Le canot insubmersible d’Albert Henry

Le canot insubmersible d’Albert Henry

Le canot insubmersible d’Albert Henry marqua l’année 1897.

A ce jour, la Société Centrale, depuis sa création en 1865, avait sauvé environ 8.000 personnes. Cependant les canots jusqu’alors, demandaient un minimum de 40 secondes pour se vider en cas de retournement et ne possédaient pas de compartiments fermés pour contenir les équipements, ce qui rendait souvent improbables et compliqués les sauvetages.

Il faut dire qu’ en 1897 c’est le Life-boat qui était utilisé sur notre littoral. Le Life-boat directement inspiré du canot de sauvetage anglais construit par les chantiers Greathead.

Life-boat des chantiers Greathead. Musée national de la Marine
Life-boat des chantiers Greathead. Musée national de la Marine

Partout des recherches étaient faites afin sans cesse de tenter d’améliorer les canots.

Alors, Albert Henry, plaisancier, sauveteur nautique à l’occasion, a entrepris d’améliorer le Life-boat règlementaire classique. Il a dirigé ses recherches sur deux points précis: l’insubmersibilité et l’inchavirabilité. C’est à Rochefort qu’il a testé son canot insubmersible, sous la direction du capitaine du port de Rochefort et d’un maître vétéran de l’arsenal. Les premiers essais ont été à la hauteur des espérances d’Albert Henry et il a fait breveter en France et à l’étranger sa baleinière de 8.50 mètres.

Le plan du canot insubmersible

Notons en premier lieu que cette embarcation est dotée d’une dérive lestée au moyen d’un cigare de plomb. Elle est recevable par un seul homme au moyen d’un palan. C’est en fait un bulle-keel rentrant, de hauteur variable, permettant, quand il est relevé, l’échouage et le halage sur le sable ou les galets.

Le canot de sauvetage d'Albert Henry
Le canot de sauvetage d’Albert Henry

Ensuite, aux extrémités, comme sur les Life-boats, il y avait deux tambours étanches, reliés entre eux par un cloisonnement intérieur sur les cotés et le fond, formant un cockpit garni de bancs transversaux pour les rameurs. Cette chambre étanche, à la forme d’un entonnoir rectangulaire aboutissait au puit de dérive, dont l’ouverture affleure le pont sur toute sa longueur. Notons que, sa profondeur isolante est celle des Life-boats, soit à 0.50 mètre et la baleinière chargée avec 15 hommes à bord s’enfonce de 8 centimètres, en laissant le plancher, et l’orifice du puit à 22 centimètres au dessus de la flottaison. Alors, si de l’eau rentrait dans le canot, elle s’écoulait par le puit. Il faut préciser que le double-fond étanche pouvait être compartimenté afin de recevoir des vivres et éventuellement des couchettes.

Un canot insubmersible et inchavirable

Aux essais, 6 hommes à l’aide d’un palan ont incliné l’embarcation à 90° pendant 10 minutes. Malgré les 400 litres d’eau embarqués, le canot s’est redressé facilement et l’évacuation de l’eau instantanée.

A l’aide du même palan, ils ont ensuite retourné le -canot et il s’est immédiatement retourné en évacuant son eau.

L’insubmersibilité

A Paris, sur la Seine, Albert Henry fit de nouveaux essais en présence de représentants de sociétés de sauvetage.

Le bateau proche du quai, ils le remplirent de 500 litres d’eau depuis une hauteur de 3 mètres. En quelques secondes toute l’eau fut évacuée par le puit. Ces essais, furent réalisés en présence d’une foule importante et des représentants des sociétés de sauvetage enthousiastes.

Le Life-boat détenait 6 orifices évacuant l’eau en 22 secondes. Leur diamètre de 14 centimètres opposait à la navigation une résistance notoire. Le canot insubmersible d’Albert Henry apportait donc un inconvénient 6 fois moindre et un résultat 10 fois supérieur.

Conclusion des essais

Plan du canot de sauvetage d'Albert Henry
Plan du canot de sauvetage d’Albert Henry

C’est donc l’abaissement du centre de gravité induit par la dérive lestée qui évitait le chavirement d’une manière absolue. Cette embarcation naviguait à la voile dans des conditions de sécurité absolue.

Un des grands avantages était aussi de pouvoir naviguer partout sur le littoral dans toues les circonstances. Ce bulbe-keel était incontestablement d’une qualité supérieure en comparaison des classiques quilles de fer du Life-boat. Sa dérive lestée permettait un redressement très rapide.

Ce canot naviguait également à l’aviron en relevant sa dérive au maximum tout en gardant une très bonne stabilité.

Son temps de redressement était estimé à environ 40 secondes et son temps d’évacuation de l’ eau était de 22 secondes.

Ses applications

Cette invention était d’un coût moindre que le Life-boat qui, en 1887 nécessitait la somme énorme de 30.000 francs avec un entretien d’environ 1.200 francs. C’est la raison pour laquelle la Société Centrale de Sauvetage n’avait pu créer que 85 stations en France. Ainsi, ce nouveau, canot grâce à ses dimensions réduites, permettrait en coutant moins cher d’équiper davantage de stations de notre littoral.

Enfin, le second avantage était de pouvoir emporter des vivres et d’avoir des couchettes. En effet, dans le cadre de la navigation au long cours, ces canots de sauvetage pouvaient être dorénavant la solution de survie nécessaire . Les nouvelles directives au lendemain du drame de la Ville de Saint-Nazaire et des tortures subies par les rescapés allaient dans ce sens. Un canot devait dorénavant permettre un minimun de survie ( nourriture et couchage) à son bord afin de permettre d’attendre l’arrivée d’une aide éventuelle.

Source: Le yacht, Musée national de la Marine

Avec l’aide bienveillante de Jean-Paul Deyres

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https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/2021/02/01/boulogne-sauvetage-snsm-hospitalierssauveteursbretons-bassin-arcachon-patrimoine-naval-pinasse-canot-secours-benevoles/

Constellation, son histoire sur le Bassin d’Arcachon

Constellation, son histoire sur le Bassin d’Arcachon

Constellation, sa belle aventure sur le Bassin d’Arcachon racontée par Jean-François Mandeix.

Jean-François Mandeix à l'origine de la venue de Constellation.
Jean-François Mandeix.

Avant propos sur Constellation

Je remercie vivement Gilles et Françoise Minos qui m’ont permis de rencontrer Jean-François Mandeix et son épouse Michèle en septembre 2017. Ils m’ont accueilli pour me raconter l’histoire du bateau Constellation offert à l’école Saint Elme par le Baron Bich. Voici la version réelle des conditions dans lesquelles le voilier du baron Bich est arrivé à Arcachon. Ainsi, sans Jean-François Mandeix et Monsieur Dupin cette histoire n’aurait jamais existé… Puis, les mois ont passé, le montage du texte était long, il nécessitait des corrections, et puis…. Monsieur Mandeix nous a quitté en avril 2018. J’ai alors décidé de garder ce texte en attente d’apaisement. Aujourd’hui je vous le livre. Nathalie sa fille, Christophe son fils, Gilles, Françoise et Alain Minos, Robin Fenestre……………( autres noms en attente)….. m’ont aidé afin de vous restituer au plus juste les faits. Avec beaucoup d’émotions le voici….

Constellation le 12 mJI, vainqueur de la Coupe de l'America en 1964
Constellation le 12 mJI, vainqueur de la Coupe de l’America en 1964

L’arrivée à Saint Elme de Constelletion

Au retour de la guerre d’Algérie, Monsieur Mandeix fut contacté par sa sœur pour remplacer  un professeur d’éducation physique de Saint Elme souffrant, des vacances de Pâques jusqu’au mois de juillet.

À cette époque les Dominicains  géraient encore l’établissement et à son arrivée,  ils  eurent l’idée de lui proposer de relancer une section voile en souvenir de la vocation première de Saint Elme.

Le lycée Saint Elme, Arcachon
Le lycée Saint Elme, Arcachon.

Autrefois Saint Elme était une école de formation d’officiers de Marine destinés à servir dans la Marine Marchande de Commerce.

Saint Elme était à l’origine un « noviciat maritime » préparant les garçons de 11 à 18 ans aux écoles de navigation. Fondé par des Frères Dominicains Enseignants d’Arcueil en 1869 sous le nom d’Ecole Centrale Maritime. C’est devenu ensuite l’établissement d’enseignement général renommé que nous connaissons aujourd’hui.

Le yacht pontifical Immaculata Concezzione, offert par le Pape lui même.
Le yacht pontifical Immaculata Concezzione, offert par le Pape lui même.

Les élèves disposaient pour leur formation d’un voilier. Ce fut successivement le côtre Saint-Elme, la goélette L’Eclipse, le 3-mâts-barque Saint-Elme et enfin le yacht pontifical Immaculata Concezzione, offert par le Pape.

Dès son arrivée à Arcachon, Monsieur Mandeix rencontra Monsieur Fongofier, qui avait un club sur la plage et qui lui proposa, pour l’été de l’aider. Rien dans ses projets ne lui avait laissé imaginer s’installer définitivement à Arcachon…

Jean-François Mandeix était alors jeune marié, cette opportunité de rester à Arcachon était l’idéal pour lui et sa future famille.

Les cours de voile s’organisèrent

Des entreprises locales immédiatement séduites,  décidèrent de participer à ce projet:

Les Pêcheries Nouvelles qui avaient de gros chalutiers,  offrirent des bateaux de sauvetage à clins; deux frères charpentiers de marine du petit port (l’immeuble en bas à gauche de la rue des Marins) installèrent les dérives et la voilerie Claverie (d’Arcachon) offrit les mâts et les voiles.

 A Saint Elme, le programme d’éducation physique prévoyait 3 heures en plein air par semaine, un des frères Dominicains organisa des cours de kayak pendant que Monsieur Mandeix encadrait les cours de voile.

Monsieur Couach séduit lui aussi par cette initiative fit préparer un 5.20  équipé d’un mât  et d’un moteur puissant pour encadrer les chaloupes.

Pendant des années les cours continuèrent ainsi.

En parallèle à son club de plage “Les Dauphins”,Monsieur Mandeix avait monté une petite école de voile sur Optimist pour l’été.

Au fils des années, la section voile de l’école prenait de l’ampleur et Monsieur Mandeix demanda au président gestionnaire de l’établissement, monsieur Dupin ( propriétaire du cinéma l’Eden) un nouveau voilier.

Constellation

Les finances ne le permettant pas, Monsieur Dupin eut l’idée d’écrire au mécène de l’école, le baron Bich, ancien élève de l’école de 1923 à 1931, dont une salle porte son nom.

Le baron Bich, photographie Voiles et voiliers
Le baron Bich a offert Constellation, le 12m JI, photographie Voiles et voiliers.

Le baron  avait déjà offert le laboratoire de sciences … peut être aurait-il, venant de racheter la Société Dufour, un bateau non commercialisable à céder…

Quelques jours après, alors qu’il était en cours, Monsieur Mandeix reçu un appel téléphonique du secrétariat du baron.

Très surpris et ayant du mal à croire à l’authenticité de cet appel, il demanda à être rappelé plus tard. À midi  le téléphone sonna  à nouveau et la secrétaire de Monsieur Bich lui dit :  « On ne refuse pas de parler au baron Bich ! » Le baron repris la communication et dit à Monsieur Mandeix : « difficile de vous avoir Monsieur Mandeix, je vais vous donner un bateau, un seul, mais un  superbe ! »

La condition était d’envoyer trois élèves à Newport (Rhode Island) de juin à septembre afin de les tester. Deux familles ont immédiatement accepté cette proposition tout en sachant que l’année scolaire serait perdue et l’examen au bac impossible, mais, devant une telle opportunité ils ne pouvaient refuser.

Olivier Onarato et Robin Fenestre, Journal S0
Olivier Onarato et Robin Fenestre, Journal S0

L’objectif était de les entraîner sur deux bateaux: France 1 et France 3.

Un équipage français pour la coupe de l’America

Le “Président” comme l’appelaient les garçons, avait en tête l’idée de les former pour la coupe de l’America et de faire de son ancienne école une pépinière pour ses futurs équipages. Le bassin offrait la possibilité de former les élèves et peut être de gagner cette coupe…

Sport-études sur Constellation
Sport-études sur Constellation

Le Baron Bich a participé à 4 coupes de l’America. Sans sa passion et sa persévérance, la Coupe de l’America n’aurait probablement jamais accueilli d’équipages français pour affronter le Defender américain ! 

La Coupe de l’America, crée en 1851, est une compétition nautique internationale hors norme dans laquelle se confrontent à l’origine d’une manière “amicale” les Yacht Clubs de différentes nations.

La france est devenue challenger grâce à la personnalité extraordinaire du Baron Bich, dans la lignée de Sir Thomas Lipton, entrepreneur de génie et gentleman. Sa première participation date de 1970 et c’est à cette occasion qu’il a fait construire France 1 sur le plan de l’architecte marseillais André Mauric et par les chantiers navals Egger de Pontarlier. (France 1 est classé Monument Historique depuis le 1° février 1992).

Le départ des garçons

Mi juin, finalement 2 jeunes partirent.

Un monde extraordinaire les attendait. A Newport ils allaient rencontrer les plus grands et plus puissants industriels du monde. Une société de milliardaires passionnés de voile. Cette coupe de l’America leur permet de se mesurer sur un autre terrain de jeu pour soulever le trophée, une aiguière en argent ciselé, forgée par l’orfèvre Robert Garrard. 

Les garçons ont ainsi navigué avec les plus grands noms de la voile mondiale, et fréquenté lors des innombrables soirées organisées par les challengers des personnes parmi les plus puissantes de la planète… C’est d’ailleurs, le couturier Guy Laroche ( propriété du Baron Bich) qui les habillait sur mesure. Pantalon blanc, blazer bleu marine, chemise blanche à fines rayures bleus, cravatebleu marine avec l’insigne de l’AFCA (Association française pour la Coupe de l’ America) , fondée en 1965 par Marcel Bich).

Les lycéens à Newport

Le premier mois de leur présence à Newport ils ont participé à la préparation des triangles olympiques à bord d’un tender. Les entrainements consistaient à reproduire à l’identique le parcours qui serait réalisé pour la coupe de l’America.

Le soir lorsqu’ils rentraient au port, les bateaux étaient sortis de l’eau chacun dans le “sheb” (hangar), chaque challenger maintenait le secret de son bateau…

Ils ont participé le mois suivant aux math racing qui sont des entrainements. Robin naviguait sur France 1 et sur France 2 alternativement. France 2 se montrant fort décevant aux entrainements, c’est France 1 avec Bruno Troublé,  double sélectionné olympique, qui participera à la course de 1977. Après des aménagements pour satisfaire aux nouveaux règlements, cockpits rendus étanches et le plan de voilure est légèrement modifié il fut prêt.. Bruno Troublé reprenait ainsi la barre de l’ancien voilier et gagna quelques régates lors des sélections, mais il fut éliminé avant la finale.

L’arrivée de Monsieur Mandeix à Newport

 Début août 1977 le baron enchanté par les deux élèves, appela Monsieur Mandeix. « votre billet d’avion est acheté je vous attends la semaine prochaine à New Port».

Un ami est venu le remplacer en pleine saison pour gérer le club de plage, un autre ami lui a obtenu un passeport en quelques jours, et il put partir.

Madame Bich en personne arriva en Rolls-Royce à l’aéroport le chercher.

Tous les jours le baron travaillait pour ses entreprises (une centaine à l’époque). Il s’y consacrait de 3 heures à 8h du matin et le reste de la journée était consacrée à la navigation.

A l’issue de cette rencontre extraordinaire, Monsieur Bich, persuadé de pouvoir mener à bien son projet, décida d’offrir «Constellation» qui se trouvait à Hyères. Olivier et Robin étaient prêts à transmettre leurs connaissances aux élèves de Saint Elme.

Constellation offert par le Baron Bich au lycée Saint Elme d'Arcachon
Constellation offert par le Baron Bich au lycée Saint Elme d’Arcachon

Le 12 MJI

Constellation ( (US 20) remporta la Coupe de l’America en 1964 au dépend de Sovereign (Challenger Anglais) ). Marcel Bich  l’avait racheté pour servir de lièvre à “France”.

Le 12 m JI fut dessiné par l’architecte Olin Stephens. Comme James Boyd (Sovereign), ayant le même amour de la navigation, ils construisirent des bateaux d’exception pour conserver la coupe de l’America.

Olin Stephens architecte naval qui à dessiné Constellation vainqueur de la Coupe de l'América en 1964
Olin Stephens architecte naval qui à dessiné Constellation vainqueur de la Coupe de l’América en 1964

Olin Stephens architecte naval américain, était passionné de voile dès son plus jeune âge. Il dessina entre autres le voilier Dorade en 1931 à l’occasion d’une course transatlantique.

Ce voilier était extraordinaire. Il faisait 21 mètres de longueur, 3,20 mètres de maître-bau, 3,10 mètres de tirant d’eau, avec un mât de 28 mètres, pour un total 28 tonnes. Il permettrait aux élèves de Saint Elme de s’entraîner pour devenir de futurs équipiers de la Coupe de l’America.

Cependant,Monsieur Mandeix refusa en premier. Il savait que la navigation dans le Bassin serait très difficile avec un tel bateau.

L’arrivée de Constellation

Le Baron Bich en avait décidé ainsi, et dès le lendemain Constellation arriva.

L'arrivée devant le Rally à Arcachon du 12m JI Constellation, Journal SO
L’arrivée devant le Rally à Arcachon du 12m JI Constellation, Journal SO

Deux jours avant l’arrivée de Constellation, une équipe qui était à Newport, envoyée par Marcel Bich est venue à Arcachon. Ils arrivèrent dans une 504 break et séjournèrent dans un hôtel du port de plaisance.

Dès le lendemain, les garçons les ont amené à l’emplacement de l’actuel CVA qui servait de rampe de mise à l’eau à cette époque. C’était marée haute, toute l’équipe admirative est dans la hâte de pouvoir naviguer sur un tel plan d’eau…..

La surprise

Le lendemain matin après le petit déjeuner tout le monde retourne à la rampe et surprise…. la marée est basse…. “Mais c’est quoi ce truc?” Ils commencent à regarder les cartes marines, et prennent conscience du peu de possibilité de naviguer avec un tel bateau…

L’arrivée par la route depuis Hyères organisée par l’entreprise Solanilla-Frères de Bordeaux fut un événement sans nul autre pareil.

Jean-François Mandeix était au port avec un groupe d’élèves pour accueillir Constellation. Il était immense! Un des anciens élève raconte: “Le mât est arrivé en premier, nous étions tous très impressionnés par sa longueur”.

Un spinnaker de 200m carré fut réalisé avec le blason de Saint Elme. Il était orné d’un phare, un soleil au dessus de la mer et la devise « Aides toi, le ciel t’aidera ».

Une fois le mat en place, les réglages effectués, Constellation put sortir du port.

Les 3m10 de tirant d’eau obligeaient à tenir compte des marées… Les voiles hissées il s’élença sur le Teychan en direction de la rade d’Eyrac.

Saint Elme en fête

Cérémonie de donation du voilier Constellation
Cérémonie de donation du voilier Constellation

Une fête extraordinaire fut organisée à l’école le samedi 21 octobre 1978. A l’occasion de cette soirée le baron qui était très humain et d’une grande sensibilité, s’adressa au jeunes de Sint Elme et leur dit. “Vous possédez un capital immense qui est votre jeunesse, je suis prêt à échanger ma fortune contre elle”

Monsieur Fleury, Maire d'Arcachon. Photo SO
Monsieur Fleury, Maire d’Arcachon. Photo SO

Le baron reçu des mains de Monsieur Fleury, Maire d’Arcachon, la médaille de vermeil de la ville.

Grande soirée organisée au lycée Saint Elme, Journal SO
Grande soirée organisée au lycée Saint Elme, Journal SO

A cette occasion il  acheta le château Ferrand à Saint-Hyppolite et les grands crus coulèrent à flot. 

Article du journal SO.
Article du journal SO.

Le « tout Arcachon » était présent…

Grand pavois pour le Baron Bich au lycée Saint Elme. Photo SO
Grand pavois pour le Baron Bich au lycée Saint Elme. Photo SO

Il navigue

Le Bassin d'Arcachon en fête pour l'arrivée de Constellation, Journal SO
Le Bassin d’Arcachon en fête pour l’arrivée de Constellation, Journal SO

Pendant une quinzaine de jours Constellation navigua sur le bassin. A chaque entrée et sortie, n’étant pas équipé de moteur, un remorqueur le prenait à couple. Avec ses 3m10 de tirant d’eau chaque entrée ou sortie était délicate.

Pierre, un ancien élève qui a navigué à deux reprises sur Constellation raconte. “C’était une bête qui glissait sans bruit sur l’eau et réagissait au moindre coup de barre. Par force 2 il filait déjà…..”.

Le 12 mJI Constellation naviguant sur le Bassin d'Arcachon, Journal SO
Le 12 mJI Constellation naviguant sur le Bassin d’Arcachon, Journal SO

“L’affaire Constellation”

Le Préfet Martime de l’époque appela Monsieur Mandeix. La réglementation interdisait un voilier de cette taille à naviguer dans les chenaux un tel voilier et imposait un équipage majeur.

Une longue série d’ échange de correspondance commença. Le Préfet proposa de faire une dérogation, mais les assurances n’en tenant pas compte, toute navigation devenait impossible. 

Article journal SO.
Article journal SO.
Et les problèmes commencèrent....Journal SO
Et les problèmes commencèrent….Journal SO

Monsieur Mandeix appela le baron pour lui exposer le problème. Justement il venait de recevoir une offre d’Angleterre pour acheter Constellation.

Le départ de Constellation d'Arcachon. Photo Neveu, Journal SO
Le départ de Constellation d’Arcachon. Photo Neveu, Journal SO

Les dernières photographies de Constellation avant son départ prises par Régine Rosenthal, Journal SO
Les dernières photographies de Constellation avant son départ prises par Régine Rosenthal, Journal SO

Le voilier du baron Bich, véritable Concorde de la mer partit en Angleterre. A l’occasion de son remorquage coula en mer du nord. 

Les Dufour

 Si bien qu’il offrit à la place 3 voiliers Dufour 2800CS. 

Ils sont arrivés de Charente Maritime par la route. 

Mise à l'eau des Dufour offert par le Baron Bich au lycée Saint Elme, Journal SO
Mise à l’eau des Dufour offert par le Baron Bich au lycée Saint Elme, Journal SO

Ils faisaient 8,60 mètres de longueur et 1,60  de tirant d’eau et leurs équipements en troisième catégorie était complets. Équipés de huit voiles différentes, d’appareils électroniques de navigation, ils étaient homologués pour recevoir de 5 à 8 personnes à bord. 

Perfectionniste à l’extrême, il envoya son skipper de l’America, Bruno Troublé, salarié de Dufour pour s’assurer de l’organisation. Il fit même choisir des batteries de cuisines aux insignes de la marque….!

Voilier Dufour à l'entrainement sur la Bassin d'Arcachon,  Nathalie Mandeix à bord!
Voilier Dufour à l’entrainement sur la Bassin d’Arcachon, Nathalie Mandeix à bord!

Ces voiliers allaient permettre d’aborder la croisière côtière. Ils purent participer à la semaine de la voile de La Rochelle ainsi que de partir naviguer  en Bretagne ou en Espagne.

Finalement deux Dufour sont arrivés et à la place du troisième le baron offrit de refaire le clocher de l’école.

A La Rochelle deux places étaient réservées sur le ponton Dufour sur simple appel de l’équipage…

Voilier Dufour à l'entrainement sur la Bassin d'Arcachon
Voilier Dufour à l’entrainement sur la Bassin d’Arcachon

Changement de cap

Après cela, au niveau interne, l’ancien directeur de Saint Elme, hostile depuis le départ à ce projet, enleva les heures de voile données par l’académie à Monsieur Mandeix. Il les transforma en heures d’anglais! (Mentionnons que dans bien des écrits une version différente et flatteuse est avancée, j’espère que mon article permettra de rétablir les choses.)

La situation financière résistait car Monsieur Mandeix avait créé un club de voile en parallèle. Il lui permettait de subvenir aux dépenses courantes sans que l’école soit mise à contribution. Mais à force, les déplacements coûtaient cher. L’idée lui vint de proposer à Nautic-service d’échanger un Dufour contre deux Fun afin de participer l’année suivante aux championnats du monde de La Rochelle.

Enfin, la transaction a à moitié échoué et Monsieur Mandeix acheta un des deux Fun.

Au retour du championnat, lassé par les complications et les entraves il se lança dans le char à voile….

https://www.facebook.com/groups/688684661289456

https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/wp-admin/post.php?post=674&action=edit

https://classicyachtinfo.com/designer/olin-j-stephens/

https://kiosque.sudouest.fr

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/regate/coupe-de-l-america/les-premiers-12m-ji-francais-aae22789-4c0d-514c-9f87-31482cdbb5fa

https://www.bateaux.com/article/26024/francais-coupe-de-l-america-origines-a-nos-jours

L'insufflation alvine

L’insufflation alvine?

L'insufflation alvine
L’insufflation alvine

L’insufflation alvine inventée en Hollande a séduit la France au XVIIIe siècle. Cette invention médicale visait à sauver les noyés à l’aide d’un soufflet et d’un peu de tabac.

Ainsi à partir de 1730, la pratique de réanimation la plus recommandée consistait bien а introduire de la fumée de tabac dans les intestins du noyé. Insérés dans le rectum du mourant, ils faisaient alors office de « défibrillateurs »…

Dans le pire des cas, en attendant l’insufflation de tabac, on pouvait  réchauffer le noyé. Soit par frictions, soit en écorchant un mouton sur-le-champ pour couvrir le noyé de sa peau encore chaude. Dans des cas exceptionnels une dernière solution consistait à: « une personne saine qui auroit le courage » se coucher nu contre la victime….

Et ça marchait!!!!

Pour preuve: « Le 9 mai 1770, un batelier tomba à l’eau, y resta « environ un quart d’heure », il semblait parfaitement mort lorsqu’il fut enfin repêché. Le directeur de la Société, un médecin très pertinemment nommé Bonamy, accourut pour secourir la victime. Il fit de son mieux pour la réchauffer, en attendant  les pipes & le tabac à fumer qu’on avait envoyé chercher. Le soir même, le noyé sauvé des eaux reprit son bateau.»

Une question restera toujours sans réponse…. Après une intervention, les sauveteurs jetaient-ils les pipes ou les remettaient à leur place ? 

https://www.facebook.com/groups/688684661289456

https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/2021/01/11/flotter-densite-flotabilite-femme-corps-bassin-arcachon-patrimoine-naval/

https://www.pourlascience.fr/sd/histoire-sciences/du-tabac-pour-reanimer-les-morts-15261.php

Le sauvetage en mer.

Le sauvetage en mer se développa dès le début du 19° siècle. Ainsi, des canots de sauvetage équipèrent les villes de La teste, Lège et le Cap Ferret.

Station du Cap Ferret
Station du Cap Ferret

Le départ à Boulogne

Mais cette histoire commença à Boulogne-sur-Mer qui est le berceau français des sociétés de sauvetage. En effet, la SNSM actuelle est la résultante d’un grand nombre de sociétés de sauvetage crées depuis le 18° siècle dans diverses villes de France. 

C’était l’époque de l’indifférence des” élites” et du désintérêt des pouvoirs publics. Il fallut de longues décennies pour prendre la mesure de la réalité du danger maritime.  

L’histoire commença en  août 1825, suite à un sermon prêché dans la chapelle anglaise de Boulogne sur-Mer par le révérend M.A. Edge. 

Boulogne-sur- Mer devenait alors une station balnéaire très prisée des Anglais.  Parallèlement, la mode des bains de mer était en plein développement avec de nombreuses noyades et des naufrages réguliers des pêcheurs locaux…

C’est à cette époque que l’Amphitrite, un trois-mâts anglais  fit naufrage en vue de Boulogne le 31 août 1833. 133 personnes périrent dont 108 femmes convicts accompagnées par 23 enfants.

Suite à cet épouvantable naufrage qui marqua particulièrement l’opinion publique, de nouvelles structures apparurent.

Un an plus tard, le 29 août 1826, le sous-Préfet adressa une lettre au Maire des Sables d’Olonne à propos de l’utilité de bateaux de sauvetage et des endroits où il conviendrait de fixer ces bateaux.

« Société Humaine des Naufrages de Boulogne» :

Société Humaine des Naufragés
Société Humaine des Naufragés

La « Société Humaine des Naufrages de Boulogne»  SHN, fut créée avec trois mots d’ordre: prévenir, assister, guérir. ( on utilisait le mot « société » pour signifier le sens actuel d’association) Depuis 1785, dans  les  postes de douanes, des boites fumigatoires servaient à réanimer les naufragés asphixiés. 

Dès lors,Boulogne sera la première station en France à être dotée d’un canot: “L’Amiral de Rosamel” copié sur le modèle britannique.

La même année, la Chambre de Commerce sur un même modèle créa la “Société Humaine et des Naufragés du Havre”. Elle fit construire en Angleterre un canot sur le plan de Henry Greathead, inventeur du premier canot “moderne”.

Maquette inspirée du bateau de M. Greathead, Musée national de la Marine
Maquette inspirée du bateau de M. Greathead, Musée national de la Marine

(En 1790, M. Greathead construit alors le premier bateau de sauvetage, l’Original, proche de de celui qui est représenté par cette maquette, bordée à clins mais comportant 5 bancs de nage alors que celui-ci en a 7.
Il sera imité jusqu’en 1862 avec quelques modifications.
Pointu par les bouts, il est plat au milieu et fin aux extrémités. Le fond du bateau et ses côtés sont également creux de sorte que même si la partie occupée par les rameurs était pleine, le canot flotterait toujours. A l’extérieur, une grosse défense de liège ceinture le canot sauf aux extrémités.
Le type de canot de Greathead n’a pas de caissons à air qui avaient pourtant été déjà inventés par Lukin (GB) et par de Bernières (F) au 18e siècle.)

Canot de sauvetage à Boulogne
Canot de sauvetage à Boulogne

D’autres villes littorales en France, à l’initiative des collectivités locales, vont créer des sociétés de secours ou sociétés humaines de naufrages: Dunkerque et Dieppe (1834), Calais (1835). Louis Cartier et Jean-Benjamin Morel-Agie, Président de la chambre de commerce créèrent la station de Dunkerque.

« Société Internationale des Naufrages »

Egalement, en septembre 1834, la « Société Internationale des Naufrages » vit le jour. Fondée par Callistus-Augustus de Godde de Liancourt et Hyppolyte Daniel.  Crée dans un but de « rapprocher l’humanité » elle servait à secourir et prévenir les naufragés de toutes les nations avec un conseil d’administration international.

Société Générale Internationale des Naufrages
Société Générale Internationale des Naufrages

150 postes de sauvetages existaient dans le monde dont un à La Teste en 1838 équipé d’un canot de sauvetage. Cette société disparaitra en 1841 par manque de moyens.

« Société Centrale des Naufragés »

En 1835, André-Jean Castera, administrateur de la Marine, créa la « Société Centrale des Naufragés », une société concurrente de la Société Internationale des Naufrages. Cet inventeur de génie fut à l’origine d’un système de navigation sous-marine et dès 1810 il publia un essai sur la navigation. Il inventa des modèles d’embarcations et des modèles insubmersibles pour les naufragés. Son but était de « diminuer le nombre et la gravité des accidents de mer par suite des naufrages et d’en prévenir et adoucir les catastrophes ». Le roi Louis-Philippe Ie r lui décerna en 1834 une médaille d’or pour ses travaux philanthropiques et ses moyens de secours contre les incendies et les naufrages.

Par manque de moyens, cette société fut dissoute en 1842.

« Société Centrale de Sauvetage des Naufragés »

Société Centrale de Sauvetage des Naufrages
Société Centrale de Sauvetage des Naufrages

Toutes ces tentatives de sociétés ont amené le Ministère des Travaux Publics à former une commission pour rechercher des mesures plus propres à assurer un service de sauvetage complet sur l’ensemble du littoral. La solution envisagée était de “confier la création et la direction à l’initiative d’une société privée à laquelle le concours de l’administration serait acquis”.

Ainsi, le 3 août 1864 la “Société Centrale de Sauvetage des Naufragés” est crée, et en 1865 à Compiègne. Napoléon III en approuve les statuts et la déclare d’utilité publique. Ce décret impérial créant la SCSN est sous la protection de l’impératrice Eugénie  et à l’initiative de l’amiral Rigault de Genouilly. 

SCS
SCS

En effet, ils souhaitaient la création d’un service de sauvetage en mer financé par des dons. Ils offrirent deux canots. « Othello »  fut offert par l’impératrice qui devient ainsi  « la protectrice de la SCSN». 

Maquette du premier type de canot de sauvetage à avirons choisi par la SCSN dès 1865 pour équiper ses stations photographie: Musée national Maritime de Port Louis
Maquette du premier type de canot de sauvetage à avirons choisi par la SCSN dès 1865 pour équiper ses stations photographie: Musée national Maritime de Port Louis

En 1866, la SCSN comprend 24 stations de sauvetage avec des canots à avirons et à voiles. En 1865 on pouvait en compter 75. A partir de 1866 ce sont essentiellement les chantiers “Augustin Normand” du Havre qui les construisirent en France.

Station du Cap Ferret
Station du Cap Ferret

Ainsi, les stations doivent être équipées de canots et c’est un canot anglais de 30 pieds et 10 avirons qui est choisit. 6 canots sont commandés chez Forrest & Son, le premier de série fut affecté à Saint Malo. Audierne la même année aura le n°7.

Arcachon-Journal, 26 juin 1904
Arcachon-Journal, 26 juin 1904

A Lège une station fut crée en 1867 et en raison de son emplacement elle fut fermée en 1877.

Mémorial du Matin attribué à au port d'Arcachon le 17 mai 1925
Mémorial du Matin attribué à au port d’Arcachon le 17 mai 1925
Canot de la SCS sur le Bassin d'Arcachon
Canot de la SCS sur le Bassin d’Arcachon

Le siège de la SCSN fut transféré à Boulogne en 1906.

Notons que, dès 1910 des gilets de sauvetage devenaient obligatoire sur les navires ainsi que deux bouées.

Revue Le Yacht 1910
Revue Le Yacht 1910

« Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons »

Canot de Guilvinec, Hospitaliers-Sauveteurs-Bretons
Canot de Guilvinec

Pratiquement en même temps, Henri Nadault de Buffon fit évoluer cette idée dans un projet associatif en précisant:  “Cette œuvre est à la fois une institution de sauvetage et de sauveteurs et une société de bienfaisance, de moralisation et d’encouragement au bien”.

La « Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons »  fut créée en 1873. Sa devise était: “La Mort plutôt que le Déshonneur”.

Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons
Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons 

Rapidement des postes de secours essaiment  sur tout le littoral. Un capital sympathie immédiat motiva des retraités de la Marine nationale et des locaux, à proposer bénévolement leur aide, des dons arrivèrent.

Deux techniques étaient utilisées en sauvetage. – des canots de sauvetage – -des « fusées porte-amarre » qui étaient lancées vers les bateaux en difficulté pour installer des va-et-vient. 

En 1883, 150 postes de lancement ont été installés. Ils utilisaient des canots pour le sauvetage côtier et des canots de sauvetage hauturier insubmersibles et à redressement. Ils entretenaient des rapports étroits avec la SCNS et sur les plages du littoral leur capital sympathie était grandissant.

Le 20 août 1895 l’associé fut reconnue d’utilité publique.

Les prémices de la SNSM

Ces deux associations restantes, dont les buts étaient similaires, perdurèrent jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. L’armée allemande en détruisit entre  1940 et 1944, une grande partie du matériel.

Dans les années 60, La Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons utilisaient des bateaux Arcoa.

L'entreprise Arcoa équipée par les moteurs Couach, adoptée par la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons
L’entreprise Arcoa équipée par les moteurs Couach, adoptée par la Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons

Des noms de ces vedettes restent dans les mémoires: “Notre Dame du Tregor”,” Vincent Le Noam “, “Lieutenant-Yves-Le-Saux”, toutes issues de notre fameux chantier naval Arcoa.

Vedette  Arcoa "Notre Dame de la Garde"
Vedette Arcoa “Notre Dame de la Garde”

Les CRS

A partir de 1958 les CRS sont venus prêter main forte aux Sauveteurs Hospitaliers Bretons sur les plages. Dès lors, en 1959 on compte 150 CRS-MNS. Ainsi, à chaque début d’année, les maires devaient faire connaître en préfecture les besoins de leur commune pour l’été. Restaient à la charge de la commune uniquement la nourriture et le logement des maîtres-nageurs sauveteurs.

Dès lors, la venue régulière de ces agents rassura les usagers et les élus. 

CRS-MNS
CRS-MNS

Les gendarmes

Grâce à une action des Hospitaliers, à partir du 1° juillet 1960 sur la Bassin d’Arcachon, deux gendarmes plongeurs sont arrivés pour prêter main forte.

Extrait Journal Sud Ouest
Extrait Journal Sud Ouest

Alors, durant toute l’année ils étaient à bord d’une vedette rapide Couach équipée de deux moteurs de 75CV ( lui permettant d’atteindre 50 km heure). Ils assuraient la surveillance des plages et le contrôle de la navigation. (ce que nous nommons aujourd’hui la Brigade nautique). Leur vedette nommée “Albert-Henry”, un ancien membre des Hospitaliers Sauveteurs Bretons, mort en sauvetage, était prête à tous moments à se porter au secours des navigateurs ou des baigneurs en difficulté.

La vedette "Albert-Henry" avec à son bord les gendarmes André Gilbert et Robert Cazenave
La vedette “Albert-Henry” avec à son bord les gendarmes André Gilbert et Robert Cazenave

Dorénavant, à son bord il y avait deux gendarmes de la Brigade d’Arcachon. Robert Cazenave qui faisait office de patron de la vedette et André Gilbert de second. Tous deux étaient maître-nageurs sauveteurs.

André Gilbert et Robert Cazenave
André Gilbert et Robert Cazenave

André Gilbert était aussi un homme grenouille et pilote de vedette rapide dans la gendarmerie. Robert Cazenave, ancien pilote de la vedette de la gendarmerie à la Martinique, occasionnellement pouvait lui aussi plonger.

Les gendarmes André Gilbert et Robert Cazenave.
Les gendarmes André Gilbert et Robert Cazenave.

Désormais, pendant la saison d’été, ils étaient aidés par deux autres spécialistes: les gendarmes Devert et Pineau du poste du Pilat. Dès lors, un hélicoptère “Bell” avec flotteurs était basé sur le stade municipal de La Teste. Il était prêt à toute intervention demandée par la vedette.

Mentionnons que en huit jours ils avaient déjà effectué sept interventions d’urgence.

Vedette Arcoa "Général Dailly" HSB
Vedette Arcoa “Général Dailly” HSB

« SNSM »

  Les besoins grandissant sur l’ensemble du littoral français et ne pouvant plus répondre efficacement, l’idée vint de réunir ces deux associations:  

SNS
SNS

Ainsi, « Société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons » et « Société Nationale des Sauvetages en Mer » donneront naissance à la “SNSM” en 1967.

Histoire à suivre……

https://www.facebook.com/groups/688684661289456

https://www.facebook.com/Société-Humaine-et-des-Naufrages-Station-SNSM-Boulognemer-fondée-en-1825-102082908246730/

https://www.facebook.com/LesSauveteursenMer.SNSM

https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/2021/02/01/croix-marins-cap-ferret-bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance-monument-histoire-tempete-ouragan-chalouipe-naufrage/

https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/le-sauvetage/

https://archives.sudouest.fr/search/?page=2&page_number=&publication_date_from=01/01/1944&publication_date_to=03/03/2021&query=hospitaliers%20sauveteurs%20bretons&sort=date_asc

Sources: fr.calameo.com, gallica.bnf.fr, kbcpenmarch.franceserv.com, wikipedia.org, books.openedition.org, data.bnf.fr, books.google.fr, smlh29n.fr, Journal Sud Ouest, archives familiales de Christian Gilbert