La Vague

La Vague, chantier Bonnin et Damon. Dessin de M. Fillol. Revue Le Yacht
La Vague, chantier Bonnin et Damon. Dessin de M. Fillol. Revue Le Yacht

La Vague est un cotre de 32 tx à dérive construit pour le compte de Monsieur H. Linssen, du Yacht-Club d’Anvers. Monsieur Linssen était déjà le propriétaire des yachts L’Ondine et Elo de-Juny.

Destiné à naviguer surtout en Hollande, à circuler sur les canaux et à traverser de nombreuses écluses, Monsieur Linssen souhaita un tirant d’eau très réduit. Ce cotre alliait robustesse et élégance.

C’est l’architecte naval Georges Sahuqué, qui en dessina les plans.

Georges Sahuqué, architecte naval. Photographie collection JL. Bonnin
Georges Sahuqué, architecte naval. Photographie collection JL. Bonnin

Cet homme, certes moins célèbre aujourd’hui que Joseph Guédon, est à l’origine de très nombreux plans de yachts. Il était également, l’auteur d’une fabuleuse collection de dessins qui illustraient les articles de la revue Le Yacht pendant des années.

Publicité Georges Sahuqué, revue Le Yacht
Publicité Georges Sahuqué, revue Le Yacht

Le chantier naval de Lormont Bonnin et Damon fut chargé de sa construction.

Ce yacht arriva à Anvers, son port d’attache, très tard dans la saison, à la fin septembre. Ainsi, la première année, il ne put participer aux différentes régates de la région.

C’est donc dès la saison 1894 qu’il se mesura à ses concurrents du Yacht-Club d’Anvers.

Les caractéristiques de La Vague

Ses dimensions étaient les suivantes: Longueur totale 22,5 mètres Longueur à la flottaison 16,5 mètres Largeur extrême 5,3 mètres Tirant d’eau 1,60 mètre Tonnage de course 32 tx

La Vague, plan Sahuqué
La Vague, plan Sahuqué

Les formes de La Vague rappellent, bien que plus allongées, celles de l’Etincelle, le célèbre 5 tx.

Une maîtresse section très puissante, coulée longue et très appuyée dans les hauts. L’avant est très long en forme de coin. Notons que, l’étrave est très couchée avec une absence presque totale de brion. (Le brion (ou ringeot) est la partie de la coque d’un bateau située entre l’étrave et la quille. C’est à cet endroit que se situe un éventuel bulbe d’étrave). Egalement, la quille ne forme aucune saillie; elle est représentée par une large semelle qui lui sert en même temps de carlingue. C’est là que repose le lest, composé de 25 tx de plomb.

La Vague, plans Georges Sahuqué
La Vague, plans Georges Sahuqué

Ce cotre était muni d’une dérive portant 1000 kilos de plomb à sa base, et qui était actionnée par un tambour et une vis -sans fin manœuvrée depuis le pont.

De profil, il était très fin et élégant. Grâce à ses 425 mètres carrés de voile, l’ une de ses principales qualité était sa puissance.

Les aménagements de La Vague

Le salon, très spacieux comprenait deux couchettes de 1 mètre de large , deux banquettes canapés et quatre armoires et commodes. En avant du salon sur tribord, il y avait la chambre du propriétaire avec grand lit de 1,35 mètre, deux armoires, commode ainsi qu’un cabinet de toilette avec WC.

A babord, un couloir donnait accès à une cabine confortable; un second WC, l’office. A son extrémité on trouvait un poste d’équipage excessivement spacieux, pouvant comporter cinq couchettes et la possibilité de mettre une cuisinière. Il y avait aussi des placards et une armoire pour l’équipage.

Peut-être une dernière grande croisière en 1927..

De longues années plus tard, en 1927, La Vague naviguait toujours. Afin de faciliter ses manoeuvres, il fut tranformé dans les années 20. Grée en yawl, son tirant d’eau fut porté à 2,80 mètres par l’adjonction d’une quille et on enleva la dérive.

L’ajout d’un moteur auxiliaire de 40 cv permit d’atteindre une vitesse de 6 noeuds.

La Vague, photographie revue Le Yacht
La Vague, photographie revue Le Yacht

Egalement, un ré aménagement complet permit de placer le moteur sous le cockpit. Des soutes crées sur bâbord et tribord permettaient de ranger les voiles.

La Vague, plan Sahuqué. Photographie revue Le Yacht
La Vague, plan Sahuqué. Photographie revue Le Yacht

Le 30 juillet 1927, la Revue Le Yacht, retraçait une croisière menant du Havre au vieux port de Marseille. Au total, un capitaine au long cours et quatre hommes devaient composer l’équipage. Le dernier fut malade pendant l’ensemble de la traversée et on lui confia le nettoyage du matériel du cuisine lors des rares éclaircies. Le troisième ne se présenta pas à l’embarquement. Fort heureusement, les deux autres étaient de rudes marins dieppois et ils manoeuvrèrent les 350 mètres carrés de voile sans difficultés.

La Vague, chantier Bonnin et Damon. Photographie Le Yacht
La Vague, chantier Bonnin et Damon. Photographie Le Yacht

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Alcyon, le bateau de pêche mixte

Alcyon, le bateau de pêche mixte

Alcyon, le bateau de pêche mixte Alcyon est venu augmenter la flottille des unités motorisées du Bassin d’Arcachon en janvier 1914.

Le bateau bateau de pêche mixte Alcyon
Le bateau bateau de pêche mixte Alcyon

Alcyon, chantier Pradère & fils

Notons que, c’est le chantier L. Pradère & fils de Gujan-Mestras qui l’a construit pour le compte de Monsieur Frédureux, armateur.

Voici les caractéristiques d’Alcyon: Longueur totale: 13,60 mètres Longueur de flottaison: 10,30 mètres Largeur au livet de pont: 3,60 mètres Largeur de flottaison: 3,6 mètres Creux de quille: 1,55 mètre Tirant d’eau: 1,10 mètre

Alcyon du chantier Pradère & fils
Alcyon du chantier Pradère & fils

Alcyon jaugeait environ 1 tonnes et maté en dundee, sa surface de voilure était de 61 mètres carrés. Le lest intérieur, prévu lors de l’élaboration du plan fut remplacé à la construction par une fausse quille en fonte. Elle augmenta sensiblement sa stabilité.

Ajoutons que, son moteur était un Triton à deux cylindres. Il fonctionnait à deux temps, au pétrole lourd et développait une force d’environ 16 HP.

Ce bateau de pêche mixte était un excellent compromis entre son comportement marin et ses lignes gracieuses et élégantes. Le chantier Pradère & fils jouissait d’une réputation méritée. Ainsi, Alcyon alliait robustesse et légèreté permettant au moteur d’obtenir une bonne vitesse.

Alcyon, le bateau de pêche mixte
Alcyon, le bateau de pêche mixte

Egalement, le pont, vaste et commode, rendait le travail des marins à bord facile en permettant des manoeuvres rapides et confortables.

Son aménagement intérieur était le suivant: A l’avant, il y avait un petit poste de pilotage pour l’équipage. Ensuite, venait la cale aux doris (sur Alcyon ils étaient disposés en travers et non en long, comme l’habitude le faisait). Puis, la chambre du moteur et enfin, une grande cale arrière pour arrimer tout le matériel de pêche.

Energie, calme et hardiesse

Ainsi prêt, Alcyon partit en mer où il donna toute satisfaction.

Précisons que, ce bateau de pêche mixte dut, comme tous les autres malheureusement, montrer ses réelles qualités nautiques dans les passes du Bassin d’Arcachon…. Si difficiles et dangereuses, elles exigeaient des marins sardiniers un courage et un sang-froid peu communs. L’audace de ces pêcheurs allait parfois jusqu’à la témérité, quand sur leurs embarcations ils franchissaient la Barre.

C’est une des particularités des marins du Bassin d’Arcachon. Leur goût pour les campagnes lointaines nécessitait des qualités d’énergie, de calme et de hardiesse, qui font les véritables hommes de la mer…

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Source: Le Yacht

Un canot de bossoir à moteur

Un canot de bossoir à moteur

Ce canot de bossoir à moteur de 4 mètres de long à été commandé par Monsieur Neideker, propriétaire de la goélette américaine Argus (ex Yveline).

Un canot de bossoir du chantier naval Bossuet
Un canot de bossoir du chantier naval Bossuet

Son choix s’est porté sur l’architecte Joseph Guédon pour le dessiner. Ce petit canot à bossoir, large et creux, ne devait pas dépasser 200 kg et devait atteindre la vitesse minima de 10 km heure avec quatre personnes à bord.

Joseph Guédon à donc réalisé les plans de ce joli canot et c’est le chantier naval Bossuet d’Arcachon qui l’a construit.

Sa coque est à clins, en acajou. Monsieur Bossuet à ainsi exécuté un véritable objet d’ébénisterie, très soigné dans tous ses détails.

En outre, le choix d’un moteur léger s’imposait. C’est donc un Acher à deux cylindres qui à été choisi. Ce moteur souple et très sur, souple et exempt de toute vibration,assurait une vitesse de 12 km heure.

Source Le Yacht

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Le yacht-monotype de F. Picamilh

Le yacht-monotype de F. Picamilh

Le yacht-monotype de F. Picamilh date de 1898.

Le yacht monotype de F. Picamilh
Le yacht monotype de F. Picamilh

Monsieur Picamilh dessina un plan de yacht-monotype d’après le règlement de la Société du monotype d’Arcachon.

En premier lieu, elle stipulait les dimensions suivantes:

Longueur totale 7.50 à 8.00 mètres Longueur à la flottaison 6.00 à 6.50 mètres Bau 2.30 mètres Tirant d’eau 0.50 mètre

Alors, Monsieur Picamilh qui assistait aux réunions entre yachtmen pour élaborer ce règlement, en a tenu compte dans ses plans.

Un yacht-monotype “spécial bassin”

Le yacht-monotype de Mr Picamilh
Le yacht-monotype de Mr Picamilh

Le bateau en premier lieu devait être approprié au “régime” du Bassin d’Arcachon et utilisable en promenade.

Le tout “bien pensé”

Certains yachtmen risquaient, pensait Monsieur Picamilh, de trouver trop faible la saillie d’arrière. Or il était convaincu que de partager au plus près entre les deux extrémités, la longueur disponible pour les élancements, était la meilleure des solutions.

“Dans un yacht si petit, à carène sans profondeur et à lignes de dégagement forcément très clichées, la voûte relèverait peu et se trouverait près de l’eau. Par exemple, en eau calme, avec de la vitesse, la vague de l’arrière trouvant au-dessus d’elle la résistance de la voûte, soulèverait le yacht qui, poussé par l’arrière, plongerait de l’avant. Aussi, avec un clapotis profond et court, comme celui du Bassin d’Arcachon, l’inconvénient dont je viens de parler serait encore plus sensible. La crête de chaque lame, en passant sous la voûte, trouverait, à mon avis, une surface d’oeuvres mortes trop considérable par rapport à celle de l’avant. Il y aurait alors un soulèvement violent de l’arrière et une tendance à enfourner fort désagréable, d’autant plus accentuée que l’avant est chargé par le fardage tout en ayant un déplacement in ferveur à celui de l’arrière. Le tangage, au lieu d’être égal et doux, deviendrait, avec de la mer, un mouvement très brusque, comme une chute de l’avant dans chaque creux.”

Un yacht-monotype maniable

Le yacht monotype devait être facilement maniable par un homme seul.

Les caractéristiques du yacht-monotype
Les caractéristiques du yacht-monotype

Un “amateur” devait être en mesure de pouvoir sans peine le ramener au mouillage en cas de panne à l’aviron. En effet, son poids de 400 kg le permettrait aisément. Sa grand voile avec une seule drisse simplifiait le gréement. En outre, sa dérive de 70 kg, munie d’un palan agissant sur un levier très long diminuait l’effort pour la hisser.

Un yacht-monotype pour 5 ou 6 personnes

Tout en étant de juste grandeur pour un seul homme, ce yacht pouvait aussi accueillir 4 ou 5 passagers. Grâce à l’évasement assez accentué de ses oeuvres mortes, évasement lui permettant de porter sa toile avec un lest relativement faible, le bateau pouvait recevoir environ 370 kg, soit 4 ou 5 passagers pour une immersion de 0.05 mètre environ.

Plan du yacht-monotype
Plan du yacht-monotype

Le franc bord était dessiné volontairement afin de rendre le bateau plus sur par forte brise et plus marin dans l’eau agitée. Ainsi une réserve de flottabilité était accentuée.

Un bateau pour le plaisir

L’embarcation projetée devait être commode et confortable. Essentiellement, elle devait être utilisée pour des promenades dans les zones peu profondes du bassin.

A cette fin, le dérive était presque entièrement logée dans le plancher. Le cockpit était vaste, muni de trois bancs et entièrement dégagé. Une “caisse” de 1.10 prévue, munie d’un couvercle, permettait de prévenir les embruns avec le clapot.

Egalement, si le bateau s’échouait quelques heures, son équipage à bord, il restait stable et agréable.

Les caractéristiques du yacht-monotype

Monsieur Picamilh espérait alors, que son monotype conviendrait à d’autres stations de yachting. A cette fin, il se proposait de l’adapter si besoin en fonction des demandes, en augmentant sa voilure ou en abaissant son lest….

Affaire à suivre.

Source: Le Yacht

Avec l’aide bienveillante de Jean-Paul Deyres

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I. Zisly, imagine “L’épreuve”

I. Zisly, ostréiculteur à Andernos, écrivit en 1879 au rédacteur en chef de la “Revue des Sports”pour l’informer de “L’épreuve”.

I. Zisly crée “L’épreuve”

Partant du principe que seuls les Américains et les Anglais à cette époque avaient le courage et l’audace de relever des défis extraordinaires, I. Zisly décida de les concurrencer.

Baleinière d'Arcachon dessinée par Monsieur Sahuqué, voilure différente de "Epreuve"
Baleinière d’Arcachon dessinée par Monsieur Sahuqué, voilure différente de “Epreuve”

Jamais personne avant lui n’avait bravé la mer seul à bord d’un navire pendant plusieurs jours et sur une aussi longue distance. Notre ostréiculteur andernosien créa ainsi “L’épreuve”. Une navigation en solitaire, sans escale ni “relâche”.

En 1878 une traversée de l’océan avait été tenté sur le “Nautilus” mais avec deux équipiers, navigation plus longue, certes, mais moins périlleuse. Vers 1858 c’est un bordelais, Léon Ducoste, qui tenta une expérience analogue, mais seulement d’Arcachon à Nantes et accompagné par ses deux chiens pour tout équipage.

“L’épreuve” le ferait partir d’Arcachon pour rejoindre Douvres, soit plus de 300 lieues de navigation. Le départ était prévu entre le 25 et le 30 avril 1878.

I. Zisly allait affronter le danger incessant de la côte au risque d’être drossé par des vents violents. Il connaissait parfaitement les pires dangers à venir tels que les passes d’Arcachon, le Pertuis, le raz de Sein, Ouessant et enfin l’entrée de la Manche bien connue des navigateurs.

"L'épreuve" Arcachon - Douvres
“L’épreuve” Arcachon – Douvres

Il imaginait réaliser cet exploit en 15 ou 20 jours en supportant seul les éléments, la fatigue et surtout le sommeil.

La baleinière “Epreuve”

Sur une baleinière baptisée “Epreuve” il partirait à la conquête de la gloire. Mentionnons que, c’est Auguste Bert, le charpentier de marine émérite qui dessina et construisit “Epreuve” dans son chantier naval de l’Aiguillon à Arcachon.

Elle mesurait 6 m de long, 2 m de large pour un tirant d’eau de 0,80M pour un poids de 2 tonneaux et demi.

Egalement, des cloisons étanches étaient prévues à l’avant et à l’arrière pour le rendre insubmersible. Elle était “ponté en grand” avec juste une place pouvant contenir le “patron”.

De même, la voilure composée d’une grand voile carrée de petite dimension lui permettrait de tenir la cape par gros temps.

Nul doute que, Auguste Bert avait minutieusement calculé les capacités de ce bateau pour louvoyer par tous temps.

I. Zisly demanda donc dans sa lettre à la “Revue des Sport” d’inviter l’ensemble des sociétés nautiques à suivre son périple.

Je n’ai rien trouvé concernant la traversée, est-il vraiment parti?

Je recherche des détails afin de compléter cet article. Tous vos commentaires seront les bienvenus. Bien entendu, les personnes qui seront en mesure de m’aider en contribuant seront citées.

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Source: la Revue des Sport

La pinasse de Joseph Guédon

La pinasse de Joseph Guédon

La pinasse de Joseph Guédon est apparue en 1928.

Cette année, il décida de remédier aux “inconvénients rédhibitoires et pires dangers” des pinasses….

Plan de pinasse 1
Plan de pinasse 1

A cette époque, l’usage de la pinasse d’Arcachon se généralisait, tant dans la plaisance que pour le travail.

Pinasse d'Arcachon
Pinasse d’Arcachon

Sa facilité d’échouage, sa solidité et la facilité de ses réparations son faible coût constituaient un avantage certain. Mais il s’est vite avéré compliqué de gérer son manque de stabilité pour ses passagers.

Aussi, Joseph Guédon eut l’idée d’adapter à ce type de bateau une maîtresse section nouvelle formée de cinq plans et même davantage.

"Pinasse d'Arcachon nouveau modèle"
“Pinasse d’Arcachon nouveau modèle”

Examinons la figure 3

On remarque que l’élargissement considérable, tant au dessus de la ligne de flottaison qu’en dessous. En augmentant le volume de la carène il donnait une réserve de gîte plus importante.

Mais encore, les angles formés par une pièce de bois sur toute la longueur du bateau accroissent également sa solidité.

Joseph Guédon en modifiant et améliorant ainsi les plans habituels souhaitait augmenter encore davantage cette “vogue” de la pinasse sur le Bassin d’Arcachon.

Alors, il prit soin de déposer les dessins, figures accompagnés des légendes très documentées et sa revendication du titre de propriété du titre “Pinasse d’Arcachon nouveau modèle” au Tribunal de Commerce de Bordeaux.

Néanmoins, les plans étaient cependant à la disposition des personnes intéressées.

Le premier exemplaire

C’est pour le docteur Duplanté d’Arcachon que le premier modèle fut construit. Ainsi, cette première embarcation allait permettre d’établir un type standard devant réaliser, pour sa taille, toute la tenue et le confort désirables avec un prix modéré.

C’est la longueur de 7 mètres qui fut choisie afin de profiter des tarifs de transport en chemin de fer. Sa largeur ne devait pas dépasser 1,88 mètre et son tirant d’eau 0,50 mètre.

Le bateau était pourvu d’un petit roof de 1,40 mètre, pouvant abriter quatre personnes. Le moteur prévu faisait 5 à 8 cv permettant d’assurer une vitesse de 6 noeuds.

Notons que, sur cette petite embarcation, était prévu un mât léger facilement amovible, avec une voilure unique de type bermudien sans foc.

Source: Gallica

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Almée II

Almée II

Almée II, le cabin-cruiser construit sur le Bassin d’Arcachon gagna la course du Pavillon Azur en 1949.

Le Pavillon Azur

Le Pavillon Azur était une course crée le 21 octobre 1948 à Bruxelles.

Almée II vainqueur du Pavillon Azur
Almée II vainqueur du Pavillon Azur

Ainsi, dès l’année suivante, 14 yachts de plusieurs pays européens participaient :Italie, Principauté de Monaco, Angleterre et la France.

Dès lors, la Mediterranée se dotait d’une grande croisière internationale motonautique qui ralliait chaque année dans un port d’une nation riveraine nombre de yachts venant de toutes parts et arborant les couleurs du Pavillon d’Azur.

C’est l’Italie qui fut choisie comme premier port pour lancer cette course. Ainsi le Yacht Club Tigullion fut chargé de l’organisation.

Le but étant de réaliser une course sympathique et fraternelle entre marins européens passionnés.

Le principe était d’effectuer 24 heures de navigation effective pour ralier un port à un autre.

Alors, 1949 c’est « Almée II » appartenant à Monsieur Jacques Menier, President du Yacht Motor Club de France qui gagna.

Almée II, pinasse ou cabin-cruiser?

D’une façon générale, la presse de l’époque utilisait souvent le mot “pinasse”ou “pinace” pour designer ces cabin-cruisers bien différents de nos pinasses traditionnelles.

Mentionnons que, la revue Le Yacht présentait AlméeII comme étant une ancienne « pinasse transformée» du bassin d’Arcachon (dans le motonautisme on trouve le mot « pinasse » souvent utilisé pour des “cabin-cruisers” bien différents de nos « pinasses » locales..). Nous les appelons “Bateaux classiques”. Ils furent très en vogue dès la fin de la Première guerre mondiale permettant de parcourir de longues distance en assurant un confort idéal.

Almée II mesurait 14 m pour 9 t. Elle était équipé d’un moteur Gray de 150cv. Il est possible d’imaginer qu’elle sortait du chantier naval Eyquem de La Teste comme Mermousse que nous pouvons croiser sur le bassin. Les chantiers Bonnin, Boyé en ont construit également…

Affaire à suivre.

Source: Le Yacht

https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/2020/12/22/pinasse-2/

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Le monotype de Joseph Guédon

Le monotype de Joseph Guédon

Le monotype de Joseph Guédon avait été adopté définitivement le 11 juin 1935 par la Société de la Voile d’Arcachon, ancêtre du C.V.A.

Des monotypes sur les plans de Joseph Guédon, construits par le chantier Barrière et grées par la voilerie Claverie
Des monotypes sur les plans de Joseph Guédon, construits par le chantier Barrière et grées par la voilerie Claverie

Plus tard, dit-on, les plans perdus…. c’est le plan de Mr Audoin qui a été retenu.

Cependant, en 1933, Joseph Guédon écrit  au magasine Le Yacht.

Joseph Guédon à Arcachon, monotype
Joseph Guédon à Arcachon, monotype

Voici sa lettre

« Lors de mon séjour à Paris, à l’occasion du Salon Nautique, il m’a été donné de causer avec de nombreux yachtmen et de recueillir leurs desiderata d’une embarcation à placer entre les mains des débutants, dans les conditions économiques, leur assurant cependant toute la sécurité désirable.

Monotype Joseph Guédon
Monotype Joseph Guédon

A la suite de ces conversations, j’ai dressé les plans d’une embarcation à dérive de 4.30m, inspirée des canots de 4m de la Société de la Voile d’Arcachon, toujours en vogue, malgré la création datant de quarante ans de cette série.

Monotype de Joseph Guédon
Monotype de Joseph Guédon

Voici les particularités et dimensions de cette embarcation de type sharpie:

Longueur totale: 4.30m …………………….de flottaison: 4.035m Largeur extérieure: 1.55m ……………………..à la flottaison: 1.28m Creux de quille: 0.50m Tirant d’eau: 0.17m ……………….avec gouvernail abaissé: 0.26m ……………….avec dérive abaissée: 0.88m Poids du bateau dans les lignes du plan: 310kg Surface vélique: 10.25m2

Monotype Joseph Guédon

La construction des pièces majeures étaient en chêne, les couples en acacia ployé, les bordés et les accastillages en pin.

Le tout réalisé avec des bois de première qualité, assurant un très long service à cette embarcation ainsi qu’un échouage facile et une mise à l’eau simple.

La maniabilité avait été poussée à l’extrême par une voile unique au tiers du type compensé demandant une simple drisse et une écoute, à l’exécution complète de toute autre partie du gréement quelconque, qualité de toute importance dans les petits bateaux.

Joseph Guédon à Bordeaux, monotype
Joseph Guédon à Bordeaux, monotype

Certains spécialistes de la région d’Arcachon, consultés pour l’exécution de cette embarcation et acceptant toute surveillance et contrôle de construction et de livraison, seraient à même de fournir ce bateau avec armement complet moyennnant une somme de 1.850 francs et pour une série de dix bateaux.

Les mototypes de Joseph Guédon sur la plage d'Arcachon
Les mototypes de Joseph Guédon sur la plage d’Arcachon

Ce modèle , je n’en doute pas, répondrait au programme exposé, comme aux nécessités de l’heure présente. Et rappelant le glisseur, par ses formes, il pourrait utiliser un moteur hors-bord dans les meilleures conditions. »

Alors, plans perdus?

Joseph Guédon

Cet article comme tous les autres et à compléter en fonction de votre aide. Tous les contributeurs seront nommés ainsi que leurs sources.

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Article réalisé avec le concours de Jean-Paul Deyres.

ponton bassin arcachon

Les pontons

L’histoire des pontons du Bassin d’Arcachon..

Les gardiens des parcs à huitres

Les parcs à huîtres du bassin d’Arcachon ont toujours été victimes des forfaits de certaines brebis galeuses…

Pour les protéger et dissuader les contrevenants des pontons de garde ont été mis à l’ancre au milieu des parcs.

Les pontons de garde du Bassin d’Arcachon

Ainsi, sur cette gravure de Kaufman datée de 1892 nous permet de voir un ponton de garde ancré dans le bassin vers lequel se dirige une pinasse à rame.

Un ponton de garde au milieu du Bassin d'Arcachon, Gravure de 1892
Un ponton de garde au milieu du Bassin d’Arcachon, Gravure de 1892

Les gardes étaient assermentés par la justice et quand, de Noirmoutier, on a fait venir des grandes quantités d’huitres, grâce à ses gardiens très spéciaux, elles étaient en sécurité.

Les pontons ressemblaient étrangement aux roulottes des bohémiens..

Les pontons du Bassin d'Arcachon
Les pontons du Bassin d’Arcachon

Ils étaient formés d’une coque ventrue  surmonté d’un roof immense duquel on voyait la cheminée d’un poêle à bois sortir.  Leur intérieur modeste offrait un coin repas et une partie nuit.

De postes de garde à habitations..

En 1877,  50 pontons payaient une taxe de stationnement dans le port de La Teste. On peut ainsi imaginer la quantité incroyable de pontons qu’il y avait alors sur le bassin!

Rapidement les pontons ont été utilisé comme logements et ateliers par les parqueurs. Certains servaient  aussi de réservoirs pour stocker les huîtres avant de les ramener dans les ports.

À cette époque les déplacements à la rame ou à la voile étaient  très longs. 

Grâce à ces habitations rustiques  on a pu rentabiliser les zones de culture en restant sur place. 

Les pontons du Bassin d'Arcachon
Les pontons du Bassin d’Arcachon

On imagine que ces pontons étaient tractés par deux ou trois pinasses qui  utilisaient les courants et les marées pour les amener à leurs places définitives.

Peut-être que les premiers vapeurs du Bassin d’Arcachon ont aidé également à les tracter?

Puis, au fil des années, comme le montrent les cartes postales du début du siècle, les pontons ont été installés sur le bord de la plage de la côte Noroit. 

L’utilisation des pontons en habitation est une des explications possibles de l’origine de la colonisation de ce côté du bassin par les pêcheurs de La Teste et Gujan

Certaines photographies montrent également des pontons qui semblent être au milieu des pins. Peut-être ont-ils été déplacé lors  de fortes marées?

Et les temps changent..

Ainsi, l’apparition des premiers moteurs marins en 1905 et la motorisation en série des pinasses, les ont fait disparaitre progressivement. Les déplacement devenaient ainsi rapides et le travail simplifié.

Les pontons du Bassin d'Arcachon
Les pontons du Bassin d’Arcachon

Les dernière demeure connue de gardien de parc date de 1930.

Sur la plage de l’Aiguillon vers 1940 il y avait encore un ponton échoué et un autre sur le” Truc de la carène” à La Teste

Progressivement comme dans le village de l’Herbe, ils ont été remplacés par des cabanes.

En 2017 un des deux  derniers pontons qui se trouvait dans un jardin de la conche du Mimbeau a été démoli et remplacé par un cabanon de jardin..

Le tout dernier est au bord de la plage au village de l’herbe. Il a été recouvert d’une toiture, il est à la villa “le Vieux Ponton”. 

http://palcf.fr

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Talisman

Talisman, chantier Eyquem.

Talisman est selon la légende le nom donné par MarcEyquem en référence à un galion de Louis XIV échoué sur un banc de sable.

En effet, ce nom est à lui seul symbole de mystère, de magie et de pouvoir.

Photo Chantier Nicolas

L’histoire de Talisman

En 1952, Marc Eyquem, charpentier de marine à La teste de Buch part faire fortune en Afrique. Il parle avec amour de son bateau qu’il appelle son «joujou»:

«Depuis ma plus tendre enfance, je rêvais d’avoir un joli bateau, je n’ai jamais pu réaliser mon rêve en métropole, c’est en Afrique que j’ai pu m’offrir ce luxe.» dit-il.

Talisman le “joujou” de Marc Eyquem,
Photo Chantier Nicolas

Ainsi, la construction Talisman a débuté en 1969 pour s’achever en 1971. Le bateau navigue au Gabon.

Talisman,
Photo Chantier Nicolas
Sur la Garonne, photo Chantier Nicolas

Sa construction a nécessité quatre mètres cubes de bois.

Tout a été pensé dans les moindres détails. En effet, c’est un bateau qui peut même braver les océans. Puis, racheté quelques années plus tard, Talisman a subi quelques modifications au cours d’une restauration. ”

Son moteur d’origine est un Renault-Couach.

Avis de recherche..

Quelques années plus tard, un soir de réveillon, le bateau plein de victuailles, est volé. Alors, à l’initiative de son propriétaire, une chaîne de solidarité est créée pour le rechercher. Heureusement, «Talisman» est retrouvé dix-sept jours plus tard à Rio Campo à la frontière du Cameroun et de la Guinée équatoriale.

Ce bateau fait partie de la vie de Marc Eyquem, il est le symbole de sa réussite mais aussi la pièce maîtresse de sa vie c’est pour- quoi il décide de le faire rapatrier sur sa terre natale en France, à La Teste sur le Bassin d’Arcachon en 1991. En l’absence des propriétaires, Christian Duboy, petit cousin de la famille, doit veiller sur le bateau.

Finalement, en juillet 2011 Talisman à été mis aux enchères lors d’une vente quai de Queyries.

Sources: WWW.al-nicolas.com sudouest.fr

https://www.facebook.com/groups/688684661289456

https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/2020/12/21/le-chantier-raba/