La Vague

La Vague, chantier Bonnin et Damon. Dessin de M. Fillol. Revue Le Yacht
La Vague, chantier Bonnin et Damon. Dessin de M. Fillol. Revue Le Yacht

La Vague est un cotre de 32 tx à dérive construit pour le compte de Monsieur H. Linssen, du Yacht-Club d’Anvers. Monsieur Linssen était déjà le propriétaire des yachts L’Ondine et Elo de-Juny.

Destiné à naviguer surtout en Hollande, à circuler sur les canaux et à traverser de nombreuses écluses, Monsieur Linssen souhaita un tirant d’eau très réduit. Ce cotre alliait robustesse et élégance.

C’est l’architecte naval Georges Sahuqué, qui en dessina les plans.

Georges Sahuqué, architecte naval. Photographie collection JL. Bonnin
Georges Sahuqué, architecte naval. Photographie collection JL. Bonnin

Cet homme, certes moins célèbre aujourd’hui que Joseph Guédon, est à l’origine de très nombreux plans de yachts. Il était également, l’auteur d’une fabuleuse collection de dessins qui illustraient les articles de la revue Le Yacht pendant des années.

Publicité Georges Sahuqué, revue Le Yacht
Publicité Georges Sahuqué, revue Le Yacht

Le chantier naval de Lormont Bonnin et Damon fut chargé de sa construction.

Ce yacht arriva à Anvers, son port d’attache, très tard dans la saison, à la fin septembre. Ainsi, la première année, il ne put participer aux différentes régates de la région.

C’est donc dès la saison 1894 qu’il se mesura à ses concurrents du Yacht-Club d’Anvers.

Les caractéristiques de La Vague

Ses dimensions étaient les suivantes: Longueur totale 22,5 mètres Longueur à la flottaison 16,5 mètres Largeur extrême 5,3 mètres Tirant d’eau 1,60 mètre Tonnage de course 32 tx

La Vague, plan Sahuqué
La Vague, plan Sahuqué

Les formes de La Vague rappellent, bien que plus allongées, celles de l’Etincelle, le célèbre 5 tx.

Une maîtresse section très puissante, coulée longue et très appuyée dans les hauts. L’avant est très long en forme de coin. Notons que, l’étrave est très couchée avec une absence presque totale de brion. (Le brion (ou ringeot) est la partie de la coque d’un bateau située entre l’étrave et la quille. C’est à cet endroit que se situe un éventuel bulbe d’étrave). Egalement, la quille ne forme aucune saillie; elle est représentée par une large semelle qui lui sert en même temps de carlingue. C’est là que repose le lest, composé de 25 tx de plomb.

La Vague, plans Georges Sahuqué
La Vague, plans Georges Sahuqué

Ce cotre était muni d’une dérive portant 1000 kilos de plomb à sa base, et qui était actionnée par un tambour et une vis -sans fin manœuvrée depuis le pont.

De profil, il était très fin et élégant. Grâce à ses 425 mètres carrés de voile, l’ une de ses principales qualité était sa puissance.

Les aménagements de La Vague

Le salon, très spacieux comprenait deux couchettes de 1 mètre de large , deux banquettes canapés et quatre armoires et commodes. En avant du salon sur tribord, il y avait la chambre du propriétaire avec grand lit de 1,35 mètre, deux armoires, commode ainsi qu’un cabinet de toilette avec WC.

A babord, un couloir donnait accès à une cabine confortable; un second WC, l’office. A son extrémité on trouvait un poste d’équipage excessivement spacieux, pouvant comporter cinq couchettes et la possibilité de mettre une cuisinière. Il y avait aussi des placards et une armoire pour l’équipage.

Peut-être une dernière grande croisière en 1927..

De longues années plus tard, en 1927, La Vague naviguait toujours. Afin de faciliter ses manoeuvres, il fut tranformé dans les années 20. Grée en yawl, son tirant d’eau fut porté à 2,80 mètres par l’adjonction d’une quille et on enleva la dérive.

L’ajout d’un moteur auxiliaire de 40 cv permit d’atteindre une vitesse de 6 noeuds.

La Vague, photographie revue Le Yacht
La Vague, photographie revue Le Yacht

Egalement, un ré aménagement complet permit de placer le moteur sous le cockpit. Des soutes crées sur bâbord et tribord permettaient de ranger les voiles.

La Vague, plan Sahuqué. Photographie revue Le Yacht
La Vague, plan Sahuqué. Photographie revue Le Yacht

Le 30 juillet 1927, la Revue Le Yacht, retraçait une croisière menant du Havre au vieux port de Marseille. Au total, un capitaine au long cours et quatre hommes devaient composer l’équipage. Le dernier fut malade pendant l’ensemble de la traversée et on lui confia le nettoyage du matériel du cuisine lors des rares éclaircies. Le troisième ne se présenta pas à l’embarquement. Fort heureusement, les deux autres étaient de rudes marins dieppois et ils manoeuvrèrent les 350 mètres carrés de voile sans difficultés.

La Vague, chantier Bonnin et Damon. Photographie Le Yacht
La Vague, chantier Bonnin et Damon. Photographie Le Yacht

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Le canot à moteur Dadin

Le canot à moteur Dadin

Le canot à moteur Dadin est une création des ateliers Couach. Son propriétaire, Monsieur Renou de Juan-les-Pins, en reçu livraison en mars 1912.

Le canot à moteur Dadin. Photographie Lavergne
Le canot à moteur Dadin. Photographie Lavergne

Ainsi, ce canot-automobile était un cruiser très confortable , construit pour naviguer dans une mer agitée.

Il mesurait 9 mètres de long, 2,10 mètres de large avec un tirant d’eau de 0,70 mètre à l’arrière.

Notons que, à la demande des ateliers Couach ce sont les Pêcheries de l’Océan dont le responsable était Monsieur Grange qui construisirent la coque. Bordée en khangel, tous ses aménagements intérieurs étaient en teck.

Dadin , moteur Couach

Moteur Couach de 12 HP du Dadin
Moteur Couach de 12 HP du Dadin

Le moteur Couach en photographie ci-dessous, était un 12 HP à 4 cylindres et à 4 temps, de 100m/m d’alésage et de 120 m/m de course. Il tournait au régime de 550 tours.

Ainsi, la vitesse réalisée aux essais par le canot à moteur Dadin était très supérieure aux conditions du marché. Après avoir été acheminé par voie terrestre jusqu’à Nice, il gagna son port d’attache, Juan-les-Pins, distant de 28 km en 1H40, soit à la vitesse de 9 noueds.

L’histoire dit que Monsieur Renou a témoigné aussitôt à la maison Couach son entière satisfaction.

Alors, on peut imaginer ce canot-automobile faire sensation dans cette nouvelle station balnéaire de l’époque…..

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Source: Le Yacht

L’Horizon

L’Horizon fut construit par le chantier naval Bonnin de Lormont en 1898.

L'Horizon, chantier Bonnin 1898
L’Horizon, chantier Bonnin 1898

Joseph Guédon dessina ce yawl de 5 tonneaux pour un yachtman marseillais. Ensuite, il est devenu en 1913 la propriété de Monsieur Louis Simonnot. Enfin, Monsieur Lemoine, yachtman pratiquant et membre de la Société Nautique de Sète le racheta.

Publicité du chantier naval Bonnin en 1898
Publicité du chantier naval Bonnin en 1898

L’Horizon était une construction de très belle qualité et très robuste. Notons qu’il était destiné à de courtes croisières pour trois personnes. Ses qualités nautiques étaient parfaitement adaptées aux calanques de la Méditerranée.

Au début, sans moteur auxiliaire, grâce à son tape-cul et sa grand voile, il pouvait sous leurs effets conjugués et opposés, gouverner en arrière.

Sa voilure de chez Claverie lui donnait fière allure.

Les caractéristiques de l’Horizon étaient:

Longueur sur le pont 8.65 mètres Largeur au maître-bau 2.65 mètres Tirant d’eau 1.20 mètre Surface de voilure 60 mètres carrés

Les aménagements de l’Horizon

L'Horizon
L’Horizon

Ses aménagements comprenaient de l’avant à l’arrière:

Pour commencer, un poste contenant le matériel et un cadre. Puis, une cabine sous le roof où l’on se trouvait à hauteur d’homme. Elle contenait deux couchettes à transformation, une table, cinq armoires, des casiers à pavillons, et de tiroirs sous les couchettes qui le rendaient fonctionnel. Une claire-voie éclairait et abritait la cabine et une cloison avec porte la séparait du poste.

L'Horizon, 1898
L’Horizon, 1898

Comme sur la plupart de ces petits cruisers de Méditerranée, le cockpit était vaste car le climat y était doux. Egalement, deux banquettes longitudinales et de nombreux et grands caissons de rangement le meublaient. A l’arrière une soute permettait de ranger le matériel et les voiles.

La motorisation

Pour commencer, l’Horizon n’avait pas de moteur.

Monsieur Simonnot avait ajouté un Aster mono-cylindre de 9 cv, équipé d’une hélice Robin réversible. Placé sous le cockpit il propulsait le yacht à 6 noeuds.

Moteurs Baudoin
Moteurs Baudoin

Plus tard, un de ses nouveaux propriétaires l’équipa d’un moteur Baudoin de 10 cv.

Un yacht pour la navigation côtière

L'Horizon du chantier naval Bonnin naviguant en Méditerranée
L’Horizon du chantier naval Bonnin naviguant en Méditerranée

Ce petit yacht représentait le navire idéal pour la navigation côtière de calanque en calanque. Ainsi, les rivages provençaux, avec un vent toujours présent et ses eaux profondes étaient l’idéal pour ce bateau si accueillant.

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Source: Le Yacht

Une bataille de fleurs sur le bassin

Une bataille de fleurs sur le bassin

Une bataille de fleurs sur le Bassin d’Arcachon a été imaginé par la Société des Régates et de la Voile d’Arcachon. Elle l’organisa le 11 septembre 1898.

Une bataille de fleurs en 1898 à Arcachon
Une bataille de fleurs en 1898 à Arcachon

Une bataille de fleurs sur le bassin inédite en France

Cette fête originale était inédite en France.

Ce jour là, le temps était superbe et, la Société de la Voile , le Yachting Club, l’aviron Arcachonnais réunis sous le patronage du Maire d’Arcachon, Monsieur James Veyrier Montagnères, ont pus se féliciter de leur immense succès.

Ainsi, parallèlement à la plage, à marée basse, un pont monté sur des bacs de 300 mètres de long à été installé. Au centre, une jetée de 150 mètres reliait la tribune d’honneur à la terre et permettait au public de se rendre sur le pont.

Les yachts pavoisés, enguirlandés de fleurs et de feuillage, mouillaient à 60 mètres du pont environ. L’effet était féerique! Aux yachts s’étaient associés d’autres bateaux parmi les différentes sociétés nautiques.

Une bataille de fleurs sur le Bassin d'Arcachon
Une bataille de fleurs sur le Bassin d’Arcachon

Notons que, Guillaume Alaux le célèbre artiste peintre prêta main forte et décora la trirème de la S.V.A. L’Aviron Arcachonnais décora ses yoles avec goût.

Aussi, il y avait en tout, plus de 200 embarcations décorées, toutes couvertes de fleurs, portant des dames et des jeunes filles aux élégantes toilettes qui circulaient entre les tribunes et les yachts.

La bataille de fleurs très animée dura pendant plus de 4 heures. Pendant ce temps, la Linette et la Société des Voiles échangeaient 21 coups de canon et à chaque tir la foule tressautait sur le pont et la plage.

Parmi toutes les embarcations, celle du Docteur Fernand Lalesque littéralement recouverte de fleurs naturelles était une des plus admirées. Un immense cygne blanc conduit par une dame des plus élégantes émerveillait le public.

Une fête vénitienne compromise

Le soir était prévu une grande fête vénitienne, mais malheureusement, une forte brise empêcha d’illuminer les nombreux yachts.

Seul le Léon Pauilhac illuminé éclairait la plage et les embarcations voisines. Il réalisa des projections électriques sur la foule et sur la plage. Puis, o lança de nombreuses fusées du Yachting Club et des les chalets du bord de mer.

Ce fut une magnifique journée…..

Et aujourd’hui…?

Qu’ajouter? Sinon qu’a cette époque, un lien fort un issait les différentes sociétés, le mélange des “genres” ne choquait pas.

Imaginerions nous aujourd’hui les bateaux à moteurs, les voiliers modernes, les voiliers bois, les scooters des mers, les pinasses, l’aviron, les paddles tous réunis pour participer à une grande fête nautique?

Ok, je m’égare…..

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Source : Le Yacht

Avec l’aide bienveillante de Jean-Paul Deyres

L’Angelus

L’Angelus

L’Angelus est un bateau de pêche qui appartenait à Monsieur C. Cameleyre et à Monsieur Duluc.

L'Angelus bateau du Bassin d'Arcachon pour la pêche à la sardine
L’Angelus bateau du Bassin d’Arcachon pour la pêche à la sardine

Depuis les timides essais du début du siècle, grâce au travail d’Albert Couach et d’Auguste Bert, le tonnage des bateaux à moteur ne cessait d’augmenter. Et oui, le Bassin d’Arcachon était à l’avant garde de ce nouveau mode de propulsion qui allait révolutionner la navigation.

Les armateurs Cameleyre et Duluc choisirent le chantier naval de Louis Darcard de Gujan. C’est la maison Couach qui réalisa la motorisation.

Ce petit navire tenait fort bien la mer. Ses lignes harmonieuses et sa coupe élégante séduisirent la revue Le yacht, qui y consacra un article.

Notons que, l’Angelus mesurait 15.10 de longueur, 3.60 de largeur et son tirant d’eau était de 1.20 mètre.

Son moteur comme ceux de presque tous les bateaux de pêche d’Arcachon, était un moteur Couach. Couach était à cette époque leader et sa réputation incontestée.

Il s’agissait d’un 25 HP, 4 cylindres. Il permettait au bateau d’atteindre une vitesse de 8 noeuds.

Son aménagement intérieur était pratique et répondait parfaitement aux exigences de la pêche à la sardine. Le poste d’équipage était petit. A l’avant il y avait une cale pour accueillir marins et la chambre du moteur. La cale arrière contenait le matériel: rogue, filets, etc.

Le pont était très dégagé et offrait une place considérable ce qui rendait les manoeuvres faciles. L’homme à la barre avait sous la main le levier du moteur et pouvait gouverner seul ce bateau.

Ajoutons qu’une petite voilure permettait à l’Angelus de rentrer au port le plus proche en cas de panne moteur. Cette voilure était constituée par un foc, une voile au tiers et un tape-cul.

Source Le Yacht

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Le ketch M’Amie

Le ketch M’Amie

Le ketch M’Amie a été construit pour le baron de Maynard de La Rochelle en 1913.

Le ketch M'Amie, chantier Bonnin
Le ketch M’Amie, chantier Bonnin

Il a fait appel au chantier naval Bonnin de Lormont et sur les plans et la surveillance de l’architecte Joseph Guédon.

Le ketch M’Amie, description

Voici ses dimensions: Longueur totale 14.40 mètres Longueur de flottaison 10.74 mètres Largeur au fort 3.44 mètres Tirant d’eau 2.32 mètres

Notons que, c’est Claverie d’Arcachon qui a réalisé sa voilure dont voici les dimenssions: Grand voile 46.488 m2 Artimon 33.378 m2 Trinquette 17.670 m2 Foc 19.200 m2

Le ketch  M'Amie par Joseph Guédon
Le ketch M’Amie par Joseph Guédon

Son grand mât, le mât d’artimon et le beaupré était en pin rouge. Les autres bois de mâture étaient en spin blanc.

Le ketch M'Amie, sections transversales
ALe ketch M’Amie, sections transversales

Ajoutons que, sa construction de ce yacht était particulièrement robuste Sa quille, l’étrave, l’étambot, les longes de voûte, les barrots étaient en chêne. Les bordés de carène et du pont étaient en pin de Colombie et les aménagements en acajou et pin de Colombie.

Son lest était formé d’une quille en fonte de 9.000 kg et 1.200 kg intérieurement.

Les aménagements du ketch M’Amie

Ainsi, ses aménagement furent étudiés avec le plus grand soin et à tel point, qu’il était difficile de surpasser ce confortable dans un yacht de cette grandeur.

Le poste à l’avant, était suffisant pour trois hommes. L’office et cuisine se disaient suite. Le salon était vaste, les armoires et caissons nombreux. Il comprenait des couchettes en abord et des banquettes sofas.

Ensuite, sur bâbord de la descente se trouvait un canapé avec dossier, et des étagères pour les pavillons. A tribord se trouvaient un cabinet de toilette et un WC.

Le ketch M'Amie
Le ketch M’Amie

La cabine arrière possédait deux couchettes, avec banquettes, armoires, caissons et lavabo pliant complet.

A l’arrière, un grand cockpit étanche, orné de coussins sur le pont, permettait à huit personnes de s’asseoir.

De surcroît, un appareil à roue et vis sans fin remplaçait la barre franche à gouverner.

De plus, l’armement était des plus complets et le guideau avait deux barbotins de diamètres différents minis de poupées de halage. Enfin, les chaines des deux ancres étaient articulées et pourvues de stoppeurs.

Le baron de Maynard souhaitait pouvoir naviguer en sécurité, avec confort avec sa famille. Egalement, il voulait également un yacht très maniable afin d’avoir un équipage réduit.

Au cours de ses croisières sur la côte, le M’Amie, ayant à bord son propriétaire et deux hommes d’équipage, faisait preuve d’excellentes qualités nautiques. Ainsi, même par des temps très durs, M’Amie se comportait parfaitement.

Monsieur le Bron de Maynard ne tarissait pas d’éloges sur son petit cruiser. Ainsi, une fois de plus Joseph Guédon et le chantier naval Bonnin était à l’honneur. Mais, que leur réputation n’était plus à faire.

Les plans de base

Voici le plan qui ont servi à la construction de M’Amie . Joseph Guédon l’a personnalisé en fonction des demandes de son client.

Projet de plan de Joseph Guédon
Projet de plan de Joseph Guédon
Plan Joseph Guédon dont est inspiré le ketch M'Amie
Plan Joseph Guédon dont est inspiré le ketch M’Amie

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Source: Le Yacht

Ombre-Blanche et Miramar II

Ombre-Blanche et Miramar II

Ombre-Blanche et Miramar II furent deux pinasses réalisées par le chantier Bonnin. Notons qu’elles étaient construites suivant les plans établis par Joseph Guédon, architecte naval, domicilié boulevard Chanzy.

Ombre-Blanche, chantier Bonnin 1932
Ombre-Blanche, chantier Bonnin 1932

Ainsi, les pinasses du Bassin d’Arcachon représentent en 1932 environ 4000 unités. Utilisées par les pêcheurs et les ostréiculteurs, elles ravissaient les yachtmen.

Ces deux pinasses étaient des canots automobiles de luxe. Ombre -Blanche appartenait à Monsieur Zhâ de Paris et Miramar II à René Cassagne de bordeaux.

Le chantier Bonnin les construisit en acajou avec des ferrures en bronze nickelé. Leurs dimensions étaient les suivantes: Longueur 10.55 mètres Largeur hors bordé 2.31 mètres Tirant d’eau 0.68 mètre Creux 0.88 mètre

Ombre-Blanche

Un moteur Altos, 4 cylindres de 12-18 cv propulsait la première, Ombre Blanche. Il donnait aux essais avec cinq personnes à bord, 9,30 noeuds.

Monsieur Zhâ, afin de s’assurer de ses qualités nautiques, partit d’Arcachon à l’entrée de l’Odet à Bénodet. Le temps était parfois très dur et le bateau à faible vitesse s’est comporté magnifiquement, tel un bateau de sauvetage.

Ses aménagements comportaient à l’avant, sous le pontage, deux caissons-couchettes pour les hommes d’équipage. Le cockpit avant accueillait huit personnes. Un capotage fermait complètement sa baignoire.

La cabine pouvait abriter cinq personnes assises. Un cabinet de toilette et un WC à pompe venait compléter son confort. Le timonier avait sous ses yeux un compas de route et, à la portée de sa main le levier de renversement de marche et la commande des gaz.

Miramar II

Miramar II, chantier Bonnin 1932
Miramar II, chantier Bonnin 1932

La pinasse Miramar II de Monsieur Cassagne, a navigué trois mois sur le Bassin et effectua de nombreuses sorties en mer pour pêcher. Un moteur 4 cylindres Couach de 12-15 cv la propulsait.

Ombre-Blanche et Miramar II, très grandes pinasses, permettaient de multiples aménagements au gré des propriétaires et étaient exemplaires par leur stabilité.

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Source Le Yacht

La pinasse Kimata

La pinasse Kimata

La pinasse Kimata de Madame Dupuy de Paris, a été construite chez Bonnin frères, d’Arcachon, en 1931. Notons que, c’est Joseph Guédon qui en avait dessiné les plans.

La pinasse Kimata du chantier Bonnin, Arcachon
La pinasse Kimata du chantier Bonnin, Arcachon

La pinasse Kimata, sa conception

Elle était conçue sur le principe des deux angles de chaque bords et à plans droits qui caractérisaient ce modèle tout spécial et déposé.

Ses dimensions étaient: Longueur totale 13.80 mètres Longueur de flottaison 12.34 mètres Largeur extrême hors bordé 2.73 mètres Creux 1.10 mètre Tirant d’eau 0.65 mètre

Les aménagements

Ses aménagements étaient des plus confortables pour un Day boat. Ils consistaient en un poste avant pour abriter un marin, et d’un cockpit de 2.75 mètres . De plus, son tillac surélevé permettait de placer plusieurs fauteuils.

Deux marches permettaient d’accéder à la cabine d’une longueur totale de 3.50 mètres, au salon de 2.60 mètres meublé de deux larges sofas de deux mètres. Il y avait également des étagères et des caissons aménagés sous les sofas prévus pour le rangement. Une petite pièce de 0.80, communiquant avec l’arrière. Elle contenait un WC à pompe, un cabinet de toilette, à nouveaux des armoires et une penderie.

Un grand cockpit occupait l’arrière où se trouvaient des banquettes circulaires.

Aussi, les moteurs étaient installés en abord et immédiatement après la cloison du roof. La timonerie était à tribord. Le patron en manoeuvrant son gouvernail, avait sous la main la commande des deux groupes marins qui étaient deux 4 cylindres de 20 / 25 cv Baudoin. Précisons qu’une dynamo commandée par un des moteurs fournirait l’éclairage.

Les arbres d’hélice, tuyautages et accessoires étaient en bronze. Ajoutons que, la vitesse en ordre de marche était exactement de 10 noeuds.

Ainsi, la pinasse Kimata, lancée le 30 mars dernier, a navigué pendant 15 jours à l’occasion des fêtes de Pâques. Au cours de deux mois et demi de navigations régulières sur le Bassin ou de fréquentes sorties à la mer, sous le commandement du patron au bornage et capitaine de chalutiers Monsieur Ragues, elle a donné des preuves de qualités nautiques et de tenue comparables à celles d’un bateau de sauvetage.

Un nouveau modèle satisfaisant

Les chantiers Bonnin ont construit en 1928 sur ce modèle, une pinasse de 12.50 mètres pour Monsieur Gonfreville. Puis en 1930 une de 12.50 mètres pour Madame Lacroix de Bordeaux. En 1931 une autre pinasse de 12.50 mètres pour Monsieur Grima.

Enfin, toutes établies sur les plans du modèle de Joseph Guédon, se faisaient remarquer sur le Bassin d’Arcachon par leur élégance et leur tenue, donnant à tous égards pleine satisfaction à leur propriétaire.

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Un canot de bossoir à moteur

Un canot de bossoir à moteur

Ce canot de bossoir à moteur de 4 mètres de long à été commandé par Monsieur Neideker, propriétaire de la goélette américaine Argus (ex Yveline).

Un canot de bossoir du chantier naval Bossuet
Un canot de bossoir du chantier naval Bossuet

Son choix s’est porté sur l’architecte Joseph Guédon pour le dessiner. Ce petit canot à bossoir, large et creux, ne devait pas dépasser 200 kg et devait atteindre la vitesse minima de 10 km heure avec quatre personnes à bord.

Joseph Guédon à donc réalisé les plans de ce joli canot et c’est le chantier naval Bossuet d’Arcachon qui l’a construit.

Sa coque est à clins, en acajou. Monsieur Bossuet à ainsi exécuté un véritable objet d’ébénisterie, très soigné dans tous ses détails.

En outre, le choix d’un moteur léger s’imposait. C’est donc un Acher à deux cylindres qui à été choisi. Ce moteur souple et très sur, souple et exempt de toute vibration,assurait une vitesse de 12 km heure.

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Les canots à dérive d’Arcachon

Les canots à dérive d’Arcachon étaient depuis longtemps très nombreux sur le bassin.

Les premières régates de canots à dérive

Ainsi, la Société de la Voile d’Arcachon, dès 1905, organisa des régates pour ces canots à dérive. Ils étaient classés en deux catégories d’après leur longueur totale: les 8 mètres et les 9 mètres au maximum. Leur voilure était libre et le spinnaker interdit. L’équipage était illimité, mais avec une seule personne à la barre qui devait être “amateur”.

Mab, Angelus,Bleuet, Fée aux Roses, Yokito. Photographie Léo Neveu.
Mab, Angelus,Bleuet, Fée aux Roses, Yokito. Photographie Léo Neveu.

Ainsi, ces régates ravissaient par leur spectacle régulier. Beaucoup de “yachting ladies” y participaient.

Un règlement de régate

La Société de la Voile d’Arcachon, face au succès grandissant des régates de ces canots, décida d’en établir un règlement. Notons que les clauses étaient les suivantes: “Les canots doivent être à dérive et avec un gouvernail au tableau. Ils seront grées en sloop, avec foc et grand voile. Il est interdit d’utiliser un spinnaker ou d’espérer un foc. La mâture pourra être creuse. L’équipage est limité à 4 personnes. Un amateur à la barre. Un homme salarié seul à bord.”

Les canots à dérive d'Arcachon Mab et Selika. Photographie Léo Neveu
Les canots à dérive d’Arcachon Mab et Selika. Photographie Léo Neveu.

Aux premières réunions de 1909, on voyait apparaitre 3 canots de 9 mètres: Le Bleuet de Monsieur René Loste, Angelus de Monsieur Exshaw construits tous les deux sur les plans de Joseph Guédon et Yokito de Monsieur Cloarec, construit sur ses propres plans. Notons que, Bleuet se classait facilement le meilleur.

Dans les 8 mètres, Mab de Monsieur André Balande, construit sur les plans de Joseph Guédon, gagnait tous les prix.

Dès 1910, la SVA apporta plusieurs nouvelles modifications au règlement. Par exemple, dans les canots de 8 mètres, la surface de voilure se limiterait à 60 m2, le tirant d’eau fixé à 0.50 mètre, et 4 personnes à bord.

Société de la Voile d'Arcachon
Société de la Voile d’Arcachon

Monsieur Daniel Guestier commanda le seul canot de 9 mètres à Joseph Guédon. Fée-aux-Roses, conduit par Monsieur Guestier et fils, gagnait 5 premiers prix et un second sur 7 départs donnés par la S.V.A.

Dans les 8 mètres, un nouveau canot Fantasia, de Monsieur Bickel, ne parvint à égaler Mab qui, malgré la réduction de sa voilure et de son tirant d’eau, gagnait tous les premiers prix.

Les canots à dérive d'Arcachon Angelus et Fée-aux-Roses. Photographie Léo Neveu.
Les canots à dérive d’Arcachon Angelus et Fée-aux-Roses. Photographie Léo Neveu.

Priorité aux régates..

Il faut souligner que, comme il fallait s’y attendre, la supériorité de ces nouveaux bateaux était telle, que tous les anciens canots s’abstenaient, au grand regret des amateurs de ces séries…

En effet, les anciens canots ne répondaient plus au vrai but que la Société de la Voile d’Arcachon s’était fixée. En effet, au fils du temps, ils étaient devenus de vrais yachts luxueux. Leur grand cockpit pouvait accueillir aisément 10 personnes. Tandis que, ceux de Joseph Guédon, avaient une étrave et le tableau perpendiculaires sur l’eau. Leur ligne de flottaison était un peu creuse à l’avant. Le tableau arrière émergeait d’environ 0.10 mètre.

Voici la description de Fée-aux-Roses, le canot plus rapide: Longueur totale 8.99 mètres Longueur de flottaison 8.65 mètres Largeur sur le pont 2.23 mètres Tirant d’eau 0.49 mètre

A compléter…

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Source: Le Yacht