L’Angelus

L’Angelus

L’Angelus est un bateau de pêche qui appartenait à Monsieur C. Cameleyre et à Monsieur Duluc.

L'Angelus bateau du Bassin d'Arcachon pour la pêche à la sardine
L’Angelus bateau du Bassin d’Arcachon pour la pêche à la sardine

Depuis les timides essais du début du siècle, grâce au travail d’Albert Couach et d’Auguste Bert, le tonnage des bateaux à moteur ne cessait d’augmenter. Et oui, le Bassin d’Arcachon était à l’avant garde de ce nouveau mode de propulsion qui allait révolutionner la navigation.

Les armateurs Cameleyre et Duluc choisirent le chantier naval de Louis Darcard de Gujan. C’est la maison Couach qui réalisa la motorisation.

Ce petit navire tenait fort bien la mer. Ses lignes harmonieuses et sa coupe élégante séduisirent la revue Le yacht, qui y consacra un article.

Notons que, l’Angelus mesurait 15.10 de longueur, 3.60 de largeur et son tirant d’eau était de 1.20 mètre.

Son moteur comme ceux de presque tous les bateaux de pêche d’Arcachon, était un moteur Couach. Couach était à cette époque leader et sa réputation incontestée.

Il s’agissait d’un 25 HP, 4 cylindres. Il permettait au bateau d’atteindre une vitesse de 8 noeuds.

Son aménagement intérieur était pratique et répondait parfaitement aux exigences de la pêche à la sardine. Le poste d’équipage était petit. A l’avant il y avait une cale pour accueillir marins et la chambre du moteur. La cale arrière contenait le matériel: rogue, filets, etc.

Le pont était très dégagé et offrait une place considérable ce qui rendait les manoeuvres faciles. L’homme à la barre avait sous la main le levier du moteur et pouvait gouverner seul ce bateau.

Ajoutons qu’une petite voilure permettait à l’Angelus de rentrer au port le plus proche en cas de panne moteur. Cette voilure était constituée par un foc, une voile au tiers et un tape-cul.

Source Le Yacht

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Le ketch M’Amie

Le ketch M’Amie

Le ketch M’Amie a été construit pour le baron de Maynard de La Rochelle en 1913.

Le ketch M'Amie, chantier Bonnin
Le ketch M’Amie, chantier Bonnin

Il a fait appel au chantier naval Bonnin de Lormont et sur les plans et la surveillance de l’architecte Joseph Guédon.

Le ketch M’Amie, description

Voici ses dimensions: Longueur totale 14.40 mètres Longueur de flottaison 10.74 mètres Largeur au fort 3.44 mètres Tirant d’eau 2.32 mètres

Notons que, c’est Claverie d’Arcachon qui a réalisé sa voilure dont voici les dimenssions: Grand voile 46.488 m2 Artimon 33.378 m2 Trinquette 17.670 m2 Foc 19.200 m2

Le ketch  M'Amie par Joseph Guédon
Le ketch M’Amie par Joseph Guédon

Son grand mât, le mât d’artimon et le beaupré était en pin rouge. Les autres bois de mâture étaient en spin blanc.

Le ketch M'Amie, sections transversales
ALe ketch M’Amie, sections transversales

Ajoutons que, sa construction de ce yacht était particulièrement robuste Sa quille, l’étrave, l’étambot, les longes de voûte, les barrots étaient en chêne. Les bordés de carène et du pont étaient en pin de Colombie et les aménagements en acajou et pin de Colombie.

Son lest était formé d’une quille en fonte de 9.000 kg et 1.200 kg intérieurement.

Les aménagements du ketch M’Amie

Ainsi, ses aménagement furent étudiés avec le plus grand soin et à tel point, qu’il était difficile de surpasser ce confortable dans un yacht de cette grandeur.

Le poste à l’avant, était suffisant pour trois hommes. L’office et cuisine se disaient suite. Le salon était vaste, les armoires et caissons nombreux. Il comprenait des couchettes en abord et des banquettes sofas.

Ensuite, sur bâbord de la descente se trouvait un canapé avec dossier, et des étagères pour les pavillons. A tribord se trouvaient un cabinet de toilette et un WC.

Le ketch M'Amie
Le ketch M’Amie

La cabine arrière possédait deux couchettes, avec banquettes, armoires, caissons et lavabo pliant complet.

A l’arrière, un grand cockpit étanche, orné de coussins sur le pont, permettait à huit personnes de s’asseoir.

De surcroît, un appareil à roue et vis sans fin remplaçait la barre franche à gouverner.

De plus, l’armement était des plus complets et le guideau avait deux barbotins de diamètres différents minis de poupées de halage. Enfin, les chaines des deux ancres étaient articulées et pourvues de stoppeurs.

Le baron de Maynard souhaitait pouvoir naviguer en sécurité, avec confort avec sa famille. Egalement, il voulait également un yacht très maniable afin d’avoir un équipage réduit.

Au cours de ses croisières sur la côte, le M’Amie, ayant à bord son propriétaire et deux hommes d’équipage, faisait preuve d’excellentes qualités nautiques. Ainsi, même par des temps très durs, M’Amie se comportait parfaitement.

Monsieur le Bron de Maynard ne tarissait pas d’éloges sur son petit cruiser. Ainsi, une fois de plus Joseph Guédon et le chantier naval Bonnin était à l’honneur. Mais, que leur réputation n’était plus à faire.

Les plans de base

Voici le plan qui ont servi à la construction de M’Amie . Joseph Guédon l’a personnalisé en fonction des demandes de son client.

Projet de plan de Joseph Guédon
Projet de plan de Joseph Guédon
Plan Joseph Guédon dont est inspiré le ketch M'Amie
Plan Joseph Guédon dont est inspiré le ketch M’Amie

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Source: Le Yacht

La pinasse Kimata

La pinasse Kimata

La pinasse Kimata de Madame Dupuy de Paris, a été construite chez Bonnin frères, d’Arcachon, en 1931. Notons que, c’est Joseph Guédon qui en avait dessiné les plans.

La pinasse Kimata du chantier Bonnin, Arcachon
La pinasse Kimata du chantier Bonnin, Arcachon

La pinasse Kimata, sa conception

Elle était conçue sur le principe des deux angles de chaque bords et à plans droits qui caractérisaient ce modèle tout spécial et déposé.

Ses dimensions étaient: Longueur totale 13.80 mètres Longueur de flottaison 12.34 mètres Largeur extrême hors bordé 2.73 mètres Creux 1.10 mètre Tirant d’eau 0.65 mètre

Les aménagements

Ses aménagements étaient des plus confortables pour un Day boat. Ils consistaient en un poste avant pour abriter un marin, et d’un cockpit de 2.75 mètres . De plus, son tillac surélevé permettait de placer plusieurs fauteuils.

Deux marches permettaient d’accéder à la cabine d’une longueur totale de 3.50 mètres, au salon de 2.60 mètres meublé de deux larges sofas de deux mètres. Il y avait également des étagères et des caissons aménagés sous les sofas prévus pour le rangement. Une petite pièce de 0.80, communiquant avec l’arrière. Elle contenait un WC à pompe, un cabinet de toilette, à nouveaux des armoires et une penderie.

Un grand cockpit occupait l’arrière où se trouvaient des banquettes circulaires.

Aussi, les moteurs étaient installés en abord et immédiatement après la cloison du roof. La timonerie était à tribord. Le patron en manoeuvrant son gouvernail, avait sous la main la commande des deux groupes marins qui étaient deux 4 cylindres de 20 / 25 cv Baudoin. Précisons qu’une dynamo commandée par un des moteurs fournirait l’éclairage.

Les arbres d’hélice, tuyautages et accessoires étaient en bronze. Ajoutons que, la vitesse en ordre de marche était exactement de 10 noeuds.

Ainsi, la pinasse Kimata, lancée le 30 mars dernier, a navigué pendant 15 jours à l’occasion des fêtes de Pâques. Au cours de deux mois et demi de navigations régulières sur le Bassin ou de fréquentes sorties à la mer, sous le commandement du patron au bornage et capitaine de chalutiers Monsieur Ragues, elle a donné des preuves de qualités nautiques et de tenue comparables à celles d’un bateau de sauvetage.

Un nouveau modèle satisfaisant

Les chantiers Bonnin ont construit en 1928 sur ce modèle, une pinasse de 12.50 mètres pour Monsieur Gonfreville. Puis en 1930 une de 12.50 mètres pour Madame Lacroix de Bordeaux. En 1931 une autre pinasse de 12.50 mètres pour Monsieur Grima.

Enfin, toutes établies sur les plans du modèle de Joseph Guédon, se faisaient remarquer sur le Bassin d’Arcachon par leur élégance et leur tenue, donnant à tous égards pleine satisfaction à leur propriétaire.

Source Le Yacht

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Un canot de bossoir à moteur

Un canot de bossoir à moteur

Ce canot de bossoir à moteur de 4 mètres de long à été commandé par Monsieur Neideker, propriétaire de la goélette américaine Argus (ex Yveline).

Un canot de bossoir du chantier naval Bossuet
Un canot de bossoir du chantier naval Bossuet

Son choix s’est porté sur l’architecte Joseph Guédon pour le dessiner. Ce petit canot à bossoir, large et creux, ne devait pas dépasser 200 kg et devait atteindre la vitesse minima de 10 km heure avec quatre personnes à bord.

Joseph Guédon à donc réalisé les plans de ce joli canot et c’est le chantier naval Bossuet d’Arcachon qui l’a construit.

Sa coque est à clins, en acajou. Monsieur Bossuet à ainsi exécuté un véritable objet d’ébénisterie, très soigné dans tous ses détails.

En outre, le choix d’un moteur léger s’imposait. C’est donc un Acher à deux cylindres qui à été choisi. Ce moteur souple et très sur, souple et exempt de toute vibration,assurait une vitesse de 12 km heure.

Source Le Yacht

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Le cutter Valentine

Le cutter Valentine

Le cutter Valentine a été construit en 1898 pour Madame Renouard d’Arcachon.

Elle choisit Joseph Guédon pour en dessiner les plans et le chantier naval Bonnin, fils & Cie qui était encore à Lormont, pour le construire.

Le cutter Valentine de Madame Renouard naviguant sur le Bassin d'Arcachon
Le cutter Valentine de Madame Renouard naviguant sur le Bassin d’Arcachon

Voici ses dimensions:

Les dimensions du cutter Valentine
Les dimensions du cutter Valentine

Notons que, c’est Monsieur Alain, voilier à Bordeaux qui a été retenu pour la voilure magnifique de ce cutter.

Le cutter Valentine était un cruiser rapide très remarqué. Il faisait partie d’une série de 4 bateaux, pratiquement identiques. Le premier de cette série fut Manon . Bien évidemment, sur un plan de Joseph Guédon, architecte naval numéro 1 de cette époque.

Joseph Guédon qui dessina  Valentine
Joseph Guédon qui dessina Valentine

La série a commencé en 1896 avec Manon appartenant à Monsieur Dours de Bayonne puis revendu à Monsieur Motelay. Suivirent Paulette de Monsieur Guiraud et Mousko de Monsieur Ferrière et enfin Valentine.

Ainsi, Valentine avait des lignes très fines, très suivies, dignes d’un véritable racer. Ses résultats en régates étaient excellents. Sur le Bassin d’Arcachon, malgré le clapotis, il portait sa toile admirablement. Son propriétaire pouvait naviguer par tous les temps, même parfois très mauvais en sécurité. Il confiait: ” ce qui est la meilleure façon de connaitre et d’aimer son yacht”.

Grâce à ses dimensions relativement grandes, le cutter Valentine possédait une cabine suffisante pour abriter ses passagers en cas de pluie.

Valentine, Manon et les autres, représentaient le yacht idéal.

Source Le Yacht

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Quel antifouling choisir?

Comment choisir et appliquer son antifouling?

Le fouling est l’ensemble des végétaux (algues) et des animaux (moules, coquillages) se développant sur les œuvres vives (partie immergée) de votre bateau.

Les conséquences sont une détérioration de votre carène ainsi qu’une augmentation de la résistance à l’eau ce qui entraine une vitesse de navigation moins élevée et une hausse de consommation de carburant.

D’où l’invention de l’antifouling, une peinture libérant des toxines (biocides) qui limitent le développement de ces organismes.

Le choix de l’antifouling se fera en fonction du type de bateau, de sa vitesse, du lieu de navigation (eaux chaudes ou froides) et de l’hivernage (à sec ou à flot).

Antifouling matrice dure:

Le taux de biocide dans ce type d’antifouling est élevé, ce qui lui donne une bonne résistance mécanique et une application possible en épaisseur. Destinés principalement aux bateaux rapides (supérieurs à 25 nœuds), qui échouent et pour les bateaux qui stationnent dans des zones à forts courants. Il est aussi conseillé pour les bateaux naviguant en eaux chaudes car les températures élevées favorisent le développement des salissures.

Antifouling matrice érodable:

L’antifouling à matrice érodable, comme son nom l’indique, s’érode au fil de la saison, jusqu’à complétement se dissoudre. Il est conseillé de passer plusieurs couches, car l’action chimique de l’eau, liée à l’action mécanique due aux mouvements du bateau, renouvelle chacune des couches.Destiné aux voiliers et aux bateaux à moteurs (vitesse inférieur à 25 nœuds).

Une matrice érodable permet de conserver une carène propre et lisse pendant plusieurs saisons. Antifouling pour coque aluminiumL’aluminium réagit mal avec le cuivre qui provoque une importante corrosion. Il faut donc impérativement appliquer un primaire pour deux raisons : améliorer l’accroche de votre antifouling spécial coque aluminium et isoler votre coque de l’émanation des antifoulings provenant des bateaux voisins.

Source:orange marine.com

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Ça baigne dans l’huile!

 Chacun s’est un jour posé la question : quelle huile est la meilleure pour mon moteur et pour l’inverseur de mon bateau ?

“Sans entrer dans une étude comparative des centaines de références d’huiles disponibles sur le marché, voici l’essentiel de ce qu’il faut savoir absolument :

Voici les 2 familles principales d’huiles.

– les Minérales qui contiennent très peu d’additifs. C’est la qualité de base pour un usage “tranquille”.

– les Synthèses contiennent certains additifs, ce qui les rendent plus onéreuses (plutôt réservées à un usage sportif, ce qui est rarement le cas d’un moteur de bateau inbord).

Pour indication, une bonne huile de synthèse diesel s’achète à environ 40 € les 5 litres.

Mais que signifie le grade?

Dans une huile de grade SAE 5W40 (*) :

– Le premier chiffre indique la fluidité à froid (plus il est petit plus c’est liquide, pour les régions ou pays ou il fait froid c’est l’idéal).

– Le second chiffre indique la fluidité à chaud (plus il est grand, meilleure est la lubrification à haute température).

(*) A l’origine, “W” correspondait à “Winter” indiquant ainsi que l’huile est compatible avec les 4 saisons (contrairement aux anciennes huiles qui n’existent plus, proposant une version pour l’été et une autre pour l’hiver).

Dans les faits, W n’est aujourd’hui plus qu’un séparateur entre les 2 indices de fluidité.”

Source Sème-cer-free.fr

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Le chantier de mécanique navale Boyé..

La famille Boyé est un des grands acteurs de notre Patrimoine Naval du Bassin d’Arcachon.

La mécanicien naval peut être assimilé à un travailleur de l’ombre…

Quand nous parlons de Patrimoine naval, immédiatement des grands noms d’architectes et de chantiers de construction viennent à notre esprit. Cependant, la mécanique navale à été décisive pour faciliter le travail des professionnels et accéder à la plaisance. La motorisation des pinasses à participé au grand bouleversement de leur structure, permettant de les rendre plus grandes, jusqu’a 12 mètres pour embarquer de huit à douze hommes pour aller pêcher la sardine. 

De grandes familles sur le Bassin ont œuvré corps et âme pour assouvir leur passion dans la discrétion. 

De 1930 à 1960, la famille Boyé a fabriqué des moteurs et marinisés des moteurs pour équiper les navires des plus célèbres chantiers navals du Bassin.

Voici un arbre généalogique simplifié pour nous aider à mieux comprendre.

A l’origine, Gabriel-Jean Boyé dit “Rémy” a créé en 1862 le “Chantier naval Boyé” digue est à l’emplacement actuel de Marine Plaisance.

Le chantier naval de Rémy Boyé.

Il y a travaillé avec son fils Dominique dit “Octave” à construire des bateaux bois et des pinasses pour la pêche et l’ostréiculture.

Dans une idée de complémentarité, son petit fils Elie, né en 1890, choisit se lancer dans la mécanique navale et partit faire son apprentissage dans l’entreprise de moteurs marins Castelnau à Arcachon en 1904.

Elie Boyé.

A cette époque, les entreprises Castelnau et Couach eurent l’idée très” moderne” de fabriquer des moteurs marinisés pour les adapter aux pinasses .Ces deux entreprises fabriquaient leurs propres moteurs monocylindres, appelés “cylindres borgnes” (sans culasses). Grace à eux, le travail des ostréiculteurs et des pêcheurs allait être transformé.

André et Christian Boyé au port de La Teste.

C’était la belle époque des “Pétroleuses”, avec leur bruit caractéristique, si doux encore à nos oreilles et dont Jean Cocteau disait qu’il était le “tam tam” du Bassin.

Les années folles avec une nouvelle clientèle de touristes célèbres et fortunés, marquèrent le grand début de la plaisance. Emile Dubourdieu inventa la “Pinasse de Monsieur” et beaucoup de chantiers se lancèrent dans un nouveau genre de navire avec des fonds moins plats que les pinasses et qui exigeaient des transmissions en ligne d’arbre directe (talon). 

Après son apprentissage, Elie fut ouvrier chez Albert Couach boulevard de la Plage vers 1908.

Atelier Boyé en 1929.

En 1920, il se lança à son compte car la demande de moteurs était grandissante et créa le “Chantier de mécanique navale Elie Boyé” situé devant le port de la Teste. 

Elie se lança dans la marinisation de moteurs B2 et B12 Citroën, des 402 Peugeot ainsi que des Fords double allumage (magnéto et delco) dans une recherche de sécurité. 

Moteur B2 Citroën.

Moteurs 402 Peugeot au banc d’essai.

Elie, dont le mauvais caractère était bien connu sur le port de la Teste, était dans son travail créatif, inventif, en recherche technique permanente.

Moteur B2 Citroên.

Le chantier de mécanique faisait fabriquer toutes les pièces à partir de ses propres modèles.

Tout était usiné par le chantier: les inverseurs, les collecteurs d’échappement, les culasses. Les pompes en bronze étaient entièrement usinées par le chantier, à l’exception des groupes et des embiélages qui étaient importés. 

Eli avait le premier, inventé un moteur a double allumage pour aller à la peêhe à la traïne en mer, pour assurer la sécurité en cas de panne.

Elie, le passionné, a consacré sa vie à transmettre à son fils et à son petit fils l’amour du travail bien fait.

La pinasse Jalousée d’Elie et André Boyé était équipée du premier moteur à arbre à came marinisé sur le Bassin. (avant les moteurs étaient latéraux).

La pinasse “Jalousée” à Saous devant la cabane du figuier.

André fit son apprentissage dans l’entreprise familiale en 1933 et en 1940 l’entreprise devint “Boyé et fils”.

André Boyé avec un ouvrier du chantier, peut être un navire du chantier Eyquem?

Pendant 4 générations la famille Boyé a fabriqué ses propres pièces en bronze, d’après ses propres modèles coulés en fonderie et usinés par leurs soins pour les montages à hélices relevables ( dit à crémaillère) comprenant: cardans, puits à crémaillère, manchons articulés, crosses, arbres d’hélice, boites à cardan avec presse étoupe, ainsi que toutes les pièces pour les montages des bateaux à talon.

Arrière d’une pinasse à hélice redevable (crémaillère).

Elie en 1955 prend sa retraite et André reprend l’entreprise sous le nom “André Boyé Mécanique Navale”.

Christian est rentré comme apprenti en 1960 et y travailla comme ouvrier par la suite.

Christian Boyé.

En 1985 Christian reprend à son tour l’entreprise sous le nom “Boyé Christian Mécanique navale. Fabrication et pose de pièces spécifiques de bord”. Au port de la Teste.

Christian Boyé, montage à talon sur une pinasse Raba.

La grande crise de l’ostréiculture a fait basculer l’entreprise vers la plaisance. Christian est devenu concessionnaire de la marque Yanmar, moteurs marins.

Christian a principalement travaillé avec son ami le Chantier Raba mais aussi avec Jean-Pierre Dubourdieu. Il motorisait et entretenait les vedettes et les pinasses qui sortaient des chantier. A chaque pinasse un moteur spécifique en fonction de la demande du propriétaire. 

En haut à gauche Franck Boyé, en bas à gauche Yann Legalloudec, au milieu Michel un oiuvrier du chantier, en haut à droite Jean-Francois Sanz, en bas à droite Christian Boyé au chantier.

Franck, le fils de Christian est lui aussi devenu mécanicien naval. Après trois années d’apprentissage dans l’entreprise familiale, diplôme en poche, il y est devenu ouvrier.

C’est Franck qui à remis en état ce moteur avec patiente et compétence pour qu’il soit exposé dans l’atelier familial…. Un B2 Citroën marinisé par Elie son arrière grand-père.

B2 Citröen marinisé par Elie et restauré par Franck

La pinasse de Madame Desmaret….

Christian Boyé et Michel Dieu sur la pinasse Raba de Madame Desmaret.

Madame Desmaret, était la propriétaire de la compagnie pétrolière Azur. Elle à commandé au chantier Raba un pinasse de 12,m50 Christian et Franck ont monté un moteur de 160cv Volvo, 6 cylindres….

Le jour des essais, Michel Dieu le marin, en testant le navire, a pratiquement fait basculer la pinasse en mettant barre toute malgré les flaps en inox….. 

Christian a pris sa retraite en 2005 et c’est Monsieur Vatskil qui s’est installé dans ce bâtiment depuis.

Merci à Christian Boyé de nous faire partager cette belle histoire familiale chargée d’émotions et de passions…..

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Pinasse à voile du Chantier Naval Raba

Le chantier naval Raba..

Christian Raba
Christian Raba

Le Chantier Naval Raba à été fondé en 1958 par Christian Raba. Il est installé à son emplacement actuel, près du port de La Teste de Buch, depuis 1962.

La Chantier Naval Raba, photographie Jean-Paul Deyres.
La Chantier Naval Raba, photographie Jean-Paul Deyres.

Christian Raba s’est en premier tourné vers la construction de bateaux utilitaires tels que les bateaux bacs. Il inventera la version “Cul de Poule” très caractéristique.

"Feu Vert", bac version "cul de poule"
“Feu Vert”, bac version “cul de poule”

Il construisit des pinasses à crémaillère pour l’ostréiculture en général motorisée par Christian Boyé.

Christian Boyé travaillant sur une pinasse Raba
Christian Boyé travaillant sur une pinasse Raba

Nous lui devons également des vedettes de pêche dont l’« Ouvre l’oeil » et le célèbre « Puma », navires associés à un légendaire pêcheur du Bassin d’Arcachon.

Progressivement les bateaux de plaisance vont prendre une place de plus en plus importante dans les activités du chantier. Des pinasses plus “cosies” apparaissent dans les années 70 ainsi que des vedettes à vocation familiale. Christian Raba a su à merveille créer des navires spacieux, confortables et parfaitement adaptés à notre plan d’eau si particulier.

Il a été un des premiers à offrir son savoir faire afin de préserver notre patrimoine en voie de disparition.

En 1985 avec la création de l’Amicale des Pinasseyres et avec le soutien actif des mairies du bassin, il construit 2 pinasses: Notre Dame d’Arcachon et Notre Dame des Passes.

"Notre Dame d'Arcachon" construite par le chantier Raba
“Notre Dame d’Arcachon” construite par le chantier Raba

Le nom du chantier est également à associer à la construction de la première réplique navigante d’un bac à voile en 1991 : le « Président Pierre Mallet », dont le dernier exemplaire navigant connu de ce bateau de travail typique du Bassin d’Arcachon a disparu avant 1914.

Le canot à vapeur “Ondine” labellisée BIP est aussi née au chantier Raba sur les plans de son propriétaire Eric Saubesty.

"Ondine" d'Eric Saubesty
“Ondine” d’Eric Saubesty

En 1994, Christian Raba prend sa retraite passant le flambeau à son gendre Yann Le Galloudec.

Cette même année, la Région Aquitaine choisit le Chantier Naval Raba et la société BPSA pour construire « Egretta », première pinasse à moteur électrique conjointement mis au point par l’Université de Bordeaux et Nanni Diésel.

Yann Le Galloudec, directeur actuel du chantier Raba, construit également des B.A.C sur mesure (Bassin Arcachon Cruiser) qui allient le style boisé des pinasses à la vitesse des vedettes. Ces navires aux coques en plastique bénéficient d’une grosse motorisation.

Photographie du chantier naval Raba
Photographie du chantier naval Raba

Cet été nous avons pu voir dans le port d’Arcachon la fameuse “Tabasco”. Une vedette rapide fabriquée sur mesure pour Olivier Dolz. Une vedette inspirée des pinasses traditionnelles qui représente à merveille notre savoir faire du Bassin d’Arcachon.

"Tabasco", d'Olivier Dolz, photographie Lionel Lartigue
“Tabasco”, d’Olivier Dolz, photographie Lionel Lartigue

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Le bac à voile “Pierre Mallet”

Le bac à voile “Pierre Mallet”

« Ce type de bateau a été choisi pour participer au concours Brest 92 « un bateau par port » afin de représenter le Bassin d’Arcachon.

Pierre Mallet était le nom du porteur du projet qui nous a malheureusement quitté en 1989, au lendemain de la première fête des bateaux en bois de Larros, organisée pour le lancement du projet.

Le bac à voile (comme le Pierre Mallet) a été imaginé et conçu par Auguste Bert, charpentier à l’Aiguillon. Ce même chantier ayant présenté un modèle de bac sous forme de maquette à l’exposition universelle de 1900, maquette qui nous a servie pour certains détails de gréement et de construction, et que l’on peut toujours voir exposée au musée d’Aquitaine.

Fin du 19ième / début du 20ième, apparaissent les premiers bacs à voile sur le bassin et sur les lacs environnants, bateaux à tout faire, ils servaient pour le fret (poteaux de mine, grave, sable et matériaux divers), notamment lors de l’aménagement des premières habitations sur la presqu’île pour le ravitaillement de ses habitants, mais aussi pour l’ostréiculture et la pêche (sardines l’été).

En 1920 le moteur commence à prendre le pas sur la voile, les bacs ne pouvant être au fait de leur construction ; motorisés, ils seront remplacés par des bateaux mixtes (Argo), construits à francs bords, armés d’une voile d’appoint au tiers avec la possibilité d’abattre le mat (jumelle palan) quand ils mettaient au moteur.Le déclin de l’activité (fret) amènera à l’abandon des bacs à voile, le dernier résistera jusqu’au milieu des années 30 (famille Peyrondet à LA TESTE).

Après sa présentation au Concours des Bateaux des Côtes de France de Brest 92.Le bateau continue à naviguer avec l’association – Les Amis du Bac à voile “Président Pierre Mallet” sur la Bassin d’Arcachon.

Notre but est de :faire naviguer le bac sur le Bassin et lors d’évènements particuliers,faire découvrir le Bassin d’Arcachon,Inciter la construction de nouvelles unités,participer à la vie maritime du Bassin.

L’objectif de voir d’autres bacs à voile naviguer a été un franc succès et actuellement une flotte de 12 bacs est active sur le bassin, plus un à Madagascar.

Des régates sont organisées pendant la saison estivale. Les bacs se retrouvent avec une autre série particulière du Bassin : les canots mixtes.

La vie de l’asso connait des temps forts tout au long de l’année.

Au printemps les membres se regroupent pour l’entretien du bateau.Un moment convivial pour les anciens et nouveaux adhérents pour qu’il découvrent sa construction, son entretien, sa vie.

Dès sa remise à l’eau, s’enchainent sorties, régates, apéros et le fameux concours de panier.Soit 90 sorties en moyenne par an, dont des projets particuliers tels que :BrestDouarnenezLa semaine du Golfe du Morbihan Les fêtes du Fleuve à Bordeaux Les Pertuis Charentais. L’association a reçu en don deux cabanes au bord du Bassin, dans le quartier de Bordes. La première a été transformée en QG pour recevoir les réunions, organiser les concours de panier et permettre aux adhérents d’avoir un lieu pour se retrouver. La deuxième sert de lieu de stockage et à terme “d’abri du marin”. »

Source: abv-president-pierre-mallet.com#pierremallet#bac#voile#association#quai#patrimoine#port#bassin#arcachon #patrimoine #naval#maritime#naviguer#brest#larros#gujan#mestras#argo#auguste#bert

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