La Vague

La Vague, chantier Bonnin et Damon. Dessin de M. Fillol. Revue Le Yacht
La Vague, chantier Bonnin et Damon. Dessin de M. Fillol. Revue Le Yacht

La Vague est un cotre de 32 tx à dérive construit pour le compte de Monsieur H. Linssen, du Yacht-Club d’Anvers. Monsieur Linssen était déjà le propriétaire des yachts L’Ondine et Elo de-Juny.

Destiné à naviguer surtout en Hollande, à circuler sur les canaux et à traverser de nombreuses écluses, Monsieur Linssen souhaita un tirant d’eau très réduit. Ce cotre alliait robustesse et élégance.

C’est l’architecte naval Georges Sahuqué, qui en dessina les plans.

Georges Sahuqué, architecte naval. Photographie collection JL. Bonnin
Georges Sahuqué, architecte naval. Photographie collection JL. Bonnin

Cet homme, certes moins célèbre aujourd’hui que Joseph Guédon, est à l’origine de très nombreux plans de yachts. Il était également, l’auteur d’une fabuleuse collection de dessins qui illustraient les articles de la revue Le Yacht pendant des années.

Publicité Georges Sahuqué, revue Le Yacht
Publicité Georges Sahuqué, revue Le Yacht

Le chantier naval de Lormont Bonnin et Damon fut chargé de sa construction.

Ce yacht arriva à Anvers, son port d’attache, très tard dans la saison, à la fin septembre. Ainsi, la première année, il ne put participer aux différentes régates de la région.

C’est donc dès la saison 1894 qu’il se mesura à ses concurrents du Yacht-Club d’Anvers.

Les caractéristiques de La Vague

Ses dimensions étaient les suivantes: Longueur totale 22,5 mètres Longueur à la flottaison 16,5 mètres Largeur extrême 5,3 mètres Tirant d’eau 1,60 mètre Tonnage de course 32 tx

La Vague, plan Sahuqué
La Vague, plan Sahuqué

Les formes de La Vague rappellent, bien que plus allongées, celles de l’Etincelle, le célèbre 5 tx.

Une maîtresse section très puissante, coulée longue et très appuyée dans les hauts. L’avant est très long en forme de coin. Notons que, l’étrave est très couchée avec une absence presque totale de brion. (Le brion (ou ringeot) est la partie de la coque d’un bateau située entre l’étrave et la quille. C’est à cet endroit que se situe un éventuel bulbe d’étrave). Egalement, la quille ne forme aucune saillie; elle est représentée par une large semelle qui lui sert en même temps de carlingue. C’est là que repose le lest, composé de 25 tx de plomb.

La Vague, plans Georges Sahuqué
La Vague, plans Georges Sahuqué

Ce cotre était muni d’une dérive portant 1000 kilos de plomb à sa base, et qui était actionnée par un tambour et une vis -sans fin manœuvrée depuis le pont.

De profil, il était très fin et élégant. Grâce à ses 425 mètres carrés de voile, l’ une de ses principales qualité était sa puissance.

Les aménagements de La Vague

Le salon, très spacieux comprenait deux couchettes de 1 mètre de large , deux banquettes canapés et quatre armoires et commodes. En avant du salon sur tribord, il y avait la chambre du propriétaire avec grand lit de 1,35 mètre, deux armoires, commode ainsi qu’un cabinet de toilette avec WC.

A babord, un couloir donnait accès à une cabine confortable; un second WC, l’office. A son extrémité on trouvait un poste d’équipage excessivement spacieux, pouvant comporter cinq couchettes et la possibilité de mettre une cuisinière. Il y avait aussi des placards et une armoire pour l’équipage.

Peut-être une dernière grande croisière en 1927..

De longues années plus tard, en 1927, La Vague naviguait toujours. Afin de faciliter ses manoeuvres, il fut tranformé dans les années 20. Grée en yawl, son tirant d’eau fut porté à 2,80 mètres par l’adjonction d’une quille et on enleva la dérive.

L’ajout d’un moteur auxiliaire de 40 cv permit d’atteindre une vitesse de 6 noeuds.

La Vague, photographie revue Le Yacht
La Vague, photographie revue Le Yacht

Egalement, un ré aménagement complet permit de placer le moteur sous le cockpit. Des soutes crées sur bâbord et tribord permettaient de ranger les voiles.

La Vague, plan Sahuqué. Photographie revue Le Yacht
La Vague, plan Sahuqué. Photographie revue Le Yacht

Le 30 juillet 1927, la Revue Le Yacht, retraçait une croisière menant du Havre au vieux port de Marseille. Au total, un capitaine au long cours et quatre hommes devaient composer l’équipage. Le dernier fut malade pendant l’ensemble de la traversée et on lui confia le nettoyage du matériel du cuisine lors des rares éclaircies. Le troisième ne se présenta pas à l’embarquement. Fort heureusement, les deux autres étaient de rudes marins dieppois et ils manoeuvrèrent les 350 mètres carrés de voile sans difficultés.

La Vague, chantier Bonnin et Damon. Photographie Le Yacht
La Vague, chantier Bonnin et Damon. Photographie Le Yacht

https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/2020/12/27/le-nom-des-tempetes/

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Les prévisions météo…

Les prévisions météo…

Les prévisions météo sont multiples aujourd’hui.

De nombreuses applications gratuites nous offrent des estimations de plus en plus affinées. En y regardant de plus près, on peux choisir entre différents modes.

Ainsi, plusieurs modes sont accessibles en fonction de la précision que nous souhaitons. Ils ont donc des mailles fines ou larges.

Les prévisions météo

Les modes résultent de différents calculs se basant sur les données satellites, les relevés des stations, les observations, le relief ,des radars de précipitations, des radiosondages…

A cela vient s’ajouter

Dans un second temps, les météorologues passent à la modélisation. Ils utilisent plusieurs équations d’évolution de l’atmosphère :

  1. Équation du mouvement
  2. Équation de conservation de la masse totale
  3. Équation d’état des gaz parfaits
  4. Équation de la thermodynamique

Ainsi, des algorithmes se chargent ensuite de sortir des données de prévisions selon un maillage plus ou moins fin.

Ce maillage varie de 100km à 1km . En fonction du type de maille utilisé, on va avoir des prévisions plus ou moins fines et précises.

Pourquoi différentes mailles?

En matière de météo, le scénario parfait n’existe pas malgré tous les efforts réalisés en ce sens. 

Pour la navigation ces différentes mailles sont intéressantes en fonction du type de navigatrion que l’on souhaite réaliser. Par exemple pour une sortie à la journée, une maille très fine est idéale. Pour une sortie hauturière, ou pour une prévision de sortie pour le week-end à venir, il sera plus intéressant de regarder une maille plus large. 

Les différents modes

Le mode GFS

Modèle GFS, Météo Ciel
Modèle GFS, Météo Ciel

C’est une maille large à 22 km utilisée dans la majorité des applications météo. Une prévision à long terme pratique mais qui sera souvent décevante par manque de précision .(Global Forecast System)

Le mode WFR 

Modèle GRF, Météo Ciel
Modèle WFR, Météo Ciel

C’est une maille moyenne. Directement issu du mode GRF, il permet d’ une manière d’affiner les résultats sur environ 10 km. (Weather Research and Forecasting) 

Le mode Arpège

Modèle Arpège, Météo Ciel
Modèle Arpège, Météo Ciel

Ce modèle à maille fine, développé par  Météo France, donne des estimations sur environ 7,5 km. C’est un système idéal pour des prévisions sur 4 jours. (Action de Recherche Petite Echelle Grande Echelle) 

Le mode Arome (Applications de la Recherche à l’Opérationnel à Méso-Echelle )

Modèle Arome, Météo Ciel
Modèle Arome, Météo Ciel

C’est une maille utra-fine spécifique à Météo France. Un système de prévision extrèmement précis sur 1,3 KM.  En effet, il est excellent pour une sortie à la journée.

Rien n’est jamais donc garanti.

Ensuite, il reste aussi…..

Modèle maison....
Modèle maison….

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https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/2021/04/26/lepreuve-baleiniere-auguste-bert-bassin-arcachon-andernos-douvres/

http://www.meteofrance.fr/nous-connaitre

Source: Météo Ciel, Météo France

Une bataille de fleurs sur le bassin

Une bataille de fleurs sur le bassin

Une bataille de fleurs sur le Bassin d’Arcachon a été imaginé par la Société des Régates et de la Voile d’Arcachon. Elle l’organisa le 11 septembre 1898.

Une bataille de fleurs en 1898 à Arcachon
Une bataille de fleurs en 1898 à Arcachon

Une bataille de fleurs sur le bassin inédite en France

Cette fête originale était inédite en France.

Ce jour là, le temps était superbe et, la Société de la Voile , le Yachting Club, l’aviron Arcachonnais réunis sous le patronage du Maire d’Arcachon, Monsieur James Veyrier Montagnères, ont pus se féliciter de leur immense succès.

Ainsi, parallèlement à la plage, à marée basse, un pont monté sur des bacs de 300 mètres de long à été installé. Au centre, une jetée de 150 mètres reliait la tribune d’honneur à la terre et permettait au public de se rendre sur le pont.

Les yachts pavoisés, enguirlandés de fleurs et de feuillage, mouillaient à 60 mètres du pont environ. L’effet était féerique! Aux yachts s’étaient associés d’autres bateaux parmi les différentes sociétés nautiques.

Une bataille de fleurs sur le Bassin d'Arcachon
Une bataille de fleurs sur le Bassin d’Arcachon

Notons que, Guillaume Alaux le célèbre artiste peintre prêta main forte et décora la trirème de la S.V.A. L’Aviron Arcachonnais décora ses yoles avec goût.

Aussi, il y avait en tout, plus de 200 embarcations décorées, toutes couvertes de fleurs, portant des dames et des jeunes filles aux élégantes toilettes qui circulaient entre les tribunes et les yachts.

La bataille de fleurs très animée dura pendant plus de 4 heures. Pendant ce temps, la Linette et la Société des Voiles échangeaient 21 coups de canon et à chaque tir la foule tressautait sur le pont et la plage.

Parmi toutes les embarcations, celle du Docteur Fernand Lalesque littéralement recouverte de fleurs naturelles était une des plus admirées. Un immense cygne blanc conduit par une dame des plus élégantes émerveillait le public.

Une fête vénitienne compromise

Le soir était prévu une grande fête vénitienne, mais malheureusement, une forte brise empêcha d’illuminer les nombreux yachts.

Seul le Léon Pauilhac illuminé éclairait la plage et les embarcations voisines. Il réalisa des projections électriques sur la foule et sur la plage. Puis, o lança de nombreuses fusées du Yachting Club et des les chalets du bord de mer.

Ce fut une magnifique journée…..

Et aujourd’hui…?

Qu’ajouter? Sinon qu’a cette époque, un lien fort un issait les différentes sociétés, le mélange des “genres” ne choquait pas.

Imaginerions nous aujourd’hui les bateaux à moteurs, les voiliers modernes, les voiliers bois, les scooters des mers, les pinasses, l’aviron, les paddles tous réunis pour participer à une grande fête nautique?

Ok, je m’égare…..

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Source : Le Yacht

Avec l’aide bienveillante de Jean-Paul Deyres

L’Angelus

L’Angelus

L’Angelus est un bateau de pêche qui appartenait à Monsieur C. Cameleyre et à Monsieur Duluc.

L'Angelus bateau du Bassin d'Arcachon pour la pêche à la sardine
L’Angelus bateau du Bassin d’Arcachon pour la pêche à la sardine

Depuis les timides essais du début du siècle, grâce au travail d’Albert Couach et d’Auguste Bert, le tonnage des bateaux à moteur ne cessait d’augmenter. Et oui, le Bassin d’Arcachon était à l’avant garde de ce nouveau mode de propulsion qui allait révolutionner la navigation.

Les armateurs Cameleyre et Duluc choisirent le chantier naval de Louis Darcard de Gujan. C’est la maison Couach qui réalisa la motorisation.

Ce petit navire tenait fort bien la mer. Ses lignes harmonieuses et sa coupe élégante séduisirent la revue Le yacht, qui y consacra un article.

Notons que, l’Angelus mesurait 15.10 de longueur, 3.60 de largeur et son tirant d’eau était de 1.20 mètre.

Son moteur comme ceux de presque tous les bateaux de pêche d’Arcachon, était un moteur Couach. Couach était à cette époque leader et sa réputation incontestée.

Il s’agissait d’un 25 HP, 4 cylindres. Il permettait au bateau d’atteindre une vitesse de 8 noeuds.

Son aménagement intérieur était pratique et répondait parfaitement aux exigences de la pêche à la sardine. Le poste d’équipage était petit. A l’avant il y avait une cale pour accueillir marins et la chambre du moteur. La cale arrière contenait le matériel: rogue, filets, etc.

Le pont était très dégagé et offrait une place considérable ce qui rendait les manoeuvres faciles. L’homme à la barre avait sous la main le levier du moteur et pouvait gouverner seul ce bateau.

Ajoutons qu’une petite voilure permettait à l’Angelus de rentrer au port le plus proche en cas de panne moteur. Cette voilure était constituée par un foc, une voile au tiers et un tape-cul.

Source Le Yacht

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Ombre-Blanche et Miramar II

Ombre-Blanche et Miramar II

Ombre-Blanche et Miramar II furent deux pinasses réalisées par le chantier Bonnin. Notons qu’elles étaient construites suivant les plans établis par Joseph Guédon, architecte naval, domicilié boulevard Chanzy.

Ombre-Blanche, chantier Bonnin 1932
Ombre-Blanche, chantier Bonnin 1932

Ainsi, les pinasses du Bassin d’Arcachon représentent en 1932 environ 4000 unités. Utilisées par les pêcheurs et les ostréiculteurs, elles ravissaient les yachtmen.

Ces deux pinasses étaient des canots automobiles de luxe. Ombre -Blanche appartenait à Monsieur Zhâ de Paris et Miramar II à René Cassagne de bordeaux.

Le chantier Bonnin les construisit en acajou avec des ferrures en bronze nickelé. Leurs dimensions étaient les suivantes: Longueur 10.55 mètres Largeur hors bordé 2.31 mètres Tirant d’eau 0.68 mètre Creux 0.88 mètre

Ombre-Blanche

Un moteur Altos, 4 cylindres de 12-18 cv propulsait la première, Ombre Blanche. Il donnait aux essais avec cinq personnes à bord, 9,30 noeuds.

Monsieur Zhâ, afin de s’assurer de ses qualités nautiques, partit d’Arcachon à l’entrée de l’Odet à Bénodet. Le temps était parfois très dur et le bateau à faible vitesse s’est comporté magnifiquement, tel un bateau de sauvetage.

Ses aménagements comportaient à l’avant, sous le pontage, deux caissons-couchettes pour les hommes d’équipage. Le cockpit avant accueillait huit personnes. Un capotage fermait complètement sa baignoire.

La cabine pouvait abriter cinq personnes assises. Un cabinet de toilette et un WC à pompe venait compléter son confort. Le timonier avait sous ses yeux un compas de route et, à la portée de sa main le levier de renversement de marche et la commande des gaz.

Miramar II

Miramar II, chantier Bonnin 1932
Miramar II, chantier Bonnin 1932

La pinasse Miramar II de Monsieur Cassagne, a navigué trois mois sur le Bassin et effectua de nombreuses sorties en mer pour pêcher. Un moteur 4 cylindres Couach de 12-15 cv la propulsait.

Ombre-Blanche et Miramar II, très grandes pinasses, permettaient de multiples aménagements au gré des propriétaires et étaient exemplaires par leur stabilité.

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Source Le Yacht

La pinasse Kimata

La pinasse Kimata

La pinasse Kimata de Madame Dupuy de Paris, a été construite chez Bonnin frères, d’Arcachon, en 1931. Notons que, c’est Joseph Guédon qui en avait dessiné les plans.

La pinasse Kimata du chantier Bonnin, Arcachon
La pinasse Kimata du chantier Bonnin, Arcachon

La pinasse Kimata, sa conception

Elle était conçue sur le principe des deux angles de chaque bords et à plans droits qui caractérisaient ce modèle tout spécial et déposé.

Ses dimensions étaient: Longueur totale 13.80 mètres Longueur de flottaison 12.34 mètres Largeur extrême hors bordé 2.73 mètres Creux 1.10 mètre Tirant d’eau 0.65 mètre

Les aménagements

Ses aménagements étaient des plus confortables pour un Day boat. Ils consistaient en un poste avant pour abriter un marin, et d’un cockpit de 2.75 mètres . De plus, son tillac surélevé permettait de placer plusieurs fauteuils.

Deux marches permettaient d’accéder à la cabine d’une longueur totale de 3.50 mètres, au salon de 2.60 mètres meublé de deux larges sofas de deux mètres. Il y avait également des étagères et des caissons aménagés sous les sofas prévus pour le rangement. Une petite pièce de 0.80, communiquant avec l’arrière. Elle contenait un WC à pompe, un cabinet de toilette, à nouveaux des armoires et une penderie.

Un grand cockpit occupait l’arrière où se trouvaient des banquettes circulaires.

Aussi, les moteurs étaient installés en abord et immédiatement après la cloison du roof. La timonerie était à tribord. Le patron en manoeuvrant son gouvernail, avait sous la main la commande des deux groupes marins qui étaient deux 4 cylindres de 20 / 25 cv Baudoin. Précisons qu’une dynamo commandée par un des moteurs fournirait l’éclairage.

Les arbres d’hélice, tuyautages et accessoires étaient en bronze. Ajoutons que, la vitesse en ordre de marche était exactement de 10 noeuds.

Ainsi, la pinasse Kimata, lancée le 30 mars dernier, a navigué pendant 15 jours à l’occasion des fêtes de Pâques. Au cours de deux mois et demi de navigations régulières sur le Bassin ou de fréquentes sorties à la mer, sous le commandement du patron au bornage et capitaine de chalutiers Monsieur Ragues, elle a donné des preuves de qualités nautiques et de tenue comparables à celles d’un bateau de sauvetage.

Un nouveau modèle satisfaisant

Les chantiers Bonnin ont construit en 1928 sur ce modèle, une pinasse de 12.50 mètres pour Monsieur Gonfreville. Puis en 1930 une de 12.50 mètres pour Madame Lacroix de Bordeaux. En 1931 une autre pinasse de 12.50 mètres pour Monsieur Grima.

Enfin, toutes établies sur les plans du modèle de Joseph Guédon, se faisaient remarquer sur le Bassin d’Arcachon par leur élégance et leur tenue, donnant à tous égards pleine satisfaction à leur propriétaire.

Source Le Yacht

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Un canot de bossoir à moteur

Un canot de bossoir à moteur

Ce canot de bossoir à moteur de 4 mètres de long à été commandé par Monsieur Neideker, propriétaire de la goélette américaine Argus (ex Yveline).

Un canot de bossoir du chantier naval Bossuet
Un canot de bossoir du chantier naval Bossuet

Son choix s’est porté sur l’architecte Joseph Guédon pour le dessiner. Ce petit canot à bossoir, large et creux, ne devait pas dépasser 200 kg et devait atteindre la vitesse minima de 10 km heure avec quatre personnes à bord.

Joseph Guédon à donc réalisé les plans de ce joli canot et c’est le chantier naval Bossuet d’Arcachon qui l’a construit.

Sa coque est à clins, en acajou. Monsieur Bossuet à ainsi exécuté un véritable objet d’ébénisterie, très soigné dans tous ses détails.

En outre, le choix d’un moteur léger s’imposait. C’est donc un Acher à deux cylindres qui à été choisi. Ce moteur souple et très sur, souple et exempt de toute vibration,assurait une vitesse de 12 km heure.

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Les canots à dérive d’Arcachon

Les canots à dérive d’Arcachon étaient depuis longtemps très nombreux sur le bassin.

Les premières régates de canots à dérive

Ainsi, la Société de la Voile d’Arcachon, dès 1905, organisa des régates pour ces canots à dérive. Ils étaient classés en deux catégories d’après leur longueur totale: les 8 mètres et les 9 mètres au maximum. Leur voilure était libre et le spinnaker interdit. L’équipage était illimité, mais avec une seule personne à la barre qui devait être “amateur”.

Mab, Angelus,Bleuet, Fée aux Roses, Yokito. Photographie Léo Neveu.
Mab, Angelus,Bleuet, Fée aux Roses, Yokito. Photographie Léo Neveu.

Ainsi, ces régates ravissaient par leur spectacle régulier. Beaucoup de “yachting ladies” y participaient.

Un règlement de régate

La Société de la Voile d’Arcachon, face au succès grandissant des régates de ces canots, décida d’en établir un règlement. Notons que les clauses étaient les suivantes: “Les canots doivent être à dérive et avec un gouvernail au tableau. Ils seront grées en sloop, avec foc et grand voile. Il est interdit d’utiliser un spinnaker ou d’espérer un foc. La mâture pourra être creuse. L’équipage est limité à 4 personnes. Un amateur à la barre. Un homme salarié seul à bord.”

Les canots à dérive d'Arcachon Mab et Selika. Photographie Léo Neveu
Les canots à dérive d’Arcachon Mab et Selika. Photographie Léo Neveu.

Aux premières réunions de 1909, on voyait apparaitre 3 canots de 9 mètres: Le Bleuet de Monsieur René Loste, Angelus de Monsieur Exshaw construits tous les deux sur les plans de Joseph Guédon et Yokito de Monsieur Cloarec, construit sur ses propres plans. Notons que, Bleuet se classait facilement le meilleur.

Dans les 8 mètres, Mab de Monsieur André Balande, construit sur les plans de Joseph Guédon, gagnait tous les prix.

Dès 1910, la SVA apporta plusieurs nouvelles modifications au règlement. Par exemple, dans les canots de 8 mètres, la surface de voilure se limiterait à 60 m2, le tirant d’eau fixé à 0.50 mètre, et 4 personnes à bord.

Société de la Voile d'Arcachon
Société de la Voile d’Arcachon

Monsieur Daniel Guestier commanda le seul canot de 9 mètres à Joseph Guédon. Fée-aux-Roses, conduit par Monsieur Guestier et fils, gagnait 5 premiers prix et un second sur 7 départs donnés par la S.V.A.

Dans les 8 mètres, un nouveau canot Fantasia, de Monsieur Bickel, ne parvint à égaler Mab qui, malgré la réduction de sa voilure et de son tirant d’eau, gagnait tous les premiers prix.

Les canots à dérive d'Arcachon Angelus et Fée-aux-Roses. Photographie Léo Neveu.
Les canots à dérive d’Arcachon Angelus et Fée-aux-Roses. Photographie Léo Neveu.

Priorité aux régates..

Il faut souligner que, comme il fallait s’y attendre, la supériorité de ces nouveaux bateaux était telle, que tous les anciens canots s’abstenaient, au grand regret des amateurs de ces séries…

En effet, les anciens canots ne répondaient plus au vrai but que la Société de la Voile d’Arcachon s’était fixée. En effet, au fils du temps, ils étaient devenus de vrais yachts luxueux. Leur grand cockpit pouvait accueillir aisément 10 personnes. Tandis que, ceux de Joseph Guédon, avaient une étrave et le tableau perpendiculaires sur l’eau. Leur ligne de flottaison était un peu creuse à l’avant. Le tableau arrière émergeait d’environ 0.10 mètre.

Voici la description de Fée-aux-Roses, le canot plus rapide: Longueur totale 8.99 mètres Longueur de flottaison 8.65 mètres Largeur sur le pont 2.23 mètres Tirant d’eau 0.49 mètre

A compléter…

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Source: Le Yacht

L’horloge des marées

L’horloge des marées

L’horloge des marées a été inventée par les britanniques, il y a plus de 200 ans.

Elle montre non seulement l’état de la marée en temps réel, mais aussi la représentation visuelle de la montée / descente de l’eau à toute heure du jour et de la nuit.

L'horloge des marées ci-dessus est fabriquées en France, à Hossegor, dans les Landes.
L’horloge des marées ci-dessus est fabriquées en France, à Hossegor, dans les Landes. 

Qu’est-ce que le jour lunaire ? Il Il correspond au temps que met la lune à faire le tour de la Terre.

Mais pourquoi se base-t-on sur le jour lunaire et non le jour solaire ? Tout simplement parce que la Lune joue un rôle important dans la formation des marées. C’est principalement l’attraction de la Lune sur la Terre qui engendre des marées plus ou moins fortes. Les scientifiques ont constaté que lors d’un jour lunaire, deux marées hautes et deux marées basses se forment dans la plupart des océans. 
Soit une marée haute et une marée basse en 12h 25mn et 14 sec.

Grace à un mouvement à quartz spécifique fonctionnant grâce à une pile. L’aiguille mettra donc, 12h 25 mn et 14 sec pour faire le tour du cadran, l’intervalle moyen entre deux marées consécutives.

Les horloges à marée donnent une approximation fluctuante de la marée, pouvant présenter des écarts de plus d’une heure. Ces écarts se corrigent automatiquement au fil du temps, si le réglage initial est correctement effectué.

l’horloge des marées n’a pas la prétention d’être aussi précises qu’un calendrier des marées. Mais elle a pour but de vous donner une tendance de l’état de la marée.

Le modèle photographié est fabriqué en France à Hossegor. On peut faire ajouter soit le nom de son bateau ou de sa ville ou autre…

https://bassin-arcachon-patrimoine-naval-plaisance.fr/2021/01/04/bruno-marchais-artiste-peintre-marines-bassin-arcachon-pinasse-arcoa-bassin-arcachon/

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Le bateau parasol

Le bateau parasol

Le bateau parasol a reçu son nom de la forme de sa voile qui ressemble à s’y méprendre à un parasol japonais.

Le bateau parasol de Monsieur Pilcher. Photographie West and Son, à Gosport.
Le bateau parasol de Monsieur Pilcher. Photographie West and Son, à Gosport.

Le prototype

Cette voile et son gréement ont été imaginés vers 1897 par Monsieur Pilcher, grand spécialiste des navigations aériennes à cette époque. Ce bateau était en réalité un vieux canot de 5.15 mètres utilisé pour l’occasion.

On dit que, le jour des essais, le photographe qui suivait l’embarcation depuis un vapeur, prétendit qui filait à “10 noeuds”et que les spectateurs furent très intrigués par la vitesse à laquelle il se déplaçait.

10 noeuds????
10 noeuds????

Raisonablement, cette vitesse était certainement fausse… et oui, “e-navigation” n’existait pas encore là-bas..

Une voile en parasol

La voile elliptique se divisait en deux parties. Elle mesurait 9 mètres de longueur, 4.80 mètres de largeur pour une surface de 32 m2.

Elle était tendue et enverguée sur des rayons perpendiculaires au mât et fixés au mât par l’intermédiaire d’une articulation. Ces rayons maintenus en place par des haubans, étaient fixés à l’extrémité du rayon en deux points équidistants et situés entre le mât et cette extrémité. Les haubans situés sur un même cercle ayant le mât pour centre, se réunissaient en deux points du mât, l’un au-dessus et l’autre en dessous de la voile. De cette manière, la voile était tenue dans une position absolument fixe par rapport au mât.

C’est donc, en faisant varier la longueur des différents haubans que l’on pouvait lui donner exactement la forme de la surface souhaitée.

Aucune information existe sur la possibilité de prise de ris..

Le mât du parasol

Dans le pont était pratiquée une ouverture circulaire dont le centre se trouvait approximativement sur la verticale du centre de dérive. Un axe vertical fixé à la carlingue s’élevait en centre de cette ouverture. Sur cette axe un manchon était fixé par une tablette circulaire qui fermait l’ouverture du pont. Ce manchon tournant autour d’un axe vertical, avait à son pied un axe horizontal autour duquel oscillait le mât. Enfin, le mât traversait la table circulaire fixée autour du manchon dans une ouverture qui allait du centre au bord.

Alors, il pouvait prendre toutes les inclinaisons depuis la position verticale jusqu’a toucher le bord de l’échancrure du pont.

Ainsi, en en changeant l’azimut et l’inclinaison, on donnait à la voile les orientations qui correspondaient aux différentes allures et même, à la rigueur, diminuer l’emprise au vent.

En outre, pour virer de bord il était nécessaire de passer le mât d’un bord à l’autre symétriquement.

Le bateau parasol en navigation

Le journaliste de la revue Le Yacht, afin d’expliquer cet avantage offrait les quatre croquis suivants:

Figure 1 et 2
Figure 1 et 2

Avant tout, les figures 1 et 2 représentaient la projection horizontale et la projection sur le plan vertical transversal d’un bateau naviguant au plus près à la bande et voilé d’une brigantine.

Figure 3 et 4

Les figures 3 et 4 représentaient les mêmes projections, dans le cas où le bateau était muni d’une voile parasol de même surface et inclinée du même angle.

Ainsi les voiles ordinaires étaient inclinées du coté du vent sous le vent et les voiles parasol du coté du vent.

Un bateau parasol unique au monde?

Le Jouët 680 d'Edgar Daguier passant vers La Chapelle algérienne.
Le Jouët 680 d’Edgar Daguier passant vers La Chapelle algérienne.

Pour conclure, sur le Bassin d’Arcachon j’ai déjà croisé une embarcation légèrement ressemblante….

Edgar, avec une telle installation sur votre joli Jouët 680, peut-être que dans 120 ans un article vous sera consacré…!

Source: Le Yacht

Avec l’aide bienveillante de Jean-Paul Deyres.

Le Jouët 680 est celui d’Edgar Daguier.

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