inspiré le ketch M’Amie

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Source: Le Yacht

La pinasse Kimata

La pinasse Kimata

La pinasse Kimata de Madame Dupuy de Paris, a été construite chez Bonnin frères, d’Arcachon, en 1931. Notons que, c’est Joseph Guédon qui en avait dessiné les plans.

La pinasse Kimata du chantier Bonnin, Arcachon
La pinasse Kimata du chantier Bonnin, Arcachon

La pinasse Kimata, sa conception

Elle était conçue sur le principe des deux angles de chaque bords et à plans droits qui caractérisaient ce modèle tout spécial et déposé.

Ses dimensions étaient: Longueur totale 13.80 mètres Longueur de flottaison 12.34 mètres Largeur extrême hors bordé 2.73 mètres Creux 1.10 mètre Tirant d’eau 0.65 mètre

Les aménagements

Ses aménagements étaient des plus confortables pour un Day boat. Ils consistaient en un poste avant pour abriter un marin, et d’un cockpit de 2.75 mètres . De plus, son tillac surélevé permettait de placer plusieurs fauteuils.

Deux marches permettaient d’accéder à la cabine d’une longueur totale de 3.50 mètres, au salon de 2.60 mètres meublé de deux larges sofas de deux mètres. Il y avait également des étagères et des caissons aménagés sous les sofas prévus pour le rangement. Une petite pièce de 0.80, communiquant avec l’arrière. Elle contenait un WC à pompe, un cabinet de toilette, à nouveaux des armoires et une penderie.

Un grand cockpit occupait l’arrière où se trouvaient des banquettes circulaires.

Aussi, les moteurs étaient installés en abord et immédiatement après la cloison du roof. La timonerie était à tribord. Le patron en manoeuvrant son gouvernail, avait sous la main la commande des deux groupes marins qui étaient deux 4 cylindres de 20 / 25 cv Baudoin. Précisons qu’une dynamo commandée par un des moteurs fournirait l’éclairage.

Les arbres d’hélice, tuyautages et accessoires étaient en bronze. Ajoutons que, la vitesse en ordre de marche était exactement de 10 noeuds.

Ainsi, la pinasse Kimata, lancée le 30 mars dernier, a navigué pendant 15 jours à l’occasion des fêtes de Pâques. Au cours de deux mois et demi de navigations régulières sur le Bassin ou de fréquentes sorties à la mer, sous le commandement du patron au bornage et capitaine de chalutiers Monsieur Ragues, elle a donné des preuves de qualités nautiques et de tenue comparables à celles d’un bateau de sauvetage.

Un nouveau modèle satisfaisant

Les chantiers Bonnin ont construit en 1928 sur ce modèle, une pinasse de 12.50 mètres pour Monsieur Gonfreville. Puis en 1930 une de 12.50 mètres pour Madame Lacroix de Bordeaux. En 1931 une autre pinasse de 12.50 mètres pour Monsieur Grima.

Enfin, toutes établies sur les plans du modèle de Joseph Guédon, se faisaient remarquer sur le Bassin d’Arcachon par leur élégance et leur tenue, donnant à tous égards pleine satisfaction à leur propriétaire.

Source Le Yacht

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Un canot de bossoir à moteur

Un canot de bossoir à moteur

Ce canot de bossoir à moteur de 4 mètres de long à été commandé par Monsieur Neideker, propriétaire de la goélette américaine Argus (ex Yveline).

Un canot de bossoir du chantier naval Bossuet
Un canot de bossoir du chantier naval Bossuet

Son choix s’est porté sur l’architecte Joseph Guédon pour le dessiner. Ce petit canot à bossoir, large et creux, ne devait pas dépasser 200 kg et devait atteindre la vitesse minima de 10 km heure avec quatre personnes à bord.

Joseph Guédon à donc réalisé les plans de ce joli canot et c’est le chantier naval Bossuet d’Arcachon qui l’a construit.

Sa coque est à clins, en acajou. Monsieur Bossuet à ainsi exécuté un véritable objet d’ébénisterie, très soigné dans tous ses détails.

En outre, le choix d’un moteur léger s’imposait. C’est donc un Acher à deux cylindres qui à été choisi. Ce moteur souple et très sur, souple et exempt de toute vibration,assurait une vitesse de 12 km heure.

Source Le Yacht

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Le cutter Valentine

Le cutter Valentine

Le cutter Valentine a été construit en 1898 pour Madame Renouard d’Arcachon.

Elle choisit Joseph Guédon pour en dessiner les plans et le chantier naval Bonnin, fils & Cie qui était encore à Lormont, pour le construire.

Le cutter Valentine de Madame Renouard naviguant sur le Bassin d'Arcachon
Le cutter Valentine de Madame Renouard naviguant sur le Bassin d’Arcachon

Voici ses dimensions:

Les dimensions du cutter Valentine
Les dimensions du cutter Valentine

Notons que, c’est Monsieur Alain, voilier à Bordeaux qui a été retenu pour la voilure magnifique de ce cutter.

Le cutter Valentine était un cruiser rapide très remarqué. Il faisait partie d’une série de 4 bateaux, pratiquement identiques. Le premier de cette série fut Manon . Bien évidemment, sur un plan de Joseph Guédon, architecte naval numéro 1 de cette époque.

Joseph Guédon qui dessina  Valentine
Joseph Guédon qui dessina Valentine

La série a commencé en 1896 avec Manon appartenant à Monsieur Dours de Bayonne puis revendu à Monsieur Motelay. Suivirent Paulette de Monsieur Guiraud et Mousko de Monsieur Ferrière et enfin Valentine.

Ainsi, Valentine avait des lignes très fines, très suivies, dignes d’un véritable racer. Ses résultats en régates étaient excellents. Sur le Bassin d’Arcachon, malgré le clapotis, il portait sa toile admirablement. Son propriétaire pouvait naviguer par tous les temps, même parfois très mauvais en sécurité. Il confiait: ” ce qui est la meilleure façon de connaitre et d’aimer son yacht”.

Grâce à ses dimensions relativement grandes, le cutter Valentine possédait une cabine suffisante pour abriter ses passagers en cas de pluie.

Valentine, Manon et les autres, représentaient le yacht idéal.

Source Le Yacht

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Le yacht-monotype de F. Picamilh

Le yacht-monotype de F. Picamilh

Le yacht-monotype de F. Picamilh date de 1898.

Le yacht monotype de F. Picamilh
Le yacht monotype de F. Picamilh

Monsieur Picamilh dessina un plan de yacht-monotype d’après le règlement de la Société du monotype d’Arcachon.

En premier lieu, elle stipulait les dimensions suivantes:

Longueur totale 7.50 à 8.00 mètres Longueur à la flottaison 6.00 à 6.50 mètres Bau 2.30 mètres Tirant d’eau 0.50 mètre

Alors, Monsieur Picamilh qui assistait aux réunions entre yachtmen pour élaborer ce règlement, en a tenu compte dans ses plans.

Un yacht-monotype “spécial bassin”

Le yacht-monotype de Mr Picamilh
Le yacht-monotype de Mr Picamilh

Le bateau en premier lieu devait être approprié au “régime” du Bassin d’Arcachon et utilisable en promenade.

Le tout “bien pensé”

Certains yachtmen risquaient, pensait Monsieur Picamilh, de trouver trop faible la saillie d’arrière. Or il était convaincu que de partager au plus près entre les deux extrémités, la longueur disponible pour les élancements, était la meilleure des solutions.

“Dans un yacht si petit, à carène sans profondeur et à lignes de dégagement forcément très clichées, la voûte relèverait peu et se trouverait près de l’eau. Par exemple, en eau calme, avec de la vitesse, la vague de l’arrière trouvant au-dessus d’elle la résistance de la voûte, soulèverait le yacht qui, poussé par l’arrière, plongerait de l’avant. Aussi, avec un clapotis profond et court, comme celui du Bassin d’Arcachon, l’inconvénient dont je viens de parler serait encore plus sensible. La crête de chaque lame, en passant sous la voûte, trouverait, à mon avis, une surface d’oeuvres mortes trop considérable par rapport à celle de l’avant. Il y aurait alors un soulèvement violent de l’arrière et une tendance à enfourner fort désagréable, d’autant plus accentuée que l’avant est chargé par le fardage tout en ayant un déplacement in ferveur à celui de l’arrière. Le tangage, au lieu d’être égal et doux, deviendrait, avec de la mer, un mouvement très brusque, comme une chute de l’avant dans chaque creux.”

Un yacht-monotype maniable

Le yacht monotype devait être facilement maniable par un homme seul.

Les caractéristiques du yacht-monotype
Les caractéristiques du yacht-monotype

Un “amateur” devait être en mesure de pouvoir sans peine le ramener au mouillage en cas de panne à l’aviron. En effet, son poids de 400 kg le permettrait aisément. Sa grand voile avec une seule drisse simplifiait le gréement. En outre, sa dérive de 70 kg, munie d’un palan agissant sur un levier très long diminuait l’effort pour la hisser.

Un yacht-monotype pour 5 ou 6 personnes

Tout en étant de juste grandeur pour un seul homme, ce yacht pouvait aussi accueillir 4 ou 5 passagers. Grâce à l’évasement assez accentué de ses oeuvres mortes, évasement lui permettant de porter sa toile avec un lest relativement faible, le bateau pouvait recevoir environ 370 kg, soit 4 ou 5 passagers pour une immersion de 0.05 mètre environ.

Plan du yacht-monotype
Plan du yacht-monotype

Le franc bord était dessiné volontairement afin de rendre le bateau plus sur par forte brise et plus marin dans l’eau agitée. Ainsi une réserve de flottabilité était accentuée.

Un bateau pour le plaisir

L’embarcation projetée devait être commode et confortable. Essentiellement, elle devait être utilisée pour des promenades dans les zones peu profondes du bassin.

A cette fin, le dérive était presque entièrement logée dans le plancher. Le cockpit était vaste, muni de trois bancs et entièrement dégagé. Une “caisse” de 1.10 prévue, munie d’un couvercle, permettait de prévenir les embruns avec le clapot.

Egalement, si le bateau s’échouait quelques heures, son équipage à bord, il restait stable et agréable.

Les caractéristiques du yacht-monotype

Monsieur Picamilh espérait alors, que son monotype conviendrait à d’autres stations de yachting. A cette fin, il se proposait de l’adapter si besoin en fonction des demandes, en augmentant sa voilure ou en abaissant son lest….

Affaire à suivre.

Source: Le Yacht

Avec l’aide bienveillante de Jean-Paul Deyres

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I. Zisly, imagine “L’épreuve”

I. Zisly, ostréiculteur à Andernos, écrivit en 1879 au rédacteur en chef de la “Revue des Sports”pour l’informer de “L’épreuve”.

I. Zisly crée “L’épreuve”

Partant du principe que seuls les Américains et les Anglais à cette époque avaient le courage et l’audace de relever des défis extraordinaires, I. Zisly décida de les concurrencer.

Baleinière d'Arcachon dessinée par Monsieur Sahuqué, voilure différente de "Epreuve"
Baleinière d’Arcachon dessinée par Monsieur Sahuqué, voilure différente de “Epreuve”

Jamais personne avant lui n’avait bravé la mer seul à bord d’un navire pendant plusieurs jours et sur une aussi longue distance. Notre ostréiculteur andernosien créa ainsi “L’épreuve”. Une navigation en solitaire, sans escale ni “relâche”.

En 1878 une traversée de l’océan avait été tenté sur le “Nautilus” mais avec deux équipiers, navigation plus longue, certes, mais moins périlleuse. Vers 1858 c’est un bordelais, Léon Ducoste, qui tenta une expérience analogue, mais seulement d’Arcachon à Nantes et accompagné par ses deux chiens pour tout équipage.

“L’épreuve” le ferait partir d’Arcachon pour rejoindre Douvres, soit plus de 300 lieues de navigation. Le départ était prévu entre le 25 et le 30 avril 1878.

I. Zisly allait affronter le danger incessant de la côte au risque d’être drossé par des vents violents. Il connaissait parfaitement les pires dangers à venir tels que les passes d’Arcachon, le Pertuis, le raz de Sein, Ouessant et enfin l’entrée de la Manche bien connue des navigateurs.

"L'épreuve" Arcachon - Douvres
“L’épreuve” Arcachon – Douvres

Il imaginait réaliser cet exploit en 15 ou 20 jours en supportant seul les éléments, la fatigue et surtout le sommeil.

La baleinière “Epreuve”

Sur une baleinière baptisée “Epreuve” il partirait à la conquête de la gloire. Mentionnons que, c’est Auguste Bert, le charpentier de marine émérite qui dessina et construisit “Epreuve” dans son chantier naval de l’Aiguillon à Arcachon.

Elle mesurait 6 m de long, 2 m de large pour un tirant d’eau de 0,80M pour un poids de 2 tonneaux et demi.

Egalement, des cloisons étanches étaient prévues à l’avant et à l’arrière pour le rendre insubmersible. Elle était “ponté en grand” avec juste une place pouvant contenir le “patron”.

De même, la voilure composée d’une grand voile carrée de petite dimension lui permettrait de tenir la cape par gros temps.

Nul doute que, Auguste Bert avait minutieusement calculé les capacités de ce bateau pour louvoyer par tous temps.

I. Zisly demanda donc dans sa lettre à la “Revue des Sport” d’inviter l’ensemble des sociétés nautiques à suivre son périple.

Je n’ai rien trouvé concernant la traversée, est-il vraiment parti?

Je recherche des détails afin de compléter cet article. Tous vos commentaires seront les bienvenus. Bien entendu, les personnes qui seront en mesure de m’aider en contribuant seront citées.

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Source: la Revue des Sport

La pinasse de Joseph Guédon

La pinasse de Joseph Guédon

La pinasse de Joseph Guédon est apparue en 1928.

Cette année, il décida de remédier aux “inconvénients rédhibitoires et pires dangers” des pinasses….

Plan de pinasse 1
Plan de pinasse 1

A cette époque, l’usage de la pinasse d’Arcachon se généralisait, tant dans la plaisance que pour le travail.

Pinasse d'Arcachon
Pinasse d’Arcachon

Sa facilité d’échouage, sa solidité et la facilité de ses réparations son faible coût constituaient un avantage certain. Mais il s’est vite avéré compliqué de gérer son manque de stabilité pour ses passagers.

Aussi, Joseph Guédon eut l’idée d’adapter à ce type de bateau une maîtresse section nouvelle formée de cinq plans et même davantage.

"Pinasse d'Arcachon nouveau modèle"
“Pinasse d’Arcachon nouveau modèle”

Examinons la figure 3.

On remarque que l’élargissement considérable, tant au dessus de la ligne de flottaison qu’en dessous. En augmentant le volume de la carène il donnait une réserve de gîte plus importante.

Mais encore, les angles formés par une pièce de bois sur toute la longueur du bateau accroissent également sa solidité.

Joseph Guédon en modifiant et améliorant ainsi les plans habituels souhaitait augmenter encore davantage cette “vogue” de la pinasse sur le Bassin d’Arcachon.

Alors, il prit soin de déposer les dessins, figures accompagnés des légendes très documentées et sa revendication du titre de propriété du titre “Pinasse d’Arcachon nouveau modèle” au Tribunal de Commerce de Bordeaux.

Néanmoins, les plans étaient cependant à la disposition des personnes intéressées.

Source: Gallica

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Almée II

Almée II

Almée II, le cabin-cruiser construit sur le Bassin d’Arcachon gagna la course du Pavillon Azur en 1949.

Le Pavillon Azur

Le Pavillon Azur était une course crée le 21 octobre 1948 à Bruxelles.

Almée II vainqueur du Pavillon Azur
Almée II vainqueur du Pavillon Azur

Ainsi, dès l’année suivante, 14 yachts de plusieurs pays européens participaient :Italie, Principauté de Monaco, Angleterre et la France.

Dès lors, la Mediterranée se dotait d’une grande croisière internationale motonautique qui ralliait chaque année dans un port d’une nation riveraine nombre de yachts venant de toutes parts et arborant les couleurs du Pavillon d’Azur.

C’est l’Italie qui fut choisie comme premier port pour lancer cette course. Ainsi le Yacht Club Tigullion fut chargé de l’organisation.

Le but étant de réaliser une course sympathique et fraternelle entre marins européens passionnés.

Le principe était d’effectuer 24 heures de navigation effective pour ralier un port à un autre.

Alors, 1949 c’est « Almée II » appartenant à Monsieur Jacques Menier, President du Yacht Motor Club de France qui gagna.

Almée II, pinasse ou cabin-cruiser?

D’une façon générale, la presse de l’époque utilisait souvent le mot “pinasse”ou “pinace” pour designer ces cabin-cruisers bien différents de nos pinasses traditionnelles.

Mentionnons que, la revue Le Yacht présentait AlméeII comme étant une ancienne « pinasse transformée» du bassin d’Arcachon (dans le motonautisme on trouve le mot « pinasse » souvent utilisé pour des “cabin-cruisers” bien différents de nos « pinasses » locales..). Nous les appelons “Bateaux classiques”. Ils furent très en vogue dès la fin de la Première guerre mondiale permettant de parcourir de longues distance en assurant un confort idéal.

Almée II mesurait 14 m pour 9 t. Elle était équipé d’un moteur Gray de 150cv. Il est possible d’imaginer qu’elle sortait du chantier naval Eyquem de La Teste comme Mermousse que nous pouvons croiser sur le bassin. Les chantiers Bonnin, Boyé en ont construit également…

Affaire à suivre.

Source: Le Yacht

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Le monotype de Joseph Guédon

Le monotype de Joseph Guédon

Le monotype de Joseph Guédon avait été adopté définitivement le 11 juin 1935 par la Société de la Voile d’Arcachon, ancêtre du C.V.A.

Des monotypes sur les plans de Joseph Guédon, construits par le chantier Barrière et grées par la voilerie Claverie
Des monotypes sur les plans de Joseph Guédon, construits par le chantier Barrière et grées par la voilerie Claverie

Plus tard, dit-on, les plans perdus…. c’est le plan de Mr Audoin qui a été retenu.

Cependant, en 1933, Joseph Guédon écrit  au magasine Le Yacht.

Joseph Guédon à Arcachon, monotype
Joseph Guédon à Arcachon, monotype

Voici sa lettre

« Lors de mon séjour à Paris, à l’occasion du Salon Nautique, il m’a été donné de causer avec de nombreux yachtmen et de recueillir leurs desiderata d’une embarcation à placer entre les mains des débutants, dans les conditions économiques, leur assurant cependant toute la sécurité désirable.

Monotype Joseph Guédon
Monotype Joseph Guédon

A la suite de ces conversations, j’ai dressé les plans d’une embarcation à dérive de 4.30m, inspirée des canots de 4m de la Société de la Voile d’Arcachon, toujours en vogue, malgré la création datant de quarante ans de cette série.

Monotype de Joseph Guédon
Monotype de Joseph Guédon

Voici les particularités et dimensions de cette embarcation de type sharpie:

Longueur totale: 4.30m …………………….de flottaison: 4.035m Largeur extérieure: 1.55m ……………………..à la flottaison: 1.28m Creux de quille: 0.50m Tirant d’eau: 0.17m ……………….avec gouvernail abaissé: 0.26m ……………….avec dérive abaissée: 0.88m Poids du bateau dans les lignes du plan: 310kg Surface vélique: 10.25m2

Monotype Joseph Guédon

La construction des pièces majeures étaient en chêne, les couples en acacia ployé, les bordés et les accastillages en pin.

Le tout réalisé avec des bois de première qualité, assurant un très long service à cette embarcation ainsi qu’un échouage facile et une mise à l’eau simple.

La maniabilité avait été poussée à l’extrême par une voile unique au tiers du type compensé demandant une simple drisse et une écoute, à l’exécution complète de toute autre partie du gréement quelconque, qualité de toute importance dans les petits bateaux.

Joseph Guédon à Bordeaux, monotype
Joseph Guédon à Bordeaux, monotype

Certains spécialistes de la région d’Arcachon, consultés pour l’exécution de cette embarcation et acceptant toute surveillance et contrôle de construction et de livraison, seraient à même de fournir ce bateau avec armement complet moyennnant une somme de 1.850 francs et pour une série de dix bateaux.

Les mototypes de Joseph Guédon sur la plage d'Arcachon
Les mototypes de Joseph Guédon sur la plage d’Arcachon

Ce modèle , je n’en doute pas, répondrait au programme exposé, comme aux nécessités de l’heure présente. Et rappelant le glisseur, par ses formes, il pourrait utiliser un moteur hors-bord dans les meilleures conditions. »

Alors, plans perdus?

Joseph Guédon

Cet article comme tous les autres et à compléter en fonction de votre aide. Tous les contributeurs seront nommés ainsi que leurs sources.

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Article réalisé avec le concours de Jean-Paul Deyres.