I. Zisly, imagine “L’épreuve”

I. Zisly, ostréiculteur à Andernos, écrivit en 1879 au rédacteur en chef de la “Revue des Sports”pour l’informer de “L’épreuve”.

I. Zisly crée “L’épreuve”

Partant du principe que seuls les Américains et les Anglais à cette époque avaient le courage et l’audace de relever des défis extraordinaires, I. Zisly décida de les concurrencer.

Baleinière d'Arcachon dessinée par Monsieur Sahuqué, voilure différente de "Epreuve"
Baleinière d’Arcachon dessinée par Monsieur Sahuqué, voilure différente de “Epreuve”

Jamais personne avant lui n’avait bravé la mer seul à bord d’un navire pendant plusieurs jours et sur une aussi longue distance. Notre ostréiculteur andernosien créa ainsi “L’épreuve”. Une navigation en solitaire, sans escale ni “relâche”.

En 1878 une traversée de l’océan avait été tenté sur le “Nautilus” mais avec deux équipiers, navigation plus longue, certes, mais moins périlleuse. Vers 1858 c’est un bordelais, Léon Ducoste, qui tenta une expérience analogue, mais seulement d’Arcachon à Nantes et accompagné par ses deux chiens pour tout équipage.

“L’épreuve” le ferait partir d’Arcachon pour rejoindre Douvres, soit plus de 300 lieues de navigation. Le départ était prévu entre le 25 et le 30 avril 1878.

I. Zisly allait affronter le danger incessant de la côte au risque d’être drossé par des vents violents. Il connaissait parfaitement les pires dangers à venir tels que les passes d’Arcachon, le Pertuis, le raz de Sein, Ouessant et enfin l’entrée de la Manche bien connue des navigateurs.

"L'épreuve" Arcachon - Douvres
“L’épreuve” Arcachon – Douvres

Il imaginait réaliser cet exploit en 15 ou 20 jours en supportant seul les éléments, la fatigue et surtout le sommeil.

La baleinière “Epreuve”

Sur une baleinière baptisée “Epreuve” il partirait à la conquête de la gloire. Mentionnons que, c’est Auguste Bert, le charpentier de marine émérite qui dessina et construisit “Epreuve” dans son chantier naval de l’Aiguillon à Arcachon.

Elle mesurait 6 m de long, 2 m de large pour un tirant d’eau de 0,80M pour un poids de 2 tonneaux et demi.

Egalement, des cloisons étanches étaient prévues à l’avant et à l’arrière pour le rendre insubmersible. Elle était “ponté en grand” avec juste une place pouvant contenir le “patron”.

De même, la voilure composée d’une grand voile carrée de petite dimension lui permettrait de tenir la cape par gros temps.

Nul doute que, Auguste Bert avait minutieusement calculé les capacités de ce bateau pour louvoyer par tous temps.

I. Zisly demanda donc dans sa lettre à la “Revue des Sport” d’inviter l’ensemble des sociétés nautiques à suivre son périple.

Je n’ai rien trouvé concernant la traversée, est-il vraiment parti?

Je recherche des détails afin de compléter cet article. Tous vos commentaires seront les bienvenus. Bien entendu, les personnes qui seront en mesure de m’aider en contribuant seront citées.

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Source: la Revue des Sport

La mèche

La mèche

La mèche à bord des navires autrefois c’était le moment de détente, la récréation. Les marins venaient fumer la pipe et discutaient avec leurs amis. Ce moment de repos les coupait l’espace de quelques instants des ordres et de leur dur labeur.

La mèche. Illustration de Charles Millot alias Henri Gervèse.
La mèche. Illustration de Charles Millot alias Henri Gervèse.

Le capitaine d’armes aussi à son tour laissait son carnet quelques instants pour savourer ces instants de liberté relative.

La mèche était un morceau de corde à trois torons, dont on avait enlevé les matières grasses en la lessivant dans un mélange de chaux vive, de cendre et d’eau. Ainsi préparée elle brulait lentement et conservait le feu.

Autrefois la mèche était entretenue à bord. Elle devait être toujours prête pour tirer une pièce d’artillerie, pour un salut en temps de paix , ou pour l’attaque ou la défense en temps de guerre.

Plus tard, avec l’arrivée des percuteurs, elle finit par ne servir plus que allumer les pipes des matelots.

Un matelot en sentinelle veillait sur cette mèche pour l’entretenir et surtout éviter que le feu ne se propage sur le pont. Il pouvait à ce poste ne pas avoir la rigueur habituelle et même le commandant avec indulgence évitait dit-on de voir dans cette attitude une infraction à la discipline.

La mèche
La mèche

La mèche était donc le point de rendez-vous, l’endroit où l’on échangeait les nouvelles, où l’on se racontait les incidents du dernier quart. Le moment de liberté ou l’on pouvait se moquer du jeune novice nouvellement embarqué, tandis qu’un vieux gabier breton usé par tant d’années de labeur se plaignait du service toujours plus dur. Certains jouaient aux osselets, d’autres faisaient une brève sieste ou imaginaient leur retour à terre chez eux.

Puis un coup de sifflet annonçait une prochaine manœuvre et chacun retournait à son poste.

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La pinasse de Joseph Guédon

La pinasse de Joseph Guédon

La pinasse de Joseph Guédon est apparue en 1928.

Cette année, il décida de remédier aux “inconvénients rédhibitoires et pires dangers” des pinasses….

Plan de pinasse 1
Plan de pinasse 1

A cette époque, l’usage de la pinasse d’Arcachon se généralisait, tant dans la plaisance que pour le travail.

Pinasse d'Arcachon
Pinasse d’Arcachon

Sa facilité d’échouage, sa solidité et la facilité de ses réparations son faible coût constituaient un avantage certain. Mais il s’est vite avéré compliqué de gérer son manque de stabilité pour ses passagers.

Aussi, Joseph Guédon eut l’idée d’adapter à ce type de bateau une maîtresse section nouvelle formée de cinq plans et même davantage.

"Pinasse d'Arcachon nouveau modèle"
“Pinasse d’Arcachon nouveau modèle”

Examinons la figure 3

On remarque que l’élargissement considérable, tant au dessus de la ligne de flottaison qu’en dessous. En augmentant le volume de la carène il donnait une réserve de gîte plus importante.

Mais encore, les angles formés par une pièce de bois sur toute la longueur du bateau accroissent également sa solidité.

Joseph Guédon en modifiant et améliorant ainsi les plans habituels souhaitait augmenter encore davantage cette “vogue” de la pinasse sur le Bassin d’Arcachon.

Alors, il prit soin de déposer les dessins, figures accompagnés des légendes très documentées et sa revendication du titre de propriété du titre “Pinasse d’Arcachon nouveau modèle” au Tribunal de Commerce de Bordeaux.

Néanmoins, les plans étaient cependant à la disposition des personnes intéressées.

Le premier exemplaire

C’est pour le docteur Duplanté d’Arcachon que le premier modèle fut construit. Ainsi, cette première embarcation allait permettre d’établir un type standard devant réaliser, pour sa taille, toute la tenue et le confort désirables avec un prix modéré.

C’est la longueur de 7 mètres qui fut choisie afin de profiter des tarifs de transport en chemin de fer. Sa largeur ne devait pas dépasser 1,88 mètre et son tirant d’eau 0,50 mètre.

Le bateau était pourvu d’un petit roof de 1,40 mètre, pouvant abriter quatre personnes. Le moteur prévu faisait 5 à 8 cv permettant d’assurer une vitesse de 6 noeuds.

Notons que, sur cette petite embarcation, était prévu un mât léger facilement amovible, avec une voilure unique de type bermudien sans foc.

Source: Gallica

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Almée II

Almée II

Almée II, le cabin-cruiser construit sur le Bassin d’Arcachon gagna la course du Pavillon Azur en 1949.

Le Pavillon Azur

Le Pavillon Azur était une course crée le 21 octobre 1948 à Bruxelles.

Almée II vainqueur du Pavillon Azur
Almée II vainqueur du Pavillon Azur

Ainsi, dès l’année suivante, 14 yachts de plusieurs pays européens participaient :Italie, Principauté de Monaco, Angleterre et la France.

Dès lors, la Mediterranée se dotait d’une grande croisière internationale motonautique qui ralliait chaque année dans un port d’une nation riveraine nombre de yachts venant de toutes parts et arborant les couleurs du Pavillon d’Azur.

C’est l’Italie qui fut choisie comme premier port pour lancer cette course. Ainsi le Yacht Club Tigullion fut chargé de l’organisation.

Le but étant de réaliser une course sympathique et fraternelle entre marins européens passionnés.

Le principe était d’effectuer 24 heures de navigation effective pour ralier un port à un autre.

Alors, 1949 c’est « Almée II » appartenant à Monsieur Jacques Menier, President du Yacht Motor Club de France qui gagna.

Almée II, pinasse ou cabin-cruiser?

D’une façon générale, la presse de l’époque utilisait souvent le mot “pinasse”ou “pinace” pour designer ces cabin-cruisers bien différents de nos pinasses traditionnelles.

Mentionnons que, la revue Le Yacht présentait AlméeII comme étant une ancienne « pinasse transformée» du bassin d’Arcachon (dans le motonautisme on trouve le mot « pinasse » souvent utilisé pour des “cabin-cruisers” bien différents de nos « pinasses » locales..). Nous les appelons “Bateaux classiques”. Ils furent très en vogue dès la fin de la Première guerre mondiale permettant de parcourir de longues distance en assurant un confort idéal.

Almée II mesurait 14 m pour 9 t. Elle était équipé d’un moteur Gray de 150cv. Il est possible d’imaginer qu’elle sortait du chantier naval Eyquem de La Teste comme Mermousse que nous pouvons croiser sur le bassin. Les chantiers Bonnin, Boyé en ont construit également…

Affaire à suivre.

Source: Le Yacht

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Le monotype de Joseph Guédon

Le monotype de Joseph Guédon

Le monotype de Joseph Guédon avait été adopté définitivement le 11 juin 1935 par la Société de la Voile d’Arcachon, ancêtre du C.V.A.

Des monotypes sur les plans de Joseph Guédon, construits par le chantier Barrière et grées par la voilerie Claverie
Des monotypes sur les plans de Joseph Guédon, construits par le chantier Barrière et grées par la voilerie Claverie

Plus tard, dit-on, les plans perdus…. c’est le plan de Mr Audoin qui a été retenu.

Cependant, en 1933, Joseph Guédon écrit  au magasine Le Yacht.

Joseph Guédon à Arcachon, monotype
Joseph Guédon à Arcachon, monotype

Voici sa lettre

« Lors de mon séjour à Paris, à l’occasion du Salon Nautique, il m’a été donné de causer avec de nombreux yachtmen et de recueillir leurs desiderata d’une embarcation à placer entre les mains des débutants, dans les conditions économiques, leur assurant cependant toute la sécurité désirable.

Monotype Joseph Guédon
Monotype Joseph Guédon

A la suite de ces conversations, j’ai dressé les plans d’une embarcation à dérive de 4.30m, inspirée des canots de 4m de la Société de la Voile d’Arcachon, toujours en vogue, malgré la création datant de quarante ans de cette série.

Monotype de Joseph Guédon
Monotype de Joseph Guédon

Voici les particularités et dimensions de cette embarcation de type sharpie:

Longueur totale: 4.30m …………………….de flottaison: 4.035m Largeur extérieure: 1.55m ……………………..à la flottaison: 1.28m Creux de quille: 0.50m Tirant d’eau: 0.17m ……………….avec gouvernail abaissé: 0.26m ……………….avec dérive abaissée: 0.88m Poids du bateau dans les lignes du plan: 310kg Surface vélique: 10.25m2

Monotype Joseph Guédon

La construction des pièces majeures étaient en chêne, les couples en acacia ployé, les bordés et les accastillages en pin.

Le tout réalisé avec des bois de première qualité, assurant un très long service à cette embarcation ainsi qu’un échouage facile et une mise à l’eau simple.

La maniabilité avait été poussée à l’extrême par une voile unique au tiers du type compensé demandant une simple drisse et une écoute, à l’exécution complète de toute autre partie du gréement quelconque, qualité de toute importance dans les petits bateaux.

Joseph Guédon à Bordeaux, monotype
Joseph Guédon à Bordeaux, monotype

Certains spécialistes de la région d’Arcachon, consultés pour l’exécution de cette embarcation et acceptant toute surveillance et contrôle de construction et de livraison, seraient à même de fournir ce bateau avec armement complet moyennnant une somme de 1.850 francs et pour une série de dix bateaux.

Les mototypes de Joseph Guédon sur la plage d'Arcachon
Les mototypes de Joseph Guédon sur la plage d’Arcachon

Ce modèle , je n’en doute pas, répondrait au programme exposé, comme aux nécessités de l’heure présente. Et rappelant le glisseur, par ses formes, il pourrait utiliser un moteur hors-bord dans les meilleures conditions. »

Alors, plans perdus?

Joseph Guédon

Cet article comme tous les autres et à compléter en fonction de votre aide. Tous les contributeurs seront nommés ainsi que leurs sources.

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Article réalisé avec le concours de Jean-Paul Deyres.