Une bataille de fleurs sur le bassin

Une bataille de fleurs sur le bassin

Une bataille de fleurs sur le Bassin d’Arcachon a été imaginé par la Société des Régates et de la Voile d’Arcachon. Elle l’organisa le 11 septembre 1898.

Une bataille de fleurs en 1898 à Arcachon
Une bataille de fleurs en 1898 à Arcachon

Une bataille de fleurs sur le bassin inédite en France

Cette fête originale était inédite en France.

Ce jour là, le temps était superbe et, la Société de la Voile , le Yachting Club, l’aviron Arcachonnais réunis sous le patronage du Maire d’Arcachon, Monsieur James Veyrier Montagnères, ont pus se féliciter de leur immense succès.

Ainsi, parallèlement à la plage, à marée basse, un pont monté sur des bacs de 300 mètres de long à été installé. Au centre, une jetée de 150 mètres reliait la tribune d’honneur à la terre et permettait au public de se rendre sur le pont.

Les yachts pavoisés, enguirlandés de fleurs et de feuillage, mouillaient à 60 mètres du pont environ. L’effet était féerique! Aux yachts s’étaient associés d’autres bateaux parmi les différentes sociétés nautiques.

Une bataille de fleurs sur le Bassin d'Arcachon
Une bataille de fleurs sur le Bassin d’Arcachon

Notons que, Guillaume Alaux le célèbre artiste peintre prêta main forte et décora la trirème de la S.V.A. L’Aviron Arcachonnais décora ses yoles avec goût.

Aussi, il y avait en tout, plus de 200 embarcations décorées, toutes couvertes de fleurs, portant des dames et des jeunes filles aux élégantes toilettes qui circulaient entre les tribunes et les yachts.

La bataille de fleurs très animée dura pendant plus de 4 heures. Pendant ce temps, la Linette et la Société des Voiles échangeaient 21 coups de canon et à chaque tir la foule tressautait sur le pont et la plage.

Parmi toutes les embarcations, celle du Docteur Fernand Lalesque littéralement recouverte de fleurs naturelles était une des plus admirées. Un immense cygne blanc conduit par une dame des plus élégantes émerveillait le public.

Une fête vénitienne compromise

Le soir était prévu une grande fête vénitienne, mais malheureusement, une forte brise empêcha d’illuminer les nombreux yachts.

Seul le Léon Pauilhac illuminé éclairait la plage et les embarcations voisines. Il réalisa des projections électriques sur la foule et sur la plage. Puis, o lança de nombreuses fusées du Yachting Club et des les chalets du bord de mer.

Ce fut une magnifique journée…..

Et aujourd’hui…?

Qu’ajouter? Sinon qu’a cette époque, un lien fort un issait les différentes sociétés, le mélange des “genres” ne choquait pas.

Imaginerions nous aujourd’hui les bateaux à moteurs, les voiliers modernes, les voiliers bois, les scooters des mers, les pinasses, l’aviron, les paddles tous réunis pour participer à une grande fête nautique?

Ok, je m’égare…..

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Source : Le Yacht

Avec l’aide bienveillante de Jean-Paul Deyres

La pinasse Kimata

La pinasse Kimata

La pinasse Kimata de Madame Dupuy de Paris, a été construite chez Bonnin frères, d’Arcachon, en 1931. Notons que, c’est Joseph Guédon qui en avait dessiné les plans.

La pinasse Kimata du chantier Bonnin, Arcachon
La pinasse Kimata du chantier Bonnin, Arcachon

La pinasse Kimata, sa conception

Elle était conçue sur le principe des deux angles de chaque bords et à plans droits qui caractérisaient ce modèle tout spécial et déposé.

Ses dimensions étaient: Longueur totale 13.80 mètres Longueur de flottaison 12.34 mètres Largeur extrême hors bordé 2.73 mètres Creux 1.10 mètre Tirant d’eau 0.65 mètre

Les aménagements

Ses aménagements étaient des plus confortables pour un Day boat. Ils consistaient en un poste avant pour abriter un marin, et d’un cockpit de 2.75 mètres . De plus, son tillac surélevé permettait de placer plusieurs fauteuils.

Deux marches permettaient d’accéder à la cabine d’une longueur totale de 3.50 mètres, au salon de 2.60 mètres meublé de deux larges sofas de deux mètres. Il y avait également des étagères et des caissons aménagés sous les sofas prévus pour le rangement. Une petite pièce de 0.80, communiquant avec l’arrière. Elle contenait un WC à pompe, un cabinet de toilette, à nouveaux des armoires et une penderie.

Un grand cockpit occupait l’arrière où se trouvaient des banquettes circulaires.

Aussi, les moteurs étaient installés en abord et immédiatement après la cloison du roof. La timonerie était à tribord. Le patron en manoeuvrant son gouvernail, avait sous la main la commande des deux groupes marins qui étaient deux 4 cylindres de 20 / 25 cv Baudoin. Précisons qu’une dynamo commandée par un des moteurs fournirait l’éclairage.

Les arbres d’hélice, tuyautages et accessoires étaient en bronze. Ajoutons que, la vitesse en ordre de marche était exactement de 10 noeuds.

Ainsi, la pinasse Kimata, lancée le 30 mars dernier, a navigué pendant 15 jours à l’occasion des fêtes de Pâques. Au cours de deux mois et demi de navigations régulières sur le Bassin ou de fréquentes sorties à la mer, sous le commandement du patron au bornage et capitaine de chalutiers Monsieur Ragues, elle a donné des preuves de qualités nautiques et de tenue comparables à celles d’un bateau de sauvetage.

Un nouveau modèle satisfaisant

Les chantiers Bonnin ont construit en 1928 sur ce modèle, une pinasse de 12.50 mètres pour Monsieur Gonfreville. Puis en 1930 une de 12.50 mètres pour Madame Lacroix de Bordeaux. En 1931 une autre pinasse de 12.50 mètres pour Monsieur Grima.

Enfin, toutes établies sur les plans du modèle de Joseph Guédon, se faisaient remarquer sur le Bassin d’Arcachon par leur élégance et leur tenue, donnant à tous égards pleine satisfaction à leur propriétaire.

Source Le Yacht

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Les canots à dérive d’Arcachon

Les canots à dérive d’Arcachon étaient depuis longtemps très nombreux sur le bassin.

Les premières régates de canots à dérive

Ainsi, la Société de la Voile d’Arcachon, dès 1905, organisa des régates pour ces canots à dérive. Ils étaient classés en deux catégories d’après leur longueur totale: les 8 mètres et les 9 mètres au maximum. Leur voilure était libre et le spinnaker interdit. L’équipage était illimité, mais avec une seule personne à la barre qui devait être “amateur”.

Mab, Angelus,Bleuet, Fée aux Roses, Yokito. Photographie Léo Neveu.
Mab, Angelus,Bleuet, Fée aux Roses, Yokito. Photographie Léo Neveu.

Ainsi, ces régates ravissaient par leur spectacle régulier. Beaucoup de “yachting ladies” y participaient.

Un règlement de régate

La Société de la Voile d’Arcachon, face au succès grandissant des régates de ces canots, décida d’en établir un règlement. Notons que les clauses étaient les suivantes: “Les canots doivent être à dérive et avec un gouvernail au tableau. Ils seront grées en sloop, avec foc et grand voile. Il est interdit d’utiliser un spinnaker ou d’espérer un foc. La mâture pourra être creuse. L’équipage est limité à 4 personnes. Un amateur à la barre. Un homme salarié seul à bord.”

Les canots à dérive d'Arcachon Mab et Selika. Photographie Léo Neveu
Les canots à dérive d’Arcachon Mab et Selika. Photographie Léo Neveu.

Aux premières réunions de 1909, on voyait apparaitre 3 canots de 9 mètres: Le Bleuet de Monsieur René Loste, Angelus de Monsieur Exshaw construits tous les deux sur les plans de Joseph Guédon et Yokito de Monsieur Cloarec, construit sur ses propres plans. Notons que, Bleuet se classait facilement le meilleur.

Dans les 8 mètres, Mab de Monsieur André Balande, construit sur les plans de Joseph Guédon, gagnait tous les prix.

Dès 1910, la SVA apporta plusieurs nouvelles modifications au règlement. Par exemple, dans les canots de 8 mètres, la surface de voilure se limiterait à 60 m2, le tirant d’eau fixé à 0.50 mètre, et 4 personnes à bord.

Société de la Voile d'Arcachon
Société de la Voile d’Arcachon

Monsieur Daniel Guestier commanda le seul canot de 9 mètres à Joseph Guédon. Fée-aux-Roses, conduit par Monsieur Guestier et fils, gagnait 5 premiers prix et un second sur 7 départs donnés par la S.V.A.

Dans les 8 mètres, un nouveau canot Fantasia, de Monsieur Bickel, ne parvint à égaler Mab qui, malgré la réduction de sa voilure et de son tirant d’eau, gagnait tous les premiers prix.

Les canots à dérive d'Arcachon Angelus et Fée-aux-Roses. Photographie Léo Neveu.
Les canots à dérive d’Arcachon Angelus et Fée-aux-Roses. Photographie Léo Neveu.

Priorité aux régates..

Il faut souligner que, comme il fallait s’y attendre, la supériorité de ces nouveaux bateaux était telle, que tous les anciens canots s’abstenaient, au grand regret des amateurs de ces séries…

En effet, les anciens canots ne répondaient plus au vrai but que la Société de la Voile d’Arcachon s’était fixée. En effet, au fils du temps, ils étaient devenus de vrais yachts luxueux. Leur grand cockpit pouvait accueillir aisément 10 personnes. Tandis que, ceux de Joseph Guédon, avaient une étrave et le tableau perpendiculaires sur l’eau. Leur ligne de flottaison était un peu creuse à l’avant. Le tableau arrière émergeait d’environ 0.10 mètre.

Voici la description de Fée-aux-Roses, le canot plus rapide: Longueur totale 8.99 mètres Longueur de flottaison 8.65 mètres Largeur sur le pont 2.23 mètres Tirant d’eau 0.49 mètre

A compléter…

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Source: Le Yacht

Le cutter Valentine

Le cutter Valentine

Le cutter Valentine a été construit en 1898 pour Madame Renouard d’Arcachon.

Elle choisit Joseph Guédon pour en dessiner les plans et le chantier naval Bonnin, fils & Cie qui était encore à Lormont, pour le construire.

Le cutter Valentine de Madame Renouard naviguant sur le Bassin d'Arcachon
Le cutter Valentine de Madame Renouard naviguant sur le Bassin d’Arcachon

Voici ses dimensions:

Les dimensions du cutter Valentine
Les dimensions du cutter Valentine

Notons que, c’est Monsieur Alain, voilier à Bordeaux qui a été retenu pour la voilure magnifique de ce cutter.

Le cutter Valentine était un cruiser rapide très remarqué. Il faisait partie d’une série de 4 bateaux, pratiquement identiques. Le premier de cette série fut Manon . Bien évidemment, sur un plan de Joseph Guédon, architecte naval numéro 1 de cette époque.

Joseph Guédon qui dessina  Valentine
Joseph Guédon qui dessina Valentine

La série a commencé en 1896 avec Manon appartenant à Monsieur Dours de Bayonne puis revendu à Monsieur Motelay. Suivirent Paulette de Monsieur Guiraud et Mousko de Monsieur Ferrière et enfin Valentine.

Ainsi, Valentine avait des lignes très fines, très suivies, dignes d’un véritable racer. Ses résultats en régates étaient excellents. Sur le Bassin d’Arcachon, malgré le clapotis, il portait sa toile admirablement. Son propriétaire pouvait naviguer par tous les temps, même parfois très mauvais en sécurité. Il confiait: ” ce qui est la meilleure façon de connaitre et d’aimer son yacht”.

Grâce à ses dimensions relativement grandes, le cutter Valentine possédait une cabine suffisante pour abriter ses passagers en cas de pluie.

Valentine, Manon et les autres, représentaient le yacht idéal.

Source Le Yacht

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Le Léon Pauilhiac

Le Léon Pauilhiac

Le Léon-Pauilhac, construit pendant l’hiver 1896, appartenait Mme L. Pauilhac, Mr Georges Pauilhac et à Mr Antoine Calvet de la maison Bardou et Pauilhac, fabriquant du papier à cigarette Job.

Le Léon Pauilhac 2
Le Léon Pauilhac 2

Auparavant, ils possédaient au autre yacht du même nom de 147 tonneaux. Puis, ils le vendirent au mois d’octobre 1896 à Mr H.H Lees qui l’emmena en Angleterre. A la suite de quoi, ils firent construire le nouveau Léon Pauilhac de 310 tonneaux.

MM Pauilhac et Calvet demandèrent en premier lieu à l’architecte Ernest Nillus d’imaginer l’ébauche des premiers plans. Ensuite, grâce à une collaboration étroite avec ce dernier, c’est l’architecte William Henry Byrne  (1844-1817) qui à dessiné le plan définitif.

Le bateau fut construit aux chantiers navals Ramage et Ferguson de Leith.

Ramage & Ferguson,Leith
Ramage & Ferguson,Leith

Les dimensions du Léon Pauilhac

Tout d’abord il faut dire que ce yacht mesurait 51 mètres de long de bout en bout, 43 mètres à la flottaison pour 3.05 de tirant d’eau.

Léon Pauilhac, Le yacht 1897
Léon Pauilhac, Le yacht 1897

Globalement, les plans de ce beau steam-yacht furent une réussite. Aux essais il atteignit une vitesse supérieure à celle fixée dans son contrat de commande. Il a été relevé une vitesse de 13 noeuds à 126 tours et de 13,9 noeuds à 136 tours.

Les plans du Léon Pauilhac
Les plans du Léon Pauilhac

Les chantiers Ramage et Ferguson, réputés pour la qualité de leurs réalisations, avaient cimenté le yacht sur toute sa longueur jusqu’au contour inférieur des carlingues.

Les dimensions du steam-yacht
Les dimensions du steam-yacht

Mentionnons que la voilure était réalisée par Lapthorn et Rastey.

Egalement, à son bord, le Léon Pauilhac comptait 4 embarcations: Une chaloupe à vapeur avec machinerie de Simpson et Strickland Un canot à voiles insubmersible Une baleinière Un youyou

Evidemment, il était muni d’un guindeau à vapeur.

En outre, sa machine à triple expansion était particulièrement soignée dans sa conception. Elle comportait un appareil de changement de marche à vapeur, une pompe à air, une pompe alimentaire et une pompe de cale.

Sa chaudière de type marin était à simple foyer, horizontale, multitubulaire et mesurait 3.70 sur 3 mètres.

Elégance et confort

Ses aménagement étaient des plus élégants pour l’époque et garantissaient un confort parfait.

Sur le pont, entre les deux mâts, il y avait une cuisine, une salle à manger dotée d’un vestibule et deux descentes conduisant au salon.

Sous le pont, se trouvaient un salon, cinq chambres de maître, le logement des officiers et le poste de pilotage. Le salon était placé à l’arrière de la machine, les cabines étant à l’avant, dont celles des officiers à l’extrême avant.

Les appartements de la famille Pauilhac et ceux réservés à leurs hôtes étaient élégamment ornés. La table de salle à manger en chêne clair était entourées de sièges en cuir de Cordoue vert foncé. Le salon en acajou avec des meubles et tentures de satin réséda possédait un piano harmonium.

La chambre des propriétaires était en boisée satin et fourrure bleu. Deux autres chambres étaient en pitchpin frisé avec tapisserie de soie rose. La dernière enfin, était en érable avec tapisseries gris de fer.

Le Léon Pauilhac était entièrement éclairé à l’électricité. L’eau chaude ainsi que l’eau froide, circulaient dans toutes les parties du navire. De surcroît, un appareil à distillation fournissait 32 tonnes d’eau par 24 heures.

Le Léon Pauilhac quitte Leith

La mise à l’eau fut le 20 février 1897.

Monsieur Pauilhac décida de ramener la navire à son port d’attache Bordeaux. Il partit accompagné par son épouse, sa fille et son gendre Monsieur Marsan, professeur à l’école préparatoire de médecine de Toulouse. C’était leur voyage de noce.

Tout faisait présager aux propriétaires un agréable croisière, mais un évènement de mer modifia bien désagréablement leurs projets.

Mais, en quittant le golfe de Forth, le Léon-pauilhac voulut faire escale aux îles normandes. Et puis, par une véritable malchance, le bateau s’échoua sur les roches à l’entrée de jersey. Poussé par un vent violent d’ouest, il s’est jeté sur le rocher de la Renaudière dans la bais de Saint Aubin.

L'Avenir d'Arcachon, 17 juillet 1897
L’Avenir d’Arcachon, 17 juillet 1897

Les avaries furent assez grosses, l’eau étant entrée par l’avant y séjourna quelques heures et l’ameublement fut très détérioré. Des réparations sommaires furent faites, le yacht remis à flot, et au lieu de continuer sa route vers Bordeaux, il dut être ramené à Leith. La coque ni les machines n’avaient souffert. Tout se borna à refaire à neuf tout l’intérieur, tel qu’il avait été préalablement conçu.

EN suivant, de nouveaux essais furent faits et étant complètement satisfaisants, le yacht parti vers la en Méditerranée où il fut très remarqué.”

L’été à Arcachon

Les Pauilhac résidaient à la villa Claire à Arcachon, en front de mer.

La villa Claire située à coté du Yachting Club d'Arcachon
La villa Claire située à coté du Yachting Club d’Arcachon

La villa Claire était située sur le boulevard de la plage, à l’angle de la Rue Roger Expert. Villa détruite aujourd’hui et remplacée par la résidence Claire.

Villa Claire, coté boulevard de la plage.
Villa Claire, coté boulevard de la plage.

Un yacht pas vraiment fait pour naviguer sur le bassin….mais cependant, engénéral, pendant l’été, le yacht était au mouillage devant la villa Claire.

Tous les ans, lors de son arrivée, il saluait sa rentrée dans le Bassin d’Arcachon par des coups de canon.

Ainsi sur de nombreuse cartes postales, le Léon Pauilhac était immortalisé. En effet, il était durant les beaux jours un des yachts incontournables du bassin aux cotés de La Gazelle de Monsieur Demay ou de l’Oasis de Léon Lesca.

L'Avenir d'Arcachon
L’Avenir d’Arcachon

Mentionnons que Madame Pauilhac était d’une grande bonté pour les Arachonnais, elle “faisait du bien sans compter”. Le Léon Pauilhac en saison participait au bonheur des enfants pour lesquels étaient installés des balançoires et des trapèzes au dessus de l’eau sur les agrès.

Les enfants d'Arcachon venait jouer autour du Léon Pauilhac
Les enfants d’Arcachon venait jouer autour du Léon Pauilhac

Les grands événements nautiques

Durant la saison du yachting, le Léon Pauilhac naviguait sous le commandent du capitaine Legriffon, pour participer aux grandes fêtes nautique organisées . Par exemple, les régates de Cowes où il était régulièrement présent, les régates de Royan, d’Ostende et de Marseille en passant par Gibraltar. Aussi, il participait à “La Coupe de la Marine” entre Nice et Alger, organisée par l’Union des Yachts Français, et bien entendu les régates d’Arcachon dans la catégorie “Course des canots à vapeur”.

Les hivers à Bordeaux

Puis, en hiver il repartait au Bassin à flot de Bordeaux pour y être désarmé en attendant la saison suivante.

Le 18 juin 1903, alors qu’il était amarré à Lormont aux cotés du Petrel et du Vigilant, la goélette Perle qui descendait la Gironde à destination de Saint-Pierre-Miquelon via Lisbonne, l’aborda et l’avaria…Perle ayant manqué de virer par suite d’une fausse risée a été alors endommagé à l’étrave et aux bastingages.

Notons qu’en 1908, le Léon Pauilhac à changé de couleur, il est devenu blanc ( ce qui explique les différentes photographies).

Et le Léon Pauilhac partit

Puis, le Léon-Pauilhac connut plusieurs propriétaires et porta plusieurs noms.

En premier il fut vendu à Monsieur Pierre Letellier qui le rebaptisa Simoun. Il resta sur Arcachon puis, le 28 septembre 1912 parti pour Bayonne. La mer était grosse ce jour là et en entrant dans l’Amour, une vague le souleva. Son gouvernail fut éventé, l’hélice affolée et ne pouvant plus gouverner. Le Simoun en pleine vitesse s’est jeté sur les enrochements de la jetée sud. Il est resté quelques minutes à peine ainsi, mais sa quille fut endommagée et il dut partir en réparations.

Vers le mois de novembre il partit pour Monaco et ensuite entreprit une croisière sur les côtes de la Corse pour y passer les fêtes de fin d’année.

Plus tard, il partit pour Tanger . Puis, à nouveau vendu et revendu il devint Sakaria et Dargo.

Enfin, une compagnie égyptienne de transport de passagers le racheta. Alors, elle le rebaptisa Abdel Lateef Loufti et le 26 octobre 1936, en voyage d’Alexandrie à Mersa-Matrouh chargé de marchandises diverses, il coula à 3 miles d’Alexandrie.

A compléter….

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Sources: Le Yacht, l’Avenir d’Arcachon, La Gazette d’Arcachon, Le Figaro, wreksite.eu, Retronews, Le Phare de la Loire, La Gironde, La petite Gironde, Les Sports Modernes, L’Echo de Paris, Le Petit Provencal, La Gazette de France, Gil Blas, L’écho Rochelais,

Le yacht Peau-Rouge lors de la régate Arcachon-La Rochelle

CVA, son véritable ancêtre CVA?

La véritable ancêtre du CVA est-elle la Société des Régates ou la Société de la Voile d’Arcachon?

Aujourd’hui, on ne cite que 1882, date de la création de la Société de la Voile d’Arcachon suivie par la Société de la Voile et de l’Automobile d’Arcachon (1905-1933), comme étant la véritable ancêtre du CVA.

Mais l’histoire du yachting à Arcachon a-t’elle vraiment commencé là?

Le début des régates

Alors, remontons dans le temps…

Les régates d’Arcahon ont commencé dès juillet 1841 sous l’impulsion de Gaillard. Les marins entre eux sur leurs tilloles se confrontaient amicalement.

Puis, dès 1852 le style changea avec l’arrivée des yachtmen Bordelais qui organisèrent des régates de prestige. La jeune ligne de chemin de fer aidant, Arcachon acceuillait des foules considérables pour assister aux spectacles nautiques. 

L’un des actionnaires de la compagnie, Nathaniel Johnston y regnait en « suzerain » à bord de son yacht La Fée aux Roses.

Adalbert Deganne

Source Leonc.fr
Adalbert Deganne, initiateur du véritable ancêtre du CVA? Source Leonc.fr

Adalbert Deganne est l’oublié d’Arcachon…

C’est à la suite d’un chagrin d’amour qu’Adalbert Deganne est venu dans le sud-ouest. Originaire d’une famille modeste, avide de réussite, il fut l’instigateur avec les frères Pereire du prolongement de la ligne de chemin de fer de La Teste à Arcachon.

Grand propriétaire terrien grâce à la dot de son épouse, fondateur avec les frères Pereire de la ville d’Arcachon, mais détesté par Alphonse Lamarque, son ennemi pour toujours, il n’obtint pas la reconnaissance qu’il méritait malgré tout son engagement.

A deux reprises, Maire d’Arcachon, ce visionnaire, consacra sa vie à promouvoir notre ville. Grand amateur d’art, ce personnage extravagant, fier de sa réussite sociale était cependant, généreux et charitable avec les plus démunis.

Il offrit  les orgues de Notre-Dame, fit construire des grandes avenues, l’Olympia, des villas, le collège qui deviendra Saint-Elme et le Château Deganne.

Mai sil fut détesté par Alphonse Lamarque de Plaisance contre qui durant des années il se heurta. Les frères Pereire aussi lui volèrent la vedette. Adalbert Deganne sera le mal aimé et un peu l’oublié de l’histoire d’Arcachon car sa personnalité et son comportement tapageur dérangeaient fortement.

Adalbert Deganne savait qu’il fallait faire venir “les étrangers” afin d’établir la renommée d’une ville. Cet homme qui aimait s’entourer de la bourgeoisie et de l’aristocratie bordelaise, mit tout en oeuvre afin de les attirer à Arcachon.

Il y consacra sa vie sur tous les fronts et par exemple, il créa en 1866 la Société des Régates dont il fut le premier président.

Son engagement dans la plaisance fera d’Arcachon une des premières Société Nautique de France. 

Les prémices du CVA?

Ainsi, Adalbert Deganne en créant la Société des Regates en 1866 fut le véritable détonateur de notre patrimoine naval. 

Alors, cette année là, conseiller municipal d’Arcachon, il instaura des fêtes somptueuses qui eurent beaucoup de succès. La foule était nombreuse à venir admirer le spectacle nautique qui n’était organisé au début qu’à l’intérieur du Bassin.

Diverses catégories d’embarcations étaient admises à régater. 

Source Gallica
Source Gallica

Puis, le 4 mai 1873, sous la présidence d’Alfred Guérard, lieutenant de vaisseau, successeur d’Adalbert Deganne, la société modifia ses règlements et devint le Yachting Club d’Arcachon. 

Les régates internationales

Dans les mois qui suivirent, des régates internationales d’Arcachon à La Rochelle, les plus longues de l’époque, furent lancées.

Le yacht Peau-Rouge lors d'une régates d'Arcachon à La Rochelle
Le yacht Peau-Rouge lors d’une régates d’Arcachon à La Rochelle

Alors, les plus grands amateurs de plaisance avec enthousiasme s’y joignirent et l’état avec bienveillance  escorta la flotte avec un de ses avisos.

La presse critiqua  en pretextant que cela ne presentait pas un grand intérêt car le spectacle se passait loin des côtes… Mais ce fut une extraordinaire publicité pour Arcachon nouvelle station balnéaire. 

En outre, ces régates ont permis de donner une impulsion aux constructions nautiques de grandes dimensions. C’est à ce moment historique que nos  chantiers navals ont explosé.

De plus,  la fréquence des régates ainsi que les diverses récompenses prix qui étaient offerts aux gagnants attirerent tous les grands noms du yachting de l’époque. Ils arrivèrent avec les plus beaux yachts tels que les sloops Zampa de Monsieur Demay, Eva de Monsieur Fonade, Peau-Rouge, tous  construits à Bordeaux et les autres .

Le cutter-yacht Zampa
Le cutter-yacht Zampa

Ainsi, en 5 ans ont été distribué: 37.345 francs, 110 médailles d’or, d’argent et de bronze, des objets d’art, des jumelles marines. 

Eva, le yacht de Monsieur Fonade
Eva, le yacht de Monsieur Fonade

Ces prix pour la plupart provenaient d’éminents patronages, des subventions des Ministres de la Marine et des beaux-arts, des sénateurs et des députés de la Gironde, de la ville d’Arcachon, des cercles des régates de bordeaux et d’Arcachon, des pêcheries de l’Océan, de Monsieur Lesca et de quelques yachtmenparmi lesquels Messieurs Demay, Paris et Fonade…

La Société des régates n’est-elle donc pas la véritable ancêtre du CVA?

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Source: L’Avenir d’Arcachon, Le yacht, Les Sociétés Nautiques du Nord

Avec l’aide bienveillante de Jean-Paul Deyres.

Constellation, son histoire sur le Bassin d’Arcachon

Constellation, son histoire sur le Bassin d’Arcachon

Constellation, sa belle aventure sur le Bassin d’Arcachon racontée par Jean-François Mandeix.

Jean-François Mandeix à l'origine de la venue de Constellation.
Jean-François Mandeix.

Avant propos

Je remercie vivement Gilles et Françoise Minos qui m’ont permis de rencontrer Jean-François Mandeix et son épouse Michèle en septembre 2017. Ils m’ont accueilli pour me raconter l’histoire du bateau Constellation offert à l’école Saint Elme par le Baron Bich. Voici la version réelle des conditions dans lesquelles le voilier du baron Bich est arrivé à Arcachon. Ainsi, sans Jean-François Mandeix et Monsieur Dupin cette histoire n’aurait jamais existé… Puis, les mois ont passé, le montage du texte était long, il nécessitait des corrections, et puis…. Monsieur Mandeix nous a quitté en avril 2018. J’ai alors décidé de garder ce texte en attente d’apaisement. Aujourd’hui je vous le livre. Nathalie sa fille, Christophe son fils, Gilles, Françoise et Alain Minos, Robin Fenestre……………( autres noms en attente)….. m’ont aidé afin de vous restituer au plus juste les faits. Avec beaucoup d’émotions le voici….

Constellation le 12 mJI, vainqueur de la Coupe de l'America en 1964
Constellation le 12 mJI, vainqueur de la Coupe de l’America en 1964

L’arrivée à Saint Elme

Au retour de la guerre d’Algérie, Monsieur Mandeix fut contacté par sa sœur pour remplacer  un professeur d’éducation physique de Saint Elme souffrant, des vacances de Pâques jusqu’au mois de juillet.

À cette époque les Dominicains  géraient encore l’établissement et à son arrivée,  ils  eurent l’idée de lui proposer de relancer une section voile en souvenir de la vocation première de Saint Elme.

Le lycée Saint Elme, Arcachon
Le lycée Saint Elme, Arcachon.

Autrefois Saint Elme était une école de formation d’officiers de Marine destinés à servir dans la Marine Marchande de Commerce.

Saint Elme était à l’origine un « noviciat maritime » préparant les garçons de 11 à 18 ans aux écoles de navigation. Fondé par des Frères Dominicains Enseignants d’Arcueil en 1869 sous le nom d’Ecole Centrale Maritime. C’est devenu ensuite l’établissement d’enseignement général renommé que nous connaissons aujourd’hui.

Le yacht pontifical Immaculata Concezzione, offert par le Pape lui même.
Le yacht pontifical Immaculata Concezzione, offert par le Pape lui même.

Les élèves disposaient pour leur formation d’un voilier. Ce fut successivement le côtre Saint-Elme, la goélette L’Eclipse, le 3-mâts-barque Saint-Elme et enfin le yacht pontifical Immaculata Concezzione, offert par le Pape.

Dès son arrivée à Arcachon, Monsieur Mandeix rencontra Monsieur Fongofier, qui avait un club sur la plage et qui lui proposa, pour l’été de l’aider. Rien dans ses projets ne lui avait laissé imaginer s’installer définitivement à Arcachon…

Jean-François Mandeix était alors jeune marié, cette opportunité de rester à Arcachon était l’idéal pour lui et sa future famille.

Les cours de voile s’organisèrent

Des entreprises locales immédiatement séduites,  décidèrent de participer à ce projet:

Les Pêcheries Nouvelles qui avaient de gros chalutiers,  offrirent des bateaux de sauvetage à clins; deux frères charpentiers de marine du petit port (l’immeuble en bas à gauche de la rue des Marins) installèrent les dérives et la voilerie Claverie (d’Arcachon) offrit les mâts et les voiles.

 A Saint Elme, le programme d’éducation physique prévoyait 3 heures en plein air par semaine, un des frères Dominicains organisa des cours de kayak pendant que Monsieur Mandeix encadrait les cours de voile.

Monsieur Couach séduit lui aussi par cette initiative fit préparer un 5.20  équipé d’un mât  et d’un moteur puissant pour encadrer les chaloupes.

Pendant des années les cours continuèrent ainsi.

En parallèle à son club de plage “Les Dauphins”,Monsieur Mandeix avait monté une petite école de voile sur Optimist pour l’été.

Au fils des années, la section voile de l’école prenait de l’ampleur et Monsieur Mandeix demanda au président gestionnaire de l’établissement, monsieur Dupin ( propriétaire du cinéma l’Eden) un nouveau voilier.

Constellation

Les finances ne le permettant pas, Monsieur Dupin eut l’idée d’écrire au mécène de l’école, le baron Bich, ancien élève de l’école de 1923 à 1931, dont une salle porte son nom.

Le baron Bich, photographie Voiles et voiliers
Le baron Bich a offert Constellation, le 12m JI, photographie Voiles et voiliers.

Le baron  avait déjà offert le laboratoire de sciences … peut être aurait-il, venant de racheter la Société Dufour, un bateau non commercialisable à céder…

Quelques jours après, alors qu’il était en cours, Monsieur Mandeix reçu un appel téléphonique du secrétariat du baron.

Très surpris et ayant du mal à croire à l’authenticité de cet appel, il demanda à être rappelé plus tard. À midi  le téléphone sonna  à nouveau et la secrétaire de Monsieur Bich lui dit :  « On ne refuse pas de parler au baron Bich ! » Le baron repris la communication et dit à Monsieur Mandeix : « difficile de vous avoir Monsieur Mandeix, je vais vous donner un bateau, un seul, mais un  superbe ! »

La condition était d’envoyer trois élèves à Newport (Rhode Island) de juin à septembre afin de les tester. Deux familles ont immédiatement accepté cette proposition tout en sachant que l’année scolaire serait perdue et l’examen au bac impossible, mais, devant une telle opportunité ils ne pouvaient refuser.

Olivier Onarato et Robin Fenestre, Journal S0
Olivier Onarato et Robin Fenestre, Journal S0

L’objectif était de les entraîner sur deux bateaux: France 1 et France 3.

Un équipage français pour la coupe de l’America

Le “Président” comme l’appelaient les garçons, avait en tête l’idée de les former pour la coupe de l’America et de faire de son ancienne école une pépinière pour ses futurs équipages. Le bassin offrait la possibilité de former les élèves et peut être de gagner cette coupe…

Sport-études sur Constellation
Sport-études sur Constellation

Le Baron Bich a participé à 4 coupes de l’America. Sans sa passion et sa persévérance, la Coupe de l’America n’aurait probablement jamais accueilli d’équipages français pour affronter le Defender américain ! 

La Coupe de l’America, crée en 1851, est une compétition nautique internationale hors norme dans laquelle se confrontent à l’origine d’une manière “amicale” les Yacht Clubs de différentes nations.

La france est devenue challenger grâce à la personnalité extraordinaire du Baron Bich, dans la lignée de Sir Thomas Lipton, entrepreneur de génie et gentleman. Sa première participation date de 1970 et c’est à cette occasion qu’il a fait construire France 1 sur le plan de l’architecte marseillais André Mauric et par les chantiers navals Egger de Pontarlier. (France 1 est classé Monument Historique depuis le 1° février 1992).

Le départ des garçons

Mi juin, finalement 2 jeunes partirent.

Un monde extraordinaire les attendait. A Newport ils allaient rencontrer les plus grands et plus puissants industriels du monde. Une société de milliardaires passionnés de voile. Cette coupe de l’America leur permet de se mesurer sur un autre terrain de jeu pour soulever le trophée, une aiguière en argent ciselé, forgée par l’orfèvre Robert Garrard. 

Les garçons ont ainsi navigué avec les plus grands noms de la voile mondiale, et fréquenté lors des innombrables soirées organisées par les challengers des personnes parmi les plus puissantes de la planète… C’est d’ailleurs, le couturier Guy Laroche ( propriété du Baron Bich) qui les habillait sur mesure. Pantalon blanc, blazer bleu marine, chemise blanche à fines rayures bleus, cravatebleu marine avec l’insigne de l’AFCA (Association française pour la Coupe de l’ America) , fondée en 1965 par Marcel Bich).

Les lycéens à Newport

Le premier mois de leur présence à Newport ils ont participé à la préparation des triangles olympiques à bord d’un tender. Les entrainements consistaient à reproduire à l’identique le parcours qui serait réalisé pour la coupe de l’America.

Le soir lorsqu’ils rentraient au port, les bateaux étaient sortis de l’eau chacun dans le “sheb” (hangar), chaque challenger maintenait le secret de son bateau…

Ils ont participé le mois suivant aux math racing qui sont des entrainements. Robin naviguait sur France 1 et sur France 2 alternativement. France 2 se montrant fort décevant aux entrainements, c’est France 1 avec Bruno Troublé,  double sélectionné olympique, qui participera à la course de 1977. Après des aménagements pour satisfaire aux nouveaux règlements, cockpits rendus étanches et le plan de voilure est légèrement modifié il fut prêt.. Bruno Troublé reprenait ainsi la barre de l’ancien voilier et gagna quelques régates lors des sélections, mais il fut éliminé avant la finale.

L’arrivée de Monsieur Mandeix à Newport

 Début août 1977 le baron enchanté par les deux élèves, appela Monsieur Mandeix. « votre billet d’avion est acheté je vous attends la semaine prochaine à New Port».

Un ami est venu le remplacer en pleine saison pour gérer le club de plage, un autre ami lui a obtenu un passeport en quelques jours, et il put partir.

Madame Bich en personne arriva en Rolls-Royce à l’aéroport le chercher.

Tous les jours le baron travaillait pour ses entreprises (une centaine à l’époque). Il s’y consacrait de 3 heures à 8h du matin et le reste de la journée était consacrée à la navigation.

A l’issue de cette rencontre extraordinaire, Monsieur Bich, persuadé de pouvoir mener à bien son projet, décida d’offrir «Constellation» qui se trouvait à Hyères. Olivier et Robin étaient prêts à transmettre leurs connaissances aux élèves de Saint Elme.

Constellation offert par le Baron Bich au lycée Saint Elme d'Arcachon
Constellation offert par le Baron Bich au lycée Saint Elme d’Arcachon

Le 12 MJI

Constellation ( (US 20) remporta la Coupe de l’America en 1964 au dépend de Sovereign (Challenger Anglais) ). Marcel Bich  l’avait racheté pour servir de lièvre à “France”.

Le 12 m JI fut dessiné par l’architecte Olin Stephens. Comme James Boyd (Sovereign), ayant le même amour de la navigation, ils construisirent des bateaux d’exception pour conserver la coupe de l’America.

Olin Stephens architecte naval qui à dessiné Constellation vainqueur de la Coupe de l'América en 1964
Olin Stephens architecte naval qui à dessiné Constellation vainqueur de la Coupe de l’América en 1964

Olin Stephens architecte naval américain, était passionné de voile dès son plus jeune âge. Il dessina entre autres le voilier Dorade en 1931 à l’occasion d’une course transatlantique.

Ce voilier était extraordinaire. Il faisait 21 mètres de longueur, 3,20 mètres de maître-bau, 3,10 mètres de tirant d’eau, avec un mât de 28 mètres, pour un total 28 tonnes. Il permettrait aux élèves de Saint Elme de s’entraîner pour devenir de futurs équipiers de la Coupe de l’America.

Cependant,Monsieur Mandeix refusa en premier. Il savait que la navigation dans le Bassin serait très difficile avec un tel bateau.

L’arrivée de Constellation

Le Baron Bich en avait décidé ainsi, et dès le lendemain Constellation arriva.

L'arrivée devant le Rally à Arcachon du 12m JI Constellation, Journal SO
L’arrivée devant le Rally à Arcachon du 12m JI Constellation, Journal SO

Deux jours avant l’arrivée de Constellation, une équipe qui était à Newport, envoyée par Marcel Bich est venue à Arcachon. Ils arrivèrent dans une 504 break et séjournèrent dans un hôtel du port de plaisance.

Dès le lendemain, les garçons les ont amené à l’emplacement de l’actuel CVA qui servait de rampe de mise à l’eau à cette époque. C’était marée haute, toute l’équipe admirative est dans la hâte de pouvoir naviguer sur un tel plan d’eau…..

La surprise

Le lendemain matin après le petit déjeuner tout le monde retourne à la rampe et surprise…. la marée est basse…. “Mais c’est quoi ce truc?” Ils commencent à regarder les cartes marines, et prennent conscience du peu de possibilité de naviguer avec un tel bateau…

L’arrivée par la route depuis Hyères organisée par l’entreprise Solanilla-Frères de Bordeaux fut un événement sans nul autre pareil.

Jean-François Mandeix était au port avec un groupe d’élèves pour accueillir Constellation. Il était immense! Un des anciens élève raconte: “Le mât est arrivé en premier, nous étions tous très impressionnés par sa longueur”.

Un spinnaker de 200m carré fut réalisé avec le blason de Saint Elme. Il était orné d’un phare, un soleil au dessus de la mer et la devise « Aides toi, le ciel t’aidera ».

Une fois le mat en place, les réglages effectués, Constellation put sortir du port.

Les 3m10 de tirant d’eau obligeaient à tenir compte des marées… Les voiles hissées il s’élença sur le Teychan en direction de la rade d’Eyrac.

Saint Elme en fête

Cérémonie de donation du voilier Constellation
Cérémonie de donation du voilier Constellation

Une fête extraordinaire fut organisée à l’école le samedi 21 octobre 1978. A l’occasion de cette soirée le baron qui était très humain et d’une grande sensibilité, s’adressa au jeunes de Sint Elme et leur dit. “Vous possédez un capital immense qui est votre jeunesse, je suis prêt à échanger ma fortune contre elle”

Monsieur Fleury, Maire d'Arcachon. Photo SO
Monsieur Fleury, Maire d’Arcachon. Photo SO

Le baron reçu des mains de Monsieur Fleury, Maire d’Arcachon, la médaille de vermeil de la ville.

Grande soirée organisée au lycée Saint Elme, Journal SO
Grande soirée organisée au lycée Saint Elme, Journal SO

A cette occasion il  acheta le château Ferrand à Saint-Hyppolite et les grands crus coulèrent à flot. 

Article du journal SO.
Article du journal SO.

Le « tout Arcachon » était présent…

Grand pavois pour le Baron Bich au lycée Saint Elme. Photo SO
Grand pavois pour le Baron Bich au lycée Saint Elme. Photo SO

Il navigue

Le Bassin d'Arcachon en fête pour l'arrivée de Constellation, Journal SO
Le Bassin d’Arcachon en fête pour l’arrivée de Constellation, Journal SO

Pendant une quinzaine de jours Constellation navigua sur le bassin. A chaque entrée et sortie, n’étant pas équipé de moteur, un remorqueur le prenait à couple. Avec ses 3m10 de tirant d’eau chaque entrée ou sortie était délicate.

Pierre, un ancien élève qui a navigué à deux reprises sur Constellation raconte. “C’était une bête qui glissait sans bruit sur l’eau et réagissait au moindre coup de barre. Par force 2 il filait déjà…..”.

Le 12 mJI Constellation naviguant sur le Bassin d'Arcachon, Journal SO
Le 12 mJI Constellation naviguant sur le Bassin d’Arcachon, Journal SO

“L’affaire Constellation”

Le Préfet Martime de l’époque appela Monsieur Mandeix. La réglementation interdisait un voilier de cette taille à naviguer dans les chenaux un tel voilier et imposait un équipage majeur.

Une longue série d’ échange de correspondance commença. Le Préfet proposa de faire une dérogation, mais les assurances n’en tenant pas compte, toute navigation devenait impossible. 

Article journal SO.
Article journal SO.
Et les problèmes commencèrent....Journal SO
Et les problèmes commencèrent….Journal SO

Monsieur Mandeix appela le baron pour lui exposer le problème. Justement il venait de recevoir une offre d’Angleterre pour acheter Constellation.

Le départ de Constellation d'Arcachon. Photo Neveu, Journal SO
Le départ de Constellation d’Arcachon. Photo Neveu, Journal SO

Les dernières photographies de Constellation avant son départ prises par Régine Rosenthal, Journal SO
Les dernières photographies de Constellation avant son départ prises par Régine Rosenthal, Journal SO

Le voilier du baron Bich, véritable Concorde de la mer partit en Angleterre. A l’occasion de son remorquage coula en mer du nord. 

Les Dufour

 Si bien qu’il offrit à la place 3 voiliers Dufour 2800CS. 

Ils sont arrivés de Charente Maritime par la route. 

Mise à l'eau des Dufour offert par le Baron Bich au lycée Saint Elme, Journal SO
Mise à l’eau des Dufour offert par le Baron Bich au lycée Saint Elme, Journal SO

Ils faisaient 8,60 mètres de longueur et 1,60  de tirant d’eau et leurs équipements en troisième catégorie était complets. Équipés de huit voiles différentes, d’appareils électroniques de navigation, ils étaient homologués pour recevoir de 5 à 8 personnes à bord. 

Perfectionniste à l’extrême, il envoya son skipper de l’America, Bruno Troublé, salarié de Dufour pour s’assurer de l’organisation. Il fit même choisir des batteries de cuisines aux insignes de la marque….!

Voilier Dufour à l'entrainement sur la Bassin d'Arcachon,  Nathalie Mandeix à bord!
Voilier Dufour à l’entrainement sur la Bassin d’Arcachon, Nathalie Mandeix à bord!

Ces voiliers allaient permettre d’aborder la croisière côtière. Ils purent participer à la semaine de la voile de La Rochelle ainsi que de partir naviguer  en Bretagne ou en Espagne.

Finalement deux Dufour sont arrivés et à la place du troisième le baron offrit de refaire le clocher de l’école.

A La Rochelle deux places étaient réservées sur le ponton Dufour sur simple appel de l’équipage…

Voilier Dufour à l'entrainement sur la Bassin d'Arcachon
Voilier Dufour à l’entrainement sur la Bassin d’Arcachon

Changement de cap

Après cela, au niveau interne, l’ancien directeur de Saint Elme, hostile depuis le départ à ce projet, enleva les heures de voile données par l’académie à Monsieur Mandeix. Il les transforma en heures d’anglais! (Mentionnons que dans bien des écrits une version différente et flatteuse est avancée, j’espère que mon article permettra de rétablir les choses.)

La situation financière résistait car Monsieur Mandeix avait créé un club de voile en parallèle. Il lui permettait de subvenir aux dépenses courantes sans que l’école soit mise à contribution. Mais à force, les déplacements coûtaient cher. L’idée lui vint de proposer à Nautic-service d’échanger un Dufour contre deux Fun afin de participer l’année suivante aux championnats du monde de La Rochelle.

Enfin, la transaction a à moitié échoué et Monsieur Mandeix acheta un des deux Fun.

Au retour du championnat, lassé par les complications et les entraves il se lança dans le char à voile….

https://www.facebook.com/groups/688684661289456

https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/wp-admin/post.php?post=674&action=edit

https://classicyachtinfo.com/designer/olin-j-stephens/

https://kiosque.sudouest.fr

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/regate/coupe-de-l-america/les-premiers-12m-ji-francais-aae22789-4c0d-514c-9f87-31482cdbb5fa

https://www.bateaux.com/article/26024/francais-coupe-de-l-america-origines-a-nos-jours