Une bataille de fleurs sur le bassin

Une bataille de fleurs sur le bassin

Une bataille de fleurs sur le Bassin d’Arcachon a été imaginé par la Société des Régates et de la Voile d’Arcachon. Elle l’organisa le 11 septembre 1898.

Une bataille de fleurs en 1898 à Arcachon
Une bataille de fleurs en 1898 à Arcachon

Une bataille de fleurs sur le bassin inédite en France

Cette fête originale était inédite en France.

Ce jour là, le temps était superbe et, la Société de la Voile , le Yachting Club, l’aviron Arcachonnais réunis sous le patronage du Maire d’Arcachon, Monsieur James Veyrier Montagnères, ont pus se féliciter de leur immense succès.

Ainsi, parallèlement à la plage, à marée basse, un pont monté sur des bacs de 300 mètres de long à été installé. Au centre, une jetée de 150 mètres reliait la tribune d’honneur à la terre et permettait au public de se rendre sur le pont.

Les yachts pavoisés, enguirlandés de fleurs et de feuillage, mouillaient à 60 mètres du pont environ. L’effet était féerique! Aux yachts s’étaient associés d’autres bateaux parmi les différentes sociétés nautiques.

Une bataille de fleurs sur le Bassin d'Arcachon
Une bataille de fleurs sur le Bassin d’Arcachon

Notons que, Guillaume Alaux le célèbre artiste peintre prêta main forte et décora la trirème de la S.V.A. L’Aviron Arcachonnais décora ses yoles avec goût.

Aussi, il y avait en tout, plus de 200 embarcations décorées, toutes couvertes de fleurs, portant des dames et des jeunes filles aux élégantes toilettes qui circulaient entre les tribunes et les yachts.

La bataille de fleurs très animée dura pendant plus de 4 heures. Pendant ce temps, la Linette et la Société des Voiles échangeaient 21 coups de canon et à chaque tir la foule tressautait sur le pont et la plage.

Parmi toutes les embarcations, celle du Docteur Fernand Lalesque littéralement recouverte de fleurs naturelles était une des plus admirées. Un immense cygne blanc conduit par une dame des plus élégantes émerveillait le public.

Une fête vénitienne compromise

Le soir était prévu une grande fête vénitienne, mais malheureusement, une forte brise empêcha d’illuminer les nombreux yachts.

Seul le Léon Pauilhac illuminé éclairait la plage et les embarcations voisines. Il réalisa des projections électriques sur la foule et sur la plage. Puis, o lança de nombreuses fusées du Yachting Club et des les chalets du bord de mer.

Ce fut une magnifique journée…..

Et aujourd’hui…?

Qu’ajouter? Sinon qu’a cette époque, un lien fort un issait les différentes sociétés, le mélange des “genres” ne choquait pas.

Imaginerions nous aujourd’hui les bateaux à moteurs, les voiliers modernes, les voiliers bois, les scooters des mers, les pinasses, l’aviron, les paddles tous réunis pour participer à une grande fête nautique?

Ok, je m’égare…..

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Source : Le Yacht

Avec l’aide bienveillante de Jean-Paul Deyres

La mèche

La mèche

La mèche à bord des navires autrefois c’était le moment de détente, la récréation. Les marins venaient fumer la pipe et discutaient avec leurs amis. Ce moment de repos les coupait l’espace de quelques instants des ordres et de leur dur labeur.

La mèche. Illustration de Charles Millot alias Henri Gervèse.
La mèche. Illustration de Charles Millot alias Henri Gervèse.

Le capitaine d’armes aussi à son tour laissait son carnet quelques instants pour savourer ces instants de liberté relative.

La mèche était un morceau de corde à trois torons, dont on avait enlevé les matières grasses en la lessivant dans un mélange de chaux vive, de cendre et d’eau. Ainsi préparée elle brulait lentement et conservait le feu.

Autrefois la mèche était entretenue à bord. Elle devait être toujours prête pour tirer une pièce d’artillerie, pour un salut en temps de paix , ou pour l’attaque ou la défense en temps de guerre.

Plus tard, avec l’arrivée des percuteurs, elle finit par ne servir plus que allumer les pipes des matelots.

Un matelot en sentinelle veillait sur cette mèche pour l’entretenir et surtout éviter que le feu ne se propage sur le pont. Il pouvait à ce poste ne pas avoir la rigueur habituelle et même le commandant avec indulgence évitait dit-on de voir dans cette attitude une infraction à la discipline.

La mèche
La mèche

La mèche était donc le point de rendez-vous, l’endroit où l’on échangeait les nouvelles, où l’on se racontait les incidents du dernier quart. Le moment de liberté ou l’on pouvait se moquer du jeune novice nouvellement embarqué, tandis qu’un vieux gabier breton usé par tant d’années de labeur se plaignait du service toujours plus dur. Certains jouaient aux osselets, d’autres faisaient une brève sieste ou imaginaient leur retour à terre chez eux.

Puis un coup de sifflet annonçait une prochaine manœuvre et chacun retournait à son poste.

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L'insufflation alvine

L’insufflation alvine?

L'insufflation alvine
L’insufflation alvine

L’insufflation alvine inventée en Hollande a séduit la France au XVIIIe siècle. Cette invention médicale visait à sauver les noyés à l’aide d’un soufflet et d’un peu de tabac.

Ainsi à partir de 1730, la pratique de réanimation la plus recommandée consistait bien а introduire de la fumée de tabac dans les intestins du noyé. Insérés dans le rectum du mourant, ils faisaient alors office de « défibrillateurs »…

Dans le pire des cas, en attendant l’insufflation de tabac, on pouvait  réchauffer le noyé. Soit par frictions, soit en écorchant un mouton sur-le-champ pour couvrir le noyé de sa peau encore chaude. Dans des cas exceptionnels une dernière solution consistait à: « une personne saine qui auroit le courage » se coucher nu contre la victime….

Et ça marchait!!!!

Pour preuve: « Le 9 mai 1770, un batelier tomba à l’eau, y resta « environ un quart d’heure », il semblait parfaitement mort lorsqu’il fut enfin repêché. Le directeur de la Société, un médecin très pertinemment nommé Bonamy, accourut pour secourir la victime. Il fit de son mieux pour la réchauffer, en attendant  les pipes & le tabac à fumer qu’on avait envoyé chercher. Le soir même, le noyé sauvé des eaux reprit son bateau.»

Une question restera toujours sans réponse…. Après une intervention, les sauveteurs jetaient-ils les pipes ou les remettaient à leur place ? 

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L’origine du mot chandail

Mais quelle est l’origine du mot chandail…?

Le chandail

Au creux de l’hiver, les  journées sont froides, c’est le moment de sortir les gros chandails marins. Sur l’eau en bateau ou à la maison nous aimons ce confort et cette douceur. Bien sur, l’arrivée des nouvelles technologies avec des vêtements composés de fils micro-acryliques apportent une isolation et une chaleur incomparable en transformant la vapeur d’eau du corps en chaleur. Mais…

Le mot « chandail » est un aphérèse, c'est à dire une figure de style qui ampute un mot d'une syllabe en général la première.
Le mot « chandail » est un aphérèse, c’est à dire une figure de style qui ampute un mot d’une syllabe en général la première.

Diderot disait de sa vieille robe de chambre:« Elle était faite à moi, j’étais fait à elle ».

Un vieux chandail marin c’est pareil, c’est notre objet fétiche, dans lequel nous nous sentons bien… 

Sur le Bassin d’Arcachon, en navigation, certains sont adeptes de la vareuse avec en dessous deux ou trois superpositions de micro fibres, d’autres préfèrent ce gros pull si doux et confortable.

L’origine de ce mot

Mais quel est l’origine du mot chandail?

Le mot « chandail » est un aphérèse, c’est à dire une figure de style qui ampute un mot d’une syllabe en général la première. 

Ce sont les marchands d’ail bretons (navigateurs qui se rendaient en Angleterre au XVIIIe siècle pour y vendre des oignons et de l’ail) qui sont à l’origine de ce vêtement.

Champ d'ail = Chandail..Ainsi le marchand d'ail à réduit sa voilure pour devenir le mot chandail…
Champ d’ail = Chandail…Ainsi le marchand d’ail à réduit sa voilure pour devenir le mot chandail… 

Ils portaient en effet ce tricot en mailles très serrées, idéal pour lutter contre le froid et le vent. Ces maraîchers adoptèrent ainsi ces gros pulls en laine. Ils étaient confortables et amples qui n’entravaient pas leurs mouvements. Ainsi, le plus souvent ils étaient tricoté par leurs épouses.

Plus tard, au XIX° siècle, quand ils arrivèrent au marché des halles, place forte historique du commerce parisien, par déformation linguistique, les pulls de ces marchands d’ail sont devenus des chandails. 

Ainsi le marchand d’ail à réduit sa voilure pour devenir le chandail… 

Avant le première guerre, Coco Chanel a été la première à s’intéresser au chandail et avec génie a osé proposer une collection tricotée. Aussitôt à Deauville les “élégants” l’adoptent.

Le chandail passe donc du monde de la campagne à la bourgeoisie de villes. Sonia Rikiel plus tard, en fera un indispensable “iconique”…

Bref, nous avons tous un vieux chandail que nous adorons!

https://fr.wikisource.org/wiki/Regrets_sur_ma_vieille_robe_de_chambre

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https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/2020/12/23/a-la-belle-poule/